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Bulle de mots le blog de bibun

Rompre le silence

24 Février 2015, 22:48pm

Publié par bibun

Rompre le silence

Parfois on garde le silence, parce que c'est plus facile. Plus facile que de dire ce qu'il peut manquer. Plus facile d'avancer sur des terres du passé pour d'autres que j'ai délaissé. Le silence est plus facile pour laisser les souvenirs s'illuminer, parce qu'on ne fait pas seulement que passer, les vies se croisent, tant de choses se partagent et il n'y a plus d'anonymat.

Rompre le silence, juste pour dire que personne n'est oublié, chacun continue à exister, tant d'histoires qui ne pourraient se conter pas s'il n'y avait pas eu toi là-bas, toi plus loin, des récits, des moments, des aventures, des ensembles ou des saint graal.

Le temps donne l'impression de s'écouler différemment entre deux terres éloignées l'une de l'autre. Or, je continue à rire de nos souvenirs, même si je n'entends plus les vôtres. Je continue à raconter, même si vos voix ne peuvent plus s'écouter.

Rompre le silence, juste pour dire que malgré ces heures qui s'écoulent différemment, je continue à songer, à vous suivre, à veiller de loin pour qu'aujourd'hui se rompt le silence. Je suis toujours vos grands moments, vos doutes, vos joies, vos douleurs, vos grands événements ainsi que les heures sombres.

Rompre le silence pour dire que j'aurais aimé être là. Pas que ma compagnie aurait apporté plus qu'une autre, mais dans nos instants de vie, on a toujours fait bloc, on a toujours témoigné de sa présence, juste pour dire on est là derrière, on t'accompagne, parce que c'est important. C'est là où le ensemble a toujours pris du sens, chacun à sa manière de l'exprimer, plus expressif ou plus en retrait, mais chacun avait sa place et y était.

Rompre le silence pour te dire que mes pensées sont intactes, il y a ce souvenir de toi, toi là-bas, toi plus loin. Toi avec qui il s'est vécu quelque chose. Toi avec qui il s'est partagé des petits ou grands événements. Toi que je continue à suivre de loin, mais tout ce qui te touche, me touche à mon tour, parce que le ensemble continue à exister encore.

Rompre le silence pour te dire, que même loin, il y a toujours ce même regard bienveillant, où se partageaient nos rires, nos délires, de la légèreté ou de l'insouciance, à ne plus s'inquiéter du brouillard, parce que quand survenait le pire, on a toujours fait bloc. Chacun à sa manière, à ma manière, bien au-delà de mes défauts, parce que nous ne cherchions pas la perfection, juste la richesse de ce que chacun nous apportait. Chacun à sa manière, où les qualités sont parvenues à gommer toutes nos imperfections pour offrir le meilleur. Une parole, un mot, un geste, ou même du silence dans les conversations, car la présence était suffisante.

Rompre le silence pour te dire que tu me manques, même loin je ne t'oublie pas, toi là-bas, toi plus loin... et qu'il n'y ait pas d'événements dans lesquels je ne me sente pas solidaire, aussi bien les bons que les mauvais moments, parce que ne se partage pas que le meilleur. Quand survient le malheur, c'est ensemble que l'on marche sur la même route pour que l'on ait envie de rire à nouveau.

Rompre le silence pour te dire ce que l'on ne prononce pas, parce qu'on croit à tort que cela semble évident. Pourtant ça ne l'ai jamais. Ce qui fut mon passé se perpétue, car je ne t'oublie pas. Même si je ne suis pas dans ton présent, il y a toujours et encore cette pensée pour toi ici, toi qui ne peux me lire, toi plus loin ou toi là-bas.

Rompre le silence pour te dire, à cette question que tu te poses, qui est ce Toi ? La seule façon d'en trouver la réponse c'est que tu fasses appel à ta mémoire et tu sauras. Souviens-toi de ces endroits ordinaires devenus uniques, de ces conversations, des moments de délires, des abricots shockobons, des tablées, des soirées à l'improviste, des petites abeilles, les balades d'océan, les mots de nos histoires, le téléphone rose, des musiques frénétiques, quand je ne te laissais pas le choix de faire tes courses tranquillement, le surnom que j'ai eu envie de te donner... Tant de souvenirs... rappelles-les toi simplement ainsi que tout ceux qui n'ont pas été racontés et tu sauras. Alors sache que je ne t'oublie pas, dans le meilleur comme dans le pire, car les rencontres qui se font, où anonymes nous étions, familiers nous sommes devenus, c'est ce qui est le plus important. Et ça ne cesse jamais, peu importe les endroits où nous nous trouvons, parce qu'il y a toujours une pensée ou un souvenir pour nous le rappeler.

Rompre le silence pour te dire, qu'il y aura un dimanche au lac ou à l'océan où je serai là. Non pas de nuit comme j'ai beaucoup pu le faire. Un dimanche en pleine journée, peu importe qu'il fasse beau ou mauvais. J'y serai et j'attendrai. Je t'attendrai toi là-bas, toi un peu plus loin, toi juste à côté et je guetterai l'horizon et j'espère y voir chacun. Qu'il y ait à nouveau du bruit, des rires, bons nombres de souvenirs et des conneries à se raconter. Une journée mémorable encore à se rappeler. Je ne te dis pas quand, seulement bientôt, mais le jour venu tu le sauras et qu'un seul bloc il y aura.

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Un soir ou un matin

18 Février 2015, 09:52am

Publié par bibun

Un soir ou un matin

Long dédales de tunnels
Éclairages artificiels
Contrastes discordantiels
Ne plus observer le ciel

Parcourir le chemin
Un soir ou un matin ?
Le temps n'est plus rien
Jamais distinguer la fin

Des galeries entrecroisées
Arpentent des âmes égarées
Des histoires inachevées
Par des rêves désavoués

Interminables artères
Vacillent les lumières
Bien étrange sanctuaire
Aux murs affichant misère

Souterrain de tous les maux
Résonne toujours un écho
Quand passe encore le métro
Où s'affairent les badauds

Âmes échouées sur le quais
Voir des rames furtives défiler
Sans jamais effectuer d'arrêt
S'écoule seulement l'éternité

Je ne te cherche pas en vain
Ça sera un soir ou un matin
Le temps ne rime plus à rien
Mettre une fin au déclin

Des anonymes par milliers
Un visage en particulier
Peut-être un simple reflet
Dans l'écume blafarde des échoués

Pour cette heure
Une région dans son coeur
Tristesse en la demeure
On s'associe dans la douleur

Autour du cou mon mâlâ
Réciter chacun des mantras
Mille pétales montrant la voie
Cette route qui me mènera à toi

Des pas dans ce vaste désert
Un long voyage solitaire
Pour y perdre peine et colère
Au loin, ces pensées solidaires

Peu importe le moment que ça prendra
Un matin ou un soir je serai là
Promesse qui un jour se formulera
C'est maintenant, viens avec moi

Fuir toute cette pagaille
Cette pluie de cendraille
Jouons les perce-murailles
Juste en longeant les rails

C'est le moment du départ
Traversons ce corridor noir
Car au bout, c'est l'espoir
De nouveaux matins et soirs

Entends-tu ce léger bruit
Le vol des papillons de nuit
Indomptables et insoumis
Ils virevoltent vers la vie

Cette douce lueur au loin
Celle d'un soir ou d'un matin ?
Ne lâche surtout pas ma main
C'est enfin le bout du chemin

Au pied de ce grand escalier
Là où se diffuse la clarté
Une seule âme peut continuer
Ma promesse est respectée

Vas vers cette éclatante lumière
Abandonne ce vaste ossuaire
Avance sans t'attarder en arrière
T'accompagneront mes prières

Je m'en retourne sur ce quai
Sourire d'une histoire achevée
Avec le sentiment d'avoir bien fait
Biens des saisons pour tout oublier

Assis sur ce banc sans confort
Au milieu du quai sans vie sans mort
Mes pensées pour toi là dehors
Émotions qui palpitent encore

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Un tout autre temps

7 Février 2015, 10:25am

Publié par bibun

Un tout autre temps

Dans mes yeux qui se veulent parfois absents
Un esprit un petit peu plus clairvoyant
Tant d'histoires d'un autre temps
Des souvenirs encore envoûtants

Une réalité d'illusion
Attiré par la perfection
Tellement de contradictions
Ou plutôt de l'aberration

Pas me compromettre
Faire semblant d'être
Prestance du paraître
Et se voir disparaître

Ces voix du fond des âges
Ancienne légion d'hommes sages
Assemblée ne dévoilant qu'un visage
Le sacré d'un serment en ombrage

Confectionner des origamis
Avec de vieux manuscrits
Papiers que le temps a jauni
Grimer les vieilles prophéties

S'en retourner à la terre
Corps qui redevient poussière
Âme en murmure de prière
Ce silence dans les cimetières

Ne pas tomber dans la noirceur
S'abandonner à la possession de la douleur
Ce souffle qui étouffe toute lueur
Courage de renoncer à la rancoeur

J'ai fait le choix de mon univers
Luminescence accordée aux chimères
Des mots ainsi que des vers
Une bulle où tout s'espère

Vieux frères d'autrefois
Epoque qui ne s'oublie pas
Un vide qui pèse parfois
A quand la prochaine fois

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