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Bulle de mots le blog de bibun

Du vent dans mes poumons

20 Mai 2013, 13:57pm

Publié par bibun

Le jour où je m'en fus allé
Ne prendre qu'un bagage léger
Trop de choses avec lesquelles s'encombrer
Une toute dernière fois se retourner
Immortaliser ces visages abandonnés
Ces regrets qui ne cesseront jamais
Au moment d'un choix de destinées
Liens que le temps finira par sacrifier

Que souffle ce petit vent dans mes poumons
Timide brise qui m'entraîne vers un autre horizon
Construire ailleurs cette nouvelle maison
Pour ne plus se laisser bercer d'illusions

S'abandonner au seul guide de sa propre foi
N'avoir jamais été aussi convaincu de soi
Malgré la confiance qu'il peut manquer parfois
Mais lorsque le toi et le moi va bien au-delà
L'importance que je prends d'être dans tes bras
S'inspirent ces mots qui se prononcent tout bas
Découvrir à quel point l'amour peut être si délicat
Laisser la nuit nous envelopper par ce même drap

S'est essoufflé ce petit vent dans mes poumons
Tombe la brise peignant cette brume à l'horizon
Tandis qu'ailleurs se démolit son ancienne maison
Écouter ce chant sourd me bercer d'autres illusions

Le jour où chacun s'en est allé
Ne garder que les bagages légers
Trop de choses à se désencombrer
Une toute dernière fois se retourner
Immortaliser ce visage abandonné au passé
Des regrets ne cesseront jamais d'exister
Au moment d'un autre choix de destinée
Liens que le temps finira par sacrifier

 

cloud.jpg

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Ces voyages inachevés

5 Mai 2013, 14:33pm

Publié par bibun

Être perçu des autres comme l'étranger
Se cacher derrière une nouvelle identité
Sous la main des bagages toujours prêts
Du peu que l'on puisse encore posséder
Dormir seulement d'un sommeil léger
Itinérance d'un voyage à jamais inachevé

N'être plus que l'exilé
Devenu l'homme sans passé
Un seul fardeau à porter
Le poids de ses regrets
Ne plus pouvoir rentrer
Vivre dans la clandestinité

Oublier sa langue de naissance
Toutes ses anciennes croyances
Effacer ce qui fut son existence
Se prémunir des mauvaises influences
Conserver ses mots de souffrance
Préférant l'errance à la démence

N'être plus que l'exilé
Devenu l'homme sans passé
Un seul fardeau à porter
Le poids de ses regrets
Ne plus pouvoir rentrer
Vivre dans la clandestinité

De ses terres reste un vague souvenir
Où il n'est plus possible d'y revenir
Endroit que l'on a simplement dû fuir
A tort ou a raison, trop tôt pour le dire
Quand les seules pensées nous font dépérir
Faire de la culpabilité son seul repentir

N'être plus que l'exilé
Devenu l'homme sans passé
Un seul fardeau à porter
Le poids de ses regrets
Ne plus pouvoir rentrer
Vivre dans la clandestinité

Combien faudra-t-il de lendemains
Pouvoir encore rebrousser chemin
Influencer la route de son destin
Peut-on cesser d'être un clandestin
S'évertuer à rester un homme de bien
Sans jamais avoir du sang sur les mains

Après tout ce temps, qui sera encore là à m'attendre
Après tout ce temps, qui sera encore là pour l'entendre
Après tout ce temps, qui sera encore là pour le comprendre

 

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Amour... et fin

5 Mai 2013, 14:30pm

Publié par bibun

Courir après le temps perdu
S'égarer en territoire défendu
Devoir se montrer totalement dévêtu
Le seul apanage des êtres déchus

Même les histoires d'amour se meurent
Le prix tragique de chacune de nos erreurs
Où il n'existe aucun baume pour cette douleur
Vivre avec cette flèche décochée en plein coeur

Des mots murmurés inspirés uniquement par la joie
Quand les verbes se conjuguaient entre toi et moi
Se souvenir simplement de cette histoire là
Celle devenue à présent une si lointaine fois

Même les histoires d'amour se meurent
Le prix tragique de chacune de nos erreurs
Où il n'existe aucun baume pour cette douleur
Vivre avec cette seule souffrance de ce crève coeur

Devoir se confronter à ce bien vieux rituel
Se poser les éternelles questions existentielles
Qui ne posséderont que des réponses sacrificielles
Car le singulier a endeuillé l'essence du pluriel

Même les histoires d'amour se meurent
Le prix tragique de chacune de nos erreurs
Où il n'existe aucun baume pour cette douleur
Vivre avec cette flèche décochée en plein coeur

Avoir connaissance de ce qui pouvait valoir de l'or
Prendre irrémédiablement conscience de sa petite mort
Ensevelis par tous les gravas de chacun de ses torts
Avec sa part d'ombre comme dernier linceul de ses remords

Même les histoires d'amour se meurent
Le prix tragique de chacune de nos erreurs
Où il n'existe aucun baume pour cette douleur
Vivre avec cette seule souffrance de ce crève coeur

 

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