Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Bulle de mots le blog de bibun

Entre sourires et regrets

19 Février 2014, 11:15am

Publié par bibun

Il y a des sentiments qu'on aimerait encore pouvoir partager
Or, il peut manquer ces êtres qui possèdent cette particularité
De comprendre les émotions sans avoir besoin de les prononcer
Nul besoin de mots formulés pour s'en sentir soi-même bouleversé
Impossible de s'empêcher de regarder cette place vide laissée
Réveillant d'innombrables souvenirs où se mêlent sourires et regrets
Pour quoi nos proches un jour s'en vont
Où il n'y a pas toujours d'explications
Chercher à en comprendre les décisions
Mais il manque toutes ces discussions
N'avoir pas trouvé les argumentations
Ne reste qu'un sentiment d'oppression
Veiller lorsque vient le soleil couchant
Quand s'endort le monde bruyant
Propice à tous ces souvenirs dormant
Les yeux s'égarent vers les astres brillants
Chercher désespérément ses souhaits d'antan
Ceux que l'on a pu confier au souffle du vent
Adoucir par de larges sourires son agonisante douleur
Le faire comme si, qu'on apprend à réciter par coeur
Se masquer de ces esprits qui se veulent moqueurs
Pouvant si bien s'abreuver à la source du malheur
S'éloigner loin des grognements des dévoreurs
Ces prédateurs qui se pensent grands seigneurs
Son petit monde peut soudainement se dépeupler
Quand tour à tour voir ses plus intimes s'éloigner
Sans s'apercevoir que l'on peut être le dernier à rester
Même les lieux de souvenirs n'ont plus le pouvoir de consoler
L'absence sait donner au temps une perception d'éternité
Avec des pensées où se mêlent tant de sourires et de regrets
Regarder ces maigres bagages posés à ses pieds
Faut-il seulement partir ou bien rester ?
Quel est l'endroit où l'on pourra se retrouver
Emmène-moi pour ne plus être ce triste dernier
Même si ailleurs il y aura toujours sourires et regrets
Mais ne plus être le gardien des souvenirs abandonnés
Entre sourires et regrets

Voir les commentaires

Les plaines d'herbes bleues

12 Février 2014, 10:01am

Publié par bibun

Un seul être vous manque et tout semble dépeuplé, triste réalité. Il y a des dictons que seul l'âge peut nous faire comprendre, pour cela, il suffit d'avoir entassé suffisamment de souvenirs. Pourtant le temps ne s'arrête pas pour autant, les aiguilles continuent inlassablement de tourner et les grains du sablier n'ont pas cessé ni ne cesseront de tomber.


Parfois on peut ressentir tellement de mélancolie, que l'on peut préférer rester en retrait, se dire que ça ira mieux quand ce que l'on peut chèrement souhaiter finira par se réaliser. Or, la vie ne se pliera jamais à nos quatre volontés, apprendre à nous satisfaire du bon, mais également du mauvais. Nous faire prendre conscience de la légitimité des mots, comme apprécier ou posséder. L'argent ou la course à la popularité peut donner cette impression de tout maîtriser, le sentiment d'arrogance ou de supériorité. Il est sûrement bon de toujours se demander que sans tous ces artifices, y aurait-il toujours cette même clameur de la part de ces "gens".


Il est possible de se noyer dans ses propres larmes, un courant trop fort qui chaque jour peut nous pousser un peu plus à s'éloigner, jusqu'à devenir imperméable à toutes les attentions qui peuvent nous êtres témoignées, juste parce qu'il nous manque celles que l'on aurait tant désirées.


Un jour quelqu'un m'a dit que l'herbe pouvait être bleue et cela m'a fait sourire. Pour quelle raison ne le serait-elle pas, posséder ce petit brin d'imaginaire. Alors il se peut qu'à un moment donné de sa vie, on comprenne et l'on puisse voir à son tour à quoi ressemble cette herbe bleue. Il est possible de croire que l'herbe bleue est plus chatoyante ailleurs, alors il suffit peut-être de s'éloigner, traverser son propre désert pour se rendre compte de ce qu'il peut manquer. Le chagrin a cette facilité de parvenir à peindre de sombre toute chose sur lesquelles les yeux peuvent se poser et les enlaidir. Pourtant rien a changé, on ne sait seulement plus voir, peut-être d'avoir cru à tort que tout ce qui vit peut se posséder.


On peut avoir le sentiment de marcher le long de décors complètement dévastés, car le sombre a su nous étourdir, mettant l'accent sur ce qu'il peut nous manquer et occulter tout le reste. Pourtant rien n'a vraiment changé, un monde dévasté peut cacher une terre encore fertile. Peut-être que d'attendre de voir apparaître les premières pousses de cette herbe bleue, attisera une fois encore l'imaginaire pour donner l'envie de tout rebâtir. Chacun à un moment donné doit traverser son propre désert, se rendre compte que derrière ce qu'il peut cruellement nous manquer, prendre suffisamment de hauteur pour apercevoir celles et ceux qui sont restés, parce que nos pas dans ce désert nous a beaucoup trop éloignés.


Il y a peut-être une raison derrière les mots noircis ou de garder une part d'ombre, peut-être être ce bonhomme sombre visible à l'horizon, le point cardinal pour guider le chemin du retour.


Il est possible de se faire pardonner ses silences, quand il y a cette volonté de les expliquer et de chercher à s'en amender.


Même si parfois on peut avoir le sentiment de s'être trop longtemps éloigné, que l'on ne sait pas toujours comment revenir ou se manifester. Les choses auront forcément changé, mais qui n'essaie pas ne le saura jamais. Et même si le peu il doit rester, il n'y aura personne à blâmer. Il faudra composer avec les regrets, mais la vie est aussi ainsi faite. Ce n'est pas la quantité qui fait la richesse, c'est la qualité qu'il nous sera donné de pouvoir réaliser. Et s'il était l'heure de rentrer ?


Peu importe la couleur que tu souhaites donner à l'herbe, elle peut s'illuminer de mille et une manières. As-tu envie de voir aussi ces plaines d'herbes bleues ou d'une autre couleur, agitées par le vent, dessinant par métaphores nos anciens sentiments.

Les plaines d'herbes bleues

Voir les commentaires

Ces mots à respecter

11 Février 2014, 22:17pm

Publié par bibun

Il existe bel et bien des hommes de l'ombre
Sans que l'obscurité ne leur ait rendu l'âme sombre
Ils connaissent surtout le sens de la loyauté
Pour qui les promesses renferment u
ne sacralité
Les mots ne doivent jamais se prononcer avec légèreté
Seulement l'être par les émotions qui leurs sont insufflés
Chacun d'entre eux possèdent une âme qui doit être protégée
Un bon sens afin que la vie n'en soit pas un jo
ur défigurée
Le monde renferme une large palette de couleurs
Des nuances qui ne se distinguent qu'avec le coeur
Et qui ne peut être aperçu nulle part ailleurs
Seulement si l'on en connaît sa véri
table valeur
Les histoires naissent parfois de petits riens
Au bon moment lors de la croisée des chemins
Des routes qui se perdent jusqu'au lointain
Alors, peut-être en remerci
er le destin
Il y a des bonheurs qui ne peuvent se vivre qu'une fois
Laisser toutes ses pensées vagabonder de ci de là
Puis viendra l'heure où il faudra faire un choix
En conscience, devoir le regretter un
jour ou pas
Il est des mots qui ne devront jamais être prononcés
S'il n'y a pas le souffle pour qu'ils puissent s'élever
Parce que les sentiments doivent à tout prix se respecter
Sinon, plus amères encore en seront les la
rmes versées
Ces mots à respecter

Voir les commentaires

Rugissement de constellation

3 Février 2014, 05:39am

Publié par bibun

L'envie d'ailleurs peut devenir crucial
Quand se sont tus le chant des cigales
Ressentir au fond de soi comme un vide abyssal
Ce quelque chose qui nous semble vital
Il reste à déployer et hisser la grand-voile
S'éloigner, poussé par un vent glacial

Se perdre au milieu de l'océan
Se laisser porter par le courant
Observer bien des soleils couchant
Chercher encore cet horizon exaltant
Ressusciter des sentiments mourant
Se sentir une nouvelle fois vivant

Seul à bord de cette petite embarcation
Voguant au gré du temps sans destination
Donnant au destin le soin de prendre la décision
Les soirs de ciel clair, tomber en admiration
Lorsque s'illuminent nos constellations
Lointain écho d'un rugissement de lion

Chercher du regard tout autour ce qui s'espère
Un nouveau rivage pour mettre pieds à terre
Y aura t'il encore à attendre, ces êtres chers
L'improbable n'est pas forcément une chimère
Parce que c'est dans ce qui est le plus ordinaire
Que réside l'essence même de l'extraordinaire

Rugissement de constellation

Voir les commentaires