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Bulle de mots le blog de bibun

25 janvier 2010 22h53

25 Janvier 2011, 07:15am

Publié par bibun

Un an s'est écoulé depuis que nos pas ont cessé de s'accompagner et pourtant c'est comme si pour moi le temps s'était figé

 

Triste anniversaire que le coeur ne saurait oublier, mais il me reste des mots pour continuer à te faire exister

 

Très souvent un souvenir est là pour me rappeler à quel point ton absence peut me cruellement me manquer

 

Cette nuit le sommeil s'est volatilisé par une mémoire que je sais pas maîtriser et qui sait parfois si bien me malmener

 

L'écho de ton souffle haletant, ces deux longues minutes plombées avant que tu ne puisses plus respirer

 

La raideur de ton petit corps qui s'est installée, désespoir de comprendre que jamais plus tu ne te réveillerais

 

Pourtant ce que j'ai envie de me rappeler, l'ami que tu étais, mon fidèle opposé de pouvoir exprimer ce que je n'ai jamais su porter

 

La seule chose qui puisse me réconforter, c'est que tout ce qu'il s'est passé après t'a pu t'être épargné

 

Quand le monde s'est effondré, quand le foyer s'est vu incendié et que tout ce que l'on pensait posséder s'est embrasé

 

Je n'aurais pas pu supporter à cet autre abandon qu'il m'aurait encore une nouvelle fois dû mettre imposé

 

Aujourd'hui il y a encore tant de regrets, de ne plus voir ta frimousse de côté comme pour toujours témoigner ce qu'il pouvait manquer

 

Mais surtout ta présence qui savait si bien réchauffer même les plus lourdes peines à supporter et qu'il n'y aura plus de toi à mes côtés

 

Merci de ton amitié à ces larmes qui n'ont jamais été versées, toi qui avait toujours un regard posé qui ne s'est jamais détourné

 

Cette pensée est tienne... mais je souhaiterai tant que tu puisses être encore à mes côtés, une caresse que même les mots ne sauraient donner.

 

Tu ne sauras jamais à quel point tu peux me manquer, à ce grand vide laissé, où toutes les routes se sont séparées, où chacun s'est retrouvé abandonné.

Sensass 1 (1)

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L'alcool tue... toujours

8 Janvier 2011, 20:31pm

Publié par bibun

Un verre pour s'amuser, un verre pour fêter, un verre pour se lâcher... un dernier verre pour se surestimer et ne plus les compter.

Un verre qui fait tout oublier, qui fait perdre toute lucidité, puis faire comme si de rien était et croire que l'on puisse tout assumer.

Chemin du retour que l'on se croit capable d'affronter, faire la tournée des âmes égarées que l'on proposera de raccompagner.

A vive allure avec le sentiment d'invulnérabilité, que tout pourra se contrôler, l'habitude que jamais rien ne se soit passé, mais une réalité galvaudée.

Il faudra lui dire au pauvre type sur la chaussée, que c'était juste pour délirer, juste une petite soirée bien arrosée dans laquelle il s'est vu convié.

Il faudra leur dire aux passagers, ceux dont les membres sont disloqués, ceux dont le souffle s'est arrêté, ceux qui verront leur vie briser, que la fête est terminée.

Il faudra annoncer aux familles que leur gosse ne vont jamais rentrés, mettre en terre un accidenté qui n'avait rien demandé, des visages endeuillé qui auraient pu être évités...

Si seulement on avait respecté de laisser ses clés pour se faire raccompagner, alors tout le monde aurait pu rentrer.

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Il était une fois...

8 Janvier 2011, 20:20pm

Publié par bibun

Il était une fois dans le monde de l'intérieur, pas si différent en substance de celui-ci, mais dans lequel le temps n'y a pas d'emprise, où le silence jadis s'est imposé, parce que ce monde de l'intérieur s'est entièrement dépeuplé. 

Une seule âme a subsisté après que la grande averse soit tombée en ayant tout emporté, un homme qui n'a rien oublié, qui sait ce qu'il est, qui a assisté à la dernière parole prononcé, avant que le voile du silence s'épaississe et finisse par s'imposer, comme trop de poussière qui viendrait peu à peu l'enterrer. Un âge serait difficile à lui attribuer, parce que le temps tel que l'on a pu le connaître a changé, secondes, minutes et heures ont cessé d'exister depuis que le silence l'a emporté. 

Pourtant ce qui a fini par ne plus se prononcer, n'a pas vraiment cessé d'exister, en silence chaque mot peut continuer à être observé. Dans ce monde sinistré, de ce temps oublié, le dernier des paroliers a continué a parlé, au travers de mots qu'il a appris à imager, puis façonner pour donner à ces mêmes mots encore des raisons d'exister. A force de les choyer, de leur redonner cette consistance égarée, l'essence même des mots pour lequel ils ont été créés... pouvoir les partager, les diffuser, les composer, les chanter pour ne pas que le silence continue a tout dévaster.

Les mots sont nés de nos histoires, de toute chose, de tout évènement, de toute croyance, d'ignorance, d'espérance ou encore de circonstance, de ce que l'on a pu vivre ou même voir. Si tu avais l'occasion de pouvoir observer les mots Aimer ou Emotivité flotter, de pouvoir toucher l'immatérialité, tous ces battements de coeur concrets, mais que l'on ne peut pas toucher. 

Alors si cette réalité pouvait t'être donné, apporter une forme et une vie insoupçonnée à ce qu'il peut être prononcé, tout prendrait une dimension bien différente et il serait bien compréhensible que certain mots même s'ils peuvent exister, ne soient jamais divulgués ou plutôt façonnés par un sculpteur de mots.

Si un jour tu étais amené à croiser cet homme dans sa bulle en verre, ici ou ailleurs... approche-toi simplement de la paroi pour y regarder de plus près, ce que dans son univers il peut bien flotter. Ca sera aussi l'occasion de lui demander s'il vit heureux... juste pour mettre une finalité à cette histoire qui est contée.

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Il n'y a rien à fêter

8 Janvier 2011, 20:16pm

Publié par bibun

Cette année il n'y aura pas de sapin décoré ou de guirlandes illuminées, parce que rien ne peut donner d'attrait à un arbre calciné.

Pas de surprises, de cadeaux à déballer, pas ces présences auxquelles j'étais habitué, juste une odeur de brûlé.

Seulement le souvenir de ces huit dernières années, mais quelle en était la réalité, difficile à présent de savoir le faux du vrai.

Comme seul décor, tant de miroirs qui masquaient bien des vérités, mais aujourd'hui brisés j'ai pu voir l'obscurité qu'ils dissimulaient.

Le sombre n'est pas abstrait, là où les ombres ont trouvé leur refuge d'éternité et veulent t'y voir rester par des promesses de volupté.

Dans cet endroit où toute émotivité à cesser d'exister, où ne subsiste que des hurlements qui continuent à ricocher et à raisonner.

Pour seule chaleur, le ruissellement sur les murs du sang fraîchement coulé des sacrifiés, ceux qui ne pourront plus jamais voir la clarté.

De ces ténèbres où j'ai arrêter de marcher, parce que mêmes les promesses d'oubli étaient mensongers, l'esprit continue à être hanté.

Pourtant une seule chose n'a pas été subtilisée, ces milliers de morceaux de miroirs éclatés sur le sol qui sont restés jonchés.

A y regarder de plus près, y voir un semblant de reflet, celle d'un fantôme poète pour qui les mots ont toujours été choyés.


Derrière chacun de ces millier d'éclats éparpillés, des sentiments qui n'ont pas été incinérés et ces visages d'amitié que je n'ai pas oublié.

Cette année il n'y aura pas de sapin décoré ou de guirlandes illuminées, parce que rien ne peut donner d'attrait à un arbre calciné.

Pas de surprises, de cadeaux à déballer, pas ces présences auxquelles j'étais habitué, juste une odeur de brûlé.

De ce passé que je ne pourrais jamais gommer, ces huit années que le temps finira par espacer, arriver juste à en faire la paix.

De s'apitoyer ne changera rien à sa destinée, juste faire face à l'adversité, retrouver les forces qui m'ont ces derniers temps tant manqués.

Juste l'envie d'avoir une délicate pensée à chacun de ces animaux qui ont su m'accompagner et me combler du bonheur qu'ils savaient si bien donner.

Juste l'envie d'avoir une chaleureuse pensée à chacun de ces amis qui se sont manifestés, de leurs mots laissés et y sceller de la réciprocité.

Alors nul besoin de présents pour apporter de la gaîté, car l'essentiel c'est d'être dans les regards des personnes appréciées, de pouvoir simplement exister.

snowflakes

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