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Bulle de mots le blog de bibun

Croire en toi

30 Juin 2014, 19:47pm

Publié par bibun

Il est possible un jour d'aller à contre courant
Faire des choix qui peuvent sembler extravagants
Où il n'y aura pas forcément que des encouragements
Des mots jetés qui parviennent à être blessants
Dans son baluchon ne prendre que les meilleurs sentiments
Finiront par se déshydrater chacun des médisants

Pieds nus de nouveau juste ici bas
Revêtir ses guenilles d'autrefois
Revoir les empreintes de ses anciens pas
Mémoire qui, jamais ne les oublia
Il y a ce plus important, rappelle le toi
La plus belle chose qui soit, croire en toi

Seules les montagnes ne peuvent se rencontrer
C'est du moins ce que la légende raconterait
Peut-être qu'il ne faut pas se limiter
Donner aux proverbes une contre vérité
Ces convictions qui viennent nous transporter
Que rien ne puisse parvenir à faire plier

Pieds nus de nouveau juste ici bas
Revêtir ses guenilles d'autrefois
Revoir les empreintes de ses anciens pas
Mémoire qui, jamais ne les oublia
Il y a ce plus important, rappelle le toi
La plus belle chose qui soit, croire en toi

Il existera toujours des gens qui voudront te voir échouer
Attendre à ce précieux jour, où tu accepteras de renoncer
C'est le propre des hommes possédant des rêves brisés
Souvent, cette médiocrité qui donne l'envie de persévérer
Juste l'élan qui pouvait manquer pour en gravir le sommet
Sourire alors à ces gens qui ne le comprendront jamais

Pieds nus encore et toujours ici bas
Conserver ses guenilles d'autrefois
Laisser les empreintes de ses nouveaux pas
Mémoire des lendemains qui jamais n'oubliera
Il y a ce plus important, rappelle le toi
La plus belle chose qui soit, croire en toi

Croire en toi

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L'enfant lumière

20 Juin 2014, 07:17am

Publié par bibun

Il y a de ça fort longtemps, dans une contrée dont le nom s'oublia dans le temps, vivait une âme égarée dans la plus haute tour jamais érigée, où sa cime tutoyait les cieux. A flanc de vallée, elle surplombait un royaume dévoué à leur sombre suzeraine. Elle imposa son règne sur la jalousie et la convoitise en possédant chaque biens précieux de ses sujets, le moindre présent, sourire, les émotions de tout ce qui put se partager. Vouloir posséder tout ce qui peut rendre la vie des autres vivante, palpitante ou exaltante, occultant ses pensées méprisantes et se convaincre qu'elles en soient méritantes. Pas une journée ne s'évanouissait sans que cette âme envieuse vint s'asseoir à la plus haute terrasse de sa tour glorieuse, admirer en contrebas sa cour, afin de vampiriser tout l'amour exposé au grand jour. A chaque jour un froid pénétrant prenait possession du royaume, tapissant de glace chaque ruelle, chaque chaumière et leur enlevant au fil du temps, toute joie de vivre. Pourtant ce qui aurait dû se pérenniser, ces têtes qui devinrent rester couronner, les aléas peuvent parfois nous faire abdiquer, devant ce que que nous aurions jamais pu imaginer.

Au coeur de ce royaume en pleine léthargie, où les vies étaient perpétuellement dépossédées de ce qu'elles pouvaient s'offrir de meilleur, naquit l'enfant lumière. Arborant sans cesse des sourires tellement chaleureux, entouré d'une aura si intense qu'elle parvenait à faire fondre les glaces les plus épaisses et raviver toutes les couleurs d'antan. La suzeraine voulut à tout prix posséder cette lumière qui dansait chaque jour sous les fenêtres de sa tour, mais c'était quelque chose d'immatériel qu'elle ne pouvait ni saisir ni toucher. Chaque lendemain était vécu comme un affront, cette lumière qui devenait de plus en plus brillante, plus lumineuse que sa propre forteresse qui parvenait presque à toucher les cieux, rien de plus comparable à ses yeux, ce qui lui donnait une rage telle, que son seul objectif fut que cette lumière devienne sienne.

Elle se souvint d'une vieille légende lue dans un grimoire, qu'il existait une incantation qui pouvait réaliser les voeux, même les plus désireux ou les plus envieux. Les uns après les autres, elle parcourut chacun de ses vieux livres, jusqu'à parvenir à retrouver le sortilège de tous les désirs, où la formule consistait à prononcer par trois fois devant un miroir le nom du façonneur de miracles Papalegbho.
A trois reprises résonnèrent les syllabes de celui qu'il ne fallait pas nommer, et devant son miroir, son reflet vint s'effacer pour laisser place au visage de l'entité aux promesses insensées. D'une voix lointaine et lugubre, il prononça : "Formule ton souhait pour qu'il te soit exaucé, mais en échange un sacrifice te sera exigé..."
Sans même se soucier de ce qui pourrait lui être demandé, car l'infini richesse qu'elle pensait posséder lui permettrait de pouvoir tout honorer, elle exprima le voeux d'être entourée par ce même éclat que l'enfant lumière parvenait à transpirer sans que quiconque ne puisse un jour l'égaler.
Pour seule réponse elle ne put qu'entendre : "Papalegbho a entendu ta requête, mais qu'es-tu prête à sacrifier en échange ?"
La suzeraine ne se fit pas attendre pour apporter son dû : "Je peux t'offrir toutes les richesses que tu désires tant mon royaume est grand."
La réplique n'eut pas besoin de s'éterniser : "Je n'ai nul besoin de richesse ! Quelle part de toi es-tu prête à sacrifier, quelque chose de suffisant qui puisse équilibrer la balance des priants du néant ?"
Du même aplomb elle s'empressa de lui proposer jusqu'à son âme pour qu'elle en soit exaucée.
C'est alors qu'un rire strident se fit entendre en ricochant sur chaque mur de sa tour afin de rendre son écho tout aussi sinistre que son ricanement primaire.

La frustration pouvait se lire sur son visage livide qui laissa très vite place à une colère suintante avant de tempêter : "Explique-moi ce rire avant que j'en vienne à briser ce miroir qui te plongera à nouveau dans le noir."
"Penses-tu un seul instant que tu puisses le faire, mais je vais tout de même t'expliquer mon si délicieux fou-rire, sans même que tu n'aies besoin de me témoigner la moindre réponse. Ton âme est déjà mienne depuis tellement longtemps. Tu as tellement envié et jalousé chacun de tes sujets. Tu as toujours voulu posséder l'improbable et l'inestimable sans jamais partager quoi que se soit en échange, tout ce qui s'entretient ou se nourrit au fil du temps. Ton âme appartient déjà à mon monde, celui tapissé d'obscurité, sans qu'aucune lumière ne puisse plus jamais lui témoigner de bonté. Tu ne possèdes plus rien qui puisse exaucer ce dernier souhait, car tu as passé toute ta pathétique vie à désirer, sans voir que la luminosité n'appartiendra nullement aux âmes damnées, parce qu'elle ne peut s'illuminer que par l'altruisme et la bonté. Apprendre à donner sans une contrepartie espérer, comme la vie sait te l'accorder à chaque journée, néanmoins pour cela il ne faut pas envier, simplement regarder, prendre plaisir à contempler et seulement vouloir rendre les émotions qui ont pu nous toucher. Comme tu n'as plus rien à m'offrir, il est donc l'heure pour moi de partir, mais avant cela, te garantir que ton âme appartient à mon avenir et qu'il me faudra bientôt revenir pour la quérir. La vérité vient de causer ton malheur, alors que ta noirceur a toujours fait mon bonheur... Tu n'auras pas assez du restant de ta vie pour réparer tes erreurs, ne te perd même pas dans les pleurs car bientôt sera venue ton heure..."

La suzeraine se retrouva seule devant son seul reflet, et put voir pour la première fois le visage de la vanité. Jamais plus personne du royaume ne l'aperçut en haut de sa tour qui toujours fit sa fierté. Au fil des saisons, puis des années, les murs commencèrent à se lézarder et la végétation à chaque jour continuait à la dévorer, jusqu'à la faire vaciller et enfin s'écrouler. Le royaume finit petit à petit à s'exiler, certainement d'avoir recouvrer ce qui trop longtemps s'était égaré, le goût de la liberté. Au loin dans la vallée, on pouvait voir toutes ces âmes s'éloigner vers des terres pleines de promesses pour tout recommencer. Ce fut une nuit où l'obscurité ne parvint pas à s'imposer tant chacune d'entre elles se retrouvaient baignées d'une si belle clarté, effaçant à jamais le nom de cette contrée abandonnée au passé.

Il suffit d'un seul grain d'espoir pour faire choir les esprits les plus noirs. Chacun doit suivre son propre chemin, des choix qui viennent graver notre destin, la liberté de faire le mal ou le bien, mais quand viendra la fin... vaut-il mieux partir l'esprit torturé ou bien serein ? Nos histoires nous survivent bien après que les chrysanthèmes aient pu faner, mais se sont surtout nos actes passés qui feront qu'elles puissent longtemps encore se raconter ou bien que l'on préfère à jamais les oublier.

L'enfant lumière

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Lorsque fusionnent les passions

20 Juin 2014, 07:14am

Publié par bibun

On peut toujours avancer sans jamais rien voir
Si l'on ne possède pas cette volonté d'y croire
Uniquement bâtir des fondations provisoires
Éviter ainsi de se perdre dans les faux e
spoirs
On peut toujours se prémunir continuellement
Que s'éloigne le spectres des êtres malfaisants
Sentir que le monde est de plus en plus oppressant
Fermer toute porte et se figer dans le
temps
Il suffirait peut-être de laisser son moi s'exprimer
Laisser s'éveiller ce don que chacun s'est vu accorder
Peindre, écrire, composer, chanter, dessiner, raconter...
Et s'il n'était présent que pour qu'il soit par
tagé ?
C'est souvent lorsque se fusionnent les passions
L'alchimie d'une addition entre voix et inspiration
Pouvoir entendre la plus mélodieuse des compositions
Musique qui transporte et nous parcours de fr
issons
On peut toujours avancer et pouvoir tout voir
Se donner cette merveilleuse volonté d'y croire
Il suffit alors de préférer l'humilité à la gloire
Afin de rendre ses lettres de noblesse au mot
espoir
Lorsque fusionnent les passions

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Un calme ordinaire

15 Juin 2014, 18:37pm

Publié par bibun

Ces endroits où l'on erre
Moments limpides éphémères
Suivre le cours de la rivière
Pensées abondantes de l
umière
Mettre notre temps en sursis
Des souvenirs que l'on apprécie
Une palette de couleurs de vie
Quand se peint nos rê
veries
Se pencher à même la terre
Si l'on pouvait parler aux pierres
S'imaginer des récits millénaires
Ecouter les silencieuses p
rières
Souffrir parfois de l'empathie
Tenir ces petites roches d'énergie
Pour que se fane les soucis
Tout doucement glisse l
a nuit
S'éparpille au vent la poudrière
Il n'y a plus du tout de colère
Retrouver un calme ordinaire
C'est peut-être que la magie
opère
Un calme ordinaire

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Mots originels

14 Juin 2014, 07:11am

Publié par bibun

Il n'est pas l'heure de se le dire
Encore quelques mots à écrire
Profitons seulement des sourires
Avant que ne vienne le moment du
partir
Ne pas toujours exprimer à quoi l'on pense
Savoir juste en comprendre les silences
Retrouver les sentiers de ses errances
Tout finit par s'oublier, même l'a
bsence
Quelquefois se demander pourquoi
Ce mal être que l'on ressent parfois
Cette souffrance qui ne nous appartient pas
Il faut peut-être seulement savoir ê
tre là
Pensée qui se perd dans le temps
Se demander qui l'on est vraiment
Quelque chose d'enfoui si profondément
A la source de chacun de nos ressent
iments
Cette part de toi, pures émotions inconditionnelles
Un jour ma voix résonnera, répondras-tu à mon appel
Se rappeler une fois encore notre langue fraternelle
Frère, prononce avec moi les premiers mots ori
ginels
Elle est enfin venue l'heure de se le dire
Plus rien à écrire, il suffira juste de lire
De nos regards y puiser chacun de nos souvenirs
S'éloigner et voir nos silhouettes s'év
anouir
Mots originels

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