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Bulle de mots le blog de bibun

Comment fait-on pour exister ?

30 Novembre 2010, 17:38pm

Publié par bibun

Il y eut cet été, cette incroyable sensation de commencer à exister, mais ce n'était qu'un pâle reflet, parce que ce fut le dernier.

Il y eut cette impression que les brumes commençaient à se dissiper, illusion caniculaire de l'été, croyance désespérée.

Il y eut ces réponses de santé qui donnaient aux lendemains l'envie d'espérer, toutes ces promesses auxquelles je croyais.

Il y eut ces pièces de ce puzzle qui me manquaient, un tableau d'une autre réalité où tout s'est trop vite emballé, impensable à observer.

Est-ce que c'était de la naïveté, de l'incrédulité ou simplement de la stupidité ? Ces questions faut-il seulement se les poser.

Le recul permet de pouvoir comprendre ce qui semblait vouloir rester prisonnier ou caché, des vérités qui peuvent parfois aveugler ou effrayer.

Il y eut cet été, cette incroyable sensation de commencer à exister, mais ce n'était qu'un pâle reflet, parce que ce fut le dernier.

Il y a cette famille que je pensais posséder, tous ces animaux que j'ai tant aimé chacun avec leur particularité, impossible à oublier.

Pourtant il y a cet atroce sentiment de culpabilité, déchirement que les mots n'arriveraient même pas à exprimer par ce vide qui est laissé.

On peut mettre des années à changer, à s'améliorer, à aimer... pourtant quelques jours peuvent suffire pour tout effacer.

Une ardoise trop lourde à payer, un constat trop lourd à porter, une tempête à laquelle on ne sait pas donner le temps de s'y préparer.

Il y eut ce sommeil artificiel où l'esprit pouvait s'y abandonner, la promesse d'arriver à tout faire oublier, des vérités trop dures à affronter.

Il y eut cet été, cette incroyable sensation de commencer à exister, mais ce n'était qu'un pâle reflet, parce que ce fut le dernier.

Echo d'un orage qui commence à gronder, ces éclairs qui viennent tout foudroyer et l'averse qui se met à tomber pour noyer les stigmates laissés.

Il y eut cet été, le dernier par tant de souvenirs qu'il va falloir conserver et qui pourtant a tout vu se déposséder... sauf les regrets.

L'été s'est aujourd'hui volatilisé, qu'il me faudra un jour trier... mais une seule question de ce dernier été continue à me hanter...

Comment fait-on pour exister après l'été ?

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Avant l'hiver

30 Novembre 2010, 17:34pm

Publié par bibun

Raconte moi des histoires extraordinaires avant l'hiver, quand la chaleur de l'enfer viendra priver mes poumons d'air. Des prières n'en avoir que faire, prolonger juste hier et profiter de ces nuits au ciel clair afin que puisse s'exprimer l'imaginaire. Il reste tant à faire, qu'aujourd'hui soit comme hier sans penser à l'hiver. Quand la fatigue aura raison de mes paupières avoir une présence de toi dans mes chimères.

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Les miroirs brisés

30 Novembre 2010, 17:31pm

Publié par bibun

Derrière les miroirs brisés, à même le sol observer chacun de ses bouts éparpillés, où il subsistera encore tant de reflets, seulement faut-il avoir le courage de s'en approcher pour les regarder. Toutes ces parts de soi qui continuent à miroiter, prendre le temps de les rassembler et se rappeler que chacun de ces souvenirs ébréchés ont existé. Rien ne sera oublié, seulement choisir ceux que l'on souhaite préserver.

Miroir-Casse.jpg

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Comprendre, qui le pourrait ?

14 Novembre 2010, 08:54am

Publié par bibun

Il y avait ces mots que je savais manier, que je pouvais façonner ou encore imager, pourtant après les avoir aperçu si longtemps virevolter, j'ai pu aussi les voir tomber et se briser.

Il y a toutes ces questions qui ne cessent de me posséder, que je peux entendre violemment raisonner, sans qu'aucune explication n'ait pu être donnée et comprendre comment je le pourrais.

Il y a cette colère que je n'ai pas voulu explorer, juste senti le monde se dérober sous mes pieds, parce qu'au jeu du poker menteur je n'ai jamais su y jouer, bien trop compliqué.

Aujourd'hui est entièrement dévasté, des ruines que le vent va finir par balayer et demain si je devais seulement y penser, que va-t-il bien pouvoir rester, peut-être seulement une terre stérile où plus rien ne va pouvoir pousser.

Y a-t-il sur ce visage qui devrait être caché de la honte ou bien une once de regret sur toutes les blessures que tu as su infliger et tous les dommages collatéraux qui ont pu se gangréner ? Mais ça je ne le verrai jamais.

Il y a toutes ces larmes que je ne sais pas verser, toute cette peine qui n'arrive pas à s'exprimer, pourtant des tempêtes j'en ai bravé, mais l'usure finit toujours un jour sur toute chose par l'emporter.

Plus d'une fois j'ai vu l'eau monter, me traîner loin des rivages ensoleillés, parfois même me projeter contre des récifs aiguisés. Toutefois dans cette obscurité, il y eut ce phare qui me rappelait et de sa douce lumière était là pour me réchauffer.

Il y a encore peu le courant m'a de nouveau emporté, plus le courage d'écoper en laissant la lame de fond tout inonder, mais de toute façon il ne restait plus grand chose à sauvegarder, tout ce qui avait de la valeur était déjà parti en fumé.

Il y a ce phare qui m'a de nouveau ramené, où les battements ne se sont pas assez espacés, où l'air n'a pas suffisamment manqué et pourtant j'en éprouve encore le regret... Comprendre qui le pourrait ?

Comprendre qui le pourrait ?
Me comprendre qui le pourrait ?
Te comprendre, faudrait-il que tu puisses encore le mériter. Impossible pour moi de te l'accorder.

Regarder seulement l'eau monter, la tête inclinée, où l'envie et le courage s'y sont déjà noyés, mais comprendre qui le pourrait.

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Et après

8 Novembre 2010, 06:38am

Publié par bibun

A présent il y a cet après, où les mots peinent à se trouver et à se déposer sur des pages blanches sinistrées, que la tempête a laissé.


Reviendra-t-elle c'est la seule question qui peut encore se poser ou juste une accalmie le temps de se préparer, mais reste-t-il encore quelque chose à protéger.


Il y a cet après où l'inspiration semble-t-il a également été emportée, vers cet ailleurs où elle s'est égarée et la force de la chercher vient toujours manquer.


Il y a ces pages blanches sur lesquelles plus rien n'arrive à se composer, ces émotions que j'aimais faire transpirer, juste que pour les yeux puissent les apprécier et qu'une chaleur qu'il pouvait parfois manquer, réussisse à réchauffer lorsque l'obscurité pouvait tomber.


Il y a cette impression que les mots s'en sont allés, cette clarté que je savais distinguer, des couleurs particulières qu'ils pouvaient posséder, des parfums d'imaginaire qui parvenaient à se dégager.
A présent il y a cet après, poète je l'ai été, de ces pages blanches une simple réponse laissée, qu'il est peut-être seulement temps de passer le relais.


A présent il y a cet après, je ne sais pas encore ce que je deviendrais, ce vent qu'il me faudra écouter et peut-être entendre ces rugissements de ces lions du passé, me murmurer là il me faudra retourner, à l'endroit où tout fut égaré et que l'après puisse à nouveau exister.

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