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Bulle de mots le blog de bibun

Ce qu'il y a en toi

28 Avril 2015, 09:33am

Publié par bibun

Ce qu'il y a en toi

N'écoute pas ce que pensent les "autres". Ne fais pas ce que souhaiteraient les "autres". Reste-toi même, ne leur en déplaise, à ceux qui te jugent sur pièce sans te connaître, qui n'ont un regard de l'existence superficiel, juste sur les apparences. Souris aux moqueries, éclate de rire devant la critique gratuite, parce que ta vie est bien plus riche que la leur. Reste comme tu es.

On peut toujours s'améliorer, mais n'écoute pas ces "autres", qui te voudraient à leur image. Laisse brûler ce qui est en toi et exprime le sans te soucier, des ont dit, parce qu'on est tous doué dans quelque chose. Vis ta vie avec tes rêves et non rêver à une meilleure vie, c'est à toi de rendre l'ordinaire, extraordinaire.

N'écoute pas ces "autres" qui ne t'accordent pas l'expression. N'écoute que tes amis, qui préfèrent la vérité, même si elle est pas toujours facile à entendre, mais qui seront là en toute circonstance, pas que pour les fêtes, aussi quand souffle les tempêtes. Cet ou ces amis qui sont là pour te rappeler qui tu es. Qui peuvent te porter sur leurs épaules juste pour te permettre de réussir.

L'ami n'est pas celui qui jalouse, c'est celui qui est fier de toi, qui est là, qui s'éloigne parfois, mais où qu'il soit, qui te dira sans cesse, crois en tes chances, crois en tes rêves, crois en tes projets, crois en ce que tu vaux, crois en tes compétences, crois en tes envies, crois en tes croyances... Peu importe que tu te casses la gueule, que tu te plantes ou que tu foires, l'ami viendra toujours à toi, t'accompagnera et te redonnera confiance pour que tu puisses reprendre ta route. L'ami peut arriver soudainement dans sa vie, à un moment bien précis, auquel on aurait pas toujours pensé auparavant, mais qui se distingue et se révèle à toi quand tu t'y attends le moins. Parce qu'il ou elle possède cette lueur particulière, qui partage tes feux de veillée, tes histoires, tes espoirs. Qui les racontera à son tour avec des mots emplis d'émotions, qui les rendra brillantes et étincelantes, aussi bien tes réussites, que tes échecs, mais que chacun de ceux là t'ont rendu plus fort encore, parce qu'il n'a jamais cessé de croire en toi.

La vie n'est facile pour personne, mais ô combien elle est merveilleuse et surprenante. Prendre le temps de savourer chaque saison, avancer vers l'horizon, voir qui nous accompagne. Même s'il n'y a pas toujours les personnes que l'on voudrait avec soi, la pensée les rend plus près, les sentir quand même à nos côtés. Leur dire quand ils peuvent nous manquer, sans tristesse ni regret, parce que ce qui unit ne cesse jamais d'exister.

Le plus important c'est de savoir où l'on va, avec qui on a envie de partager cela. S'éloigner de ces "autres" de mauvaises foi, sans même perdre son temps à faire un doigt, une importance qu'ils ne méritent même pas.

Sais-tu pourquoi j'ai envie d'être tel que je suis et pas quelqu'un d'autre. Parce qu'il y a eu toi, toi et encore toi. Cela va bien au-delà des apparences. Si on se remettait en route, tu en penses quoi ? On verra bien où l'on va, mais qu'il y ait juste des rires, encore plein de conneries et des etcétéra...

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A la cinquième saison

26 Avril 2015, 12:58pm

Publié par bibun

A la cinquième saison

Aujourd'hui, un an
Un quotidien absent
On change forcément
Ce n'est pas pour autant

Tout est dans le regard
Nos émotions en miroirs
Dans chacune de nos histoires
Quand s'effeuillent nos mémoires

Cela fait déjà quatre saisons
Ce n'est plus le même horizon
Temps qui s'écoule de la même façon
On oublie toujours par capitulation

Penser à vous souvent
L'écrire en souriant
Il ne peut en être autrement
Des récits encore bien présents

Quand viendra l'été prochain
En blanc et rouge c'est certain
Regarde seulement au lointain
Il y aura sûrement ce quelqu'un

Il y aura une cinquième saison
Avec le temps s'oublie-t-on ?
Ne pas lui en accorder raison
Une fois encore nous nous réunirons

Tout est dans vos regards
Vos émotions en miroirs
Dans chacune de vos histoires
Quand s'effeuillent nos mémoires

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Le porteur du phénix de jade

25 Avril 2015, 09:28am

Publié par bibun

Le porteur du phénix de jade

Il y a de cela fort longtemps dans le japon médiéval vivait un tout jeune artisan sculpteur, extrêmement talentueux de ses mains, qui parvenait à reproduire à la perfection ce qu'il pouvait observer, donnant l'impression à ses sculptures de posséder une âme propre. Il parvint à se faire un nom aux quatre coins du globe, où les plus grands de ce monde voulurent s'allouer ses services pour la construction de leur palais ou pour ériger leur statue. Il apprécia que son talent soit reconnu par le plus grand nombre, ce qui mit ce modeste sculpteur ainsi que les siens à l'abri du besoin. Pourtant toute cette notoriété ne contribua pas à son bonheur, bien au contraire, il perdit peu à peu toute cette étincelle de passion qui parvenait à s'exprimer au travers de ses mains. Petit à petit il perdit goût dans son art, avec le sentiment d'avoir perdu tout ce en quoi il croyait, le partage. Parce que ses sculptures ne devaient appartenir à personne, qu'elles puissent seulement être admirées par tous et que chacun puisse s'imaginer sa propre histoire. Au fil du temps, plus rien ne réussissait à se façonner de ses mains, toute inspiration sembla s'être évanouie et chaque soir, dans le silence de la nuit, il déversait toutes les larmes de sa peine incommensurable de s'être égaré sur le chemin de la notoriété, en perdant au fur et à mesure toute son inspiration ainsi que son imagination.
Un matin, il prit la décision brutale de quitter ses parents et sa famille pour retrouver l'essence de ce qui avait pu se perdre, mais surtout se retrouver lui-même. Une première question lui fut posée, que vas-tu faire ? A cela, il répondit : "Je vais chercher l'incroyable, le phénix, l'oiseau de feu légendaire pour lui façonner sa plus belle image".
Unanimement il se rétorqua : "Tu cours après une chimère. Comme tu le dis si bien, le phénix n'est qu'une légende".
Il ne put exister qu'une seule réponse : "Derrière toute légende, il y a une part de vérité. Chercher le phénix, c'est l'espoir. Le jour où je m'en reviendrais avec son image ciselée sur la plus belle des jades, ça apportera aussi de l'espoir et protègera la lumière de son porteur."
Alors il ne put se prononcer que des encouragements, même si pour la plupart, cela sonnait comme un adieu. Mais il faut parfois se perdre dans le désert pour trouver les réponses à ses propres quêtes.

Le jeune sculpteur partit alors sur les traces du phénix, il parcourut bien des mers, des océans, des terres, des villages isolés, des peuples éloignés avec à chaque fois à l'esprit cette légende qui lui fut maintes fois comptée quand il était encore un tout jeune enfant. Il n'y eut pas un endroit sur terre où il n'eut pas un écho de cette légende, des descendants d'un aïeul qui l'eut aperçu tout en haut de la cime d'une montagne, embrasant le ciel. Cet oiseau de feu solitaire, noble, sacré et éternel pour tous, se cachant au regard de tous, certainement qu'il sait parfaitement lire dans le coeur des hommes, qu'il préféra s'en éloigner, car si longue est l'histoire des nombreuses guerres menées par la colère de l'humanité. A force d'échange, de partage et de persévérances, chacun des récits lui apprirent à connaître un peu plus sa légende, que tous les cinq cents ans, il pouvait renaître de ses propres cendres et ainsi vivre éternellement. Personne n'était capable d'en expliquer la raison, pour quelle raison s'évertuer à brûler pour les nuits des temps... peut-être attendre à son tour l'incroyable. A chaque fois, il s'isola sur l'une des plus hautes montagnes du monde pour se fabriquer un nid. Il se place au centre, ses plumes prennent feu qui finissent par embraser entièrement son nid. Durant trois jours et trois nuits, sa combustion totale ne laisse place qu'à un amas de cendres incandescentes. Au milieu de cette pluie de cendrailles quand le vent balaye les cimes, un nouveau phénix alors en jaillit.

Il entendit cette même histoire au pied des plus grandes montagnes, l'Aconcagua, le Mont McKinley, le Kilimandjaro, l'Elbrouz, le Massif Vinson, le Puncak Jaya ainsi que le Mont Kosciuszko. Puis il se dirigea jusqu'à l'Everest, où il n'eut vent d'aucun récit sur ce légendaire oiseau de feu. Alors ce sculpteur que les saisons vieillirent décida d'y grimper, car peut-être verrait-il de son vivant, celui qui était devenu sa raison d'être, retrouver tout ce qu'il avait pu délaisser, l'incroyable. Il grimpa, sans se poser plus de question, car il savait que d'escalader cette haute montagne serait probablement son dernier grand voyage. Il se laissa pousser par l'espoir, ce en quoi il croyait et même s'il ne le pouvait l'apercevoir avant que son heure ne soit venue, il aurait au moins eu le mérite de tout son restant de vie d'avoir ranimé et entretenue cette très vieille légende de l'oiseau de feu millénaire, afin qu'elle ne meurt pas à son tour. Bien des lunes plus tard, il parvint à se hisser jusqu'à son sommet, épuisé, affamé, frigorifié, mais le soulagement, d'apercevoir au loin, sur la cime, cet immense nid, certes vide, néanmoins, la satisfaction d'avoir accompli la plus grande quête de son existence. Le sculpteur s'assit et s'immobilisa en tailleur à bonne distance et patienta. Il attendit, patiemment, presque indéfiniment, oubliant le nombre de saisons qui s'écoulèrent. Il resta figé si longtemps sans même boire ni manger, donnant l'impression de fusionner avec le décor, appartenant dorénavant à ce lieu. Il ne s'étonna même plus d'être encore vivant, de ne s'être plus sustenté. Puis une nuit parmi tant d'autres, une illumination déchira le ciel et le phénix lui apparut. Il se déposa les ailes déployées au centre de son nid. Ils firent face à face, un modeste sculpteur et cet oiseau de feu majestueux. Leur regard se croisa, il y eut un puissant cri, puis le nid s'embrasa, comme une puissante lumière de phare, où les flammes montaient si haut qu'elles donnaient l'impression de caresser le ciel.

Durant trois jours et trois nuit, ce feu ne semblait pas vouloir s'épuiser. Au bout de la dernière nuit, il ne resta qu'un amas de cendres rougeoyantes et c'est alors que cette fumée, naquit un nouveau phénix, plus luminescent qu'auparavant. Il déploya une nouvelle fois ces ailes, battit l'air, se souleva et disparut au-delà du ciel, qui s'embrasa avant de redevenir sombre, laissant apparaître toutes les constellations célestes. A ce moment là, le sculpteur devina qu'il ne reverrait plus son oiseau légendaire, il sortit de son petit sac, sa pierre de jade ainsi que son petit marteau, puis il sculpta, comme il pouvait le faire jadis, où ses mains ne perdirent rien de leur dextérité, bien au contraire. Plusieurs jours plus tard, un splendide phénix fut gravée dans sa pierre dans laquelle il mit toute sa passion ainsi que ses émotions. Il l'entoura d'une cordelette pour le porter autour de son cou, où il ressentit une énergie incroyable se propager dans tout son corps. A l'endroit où il aurait dû mourir, affamé et fatigué, le phénix lui accorda la renaissance de repartir dans le monde afin de perpétuer sa légende.

Parce que le phénix est solitaire et indomptable, son pouvoir ne peut être offert qu'une seule fois à son porteur. A son tour, il devra le transmettre à quelqu'un d'autre, afin que se perpétue sa légende au-delà du temps. Personne ne sut ce qu'il advint de ce modeste sculpteur, mais tout ce qu'on retiendra de l'histoire, c'est que le pendentif du phénix a su traverser les époques et qu'il a été porté par de nombreux porteurs, qui ont contribué à respecter sa légende, transmis de main en main et continuera encore je l'espère à ce que dans le futur, le phénix puisse éternellement exister, car il ne peut qu'accompagner et être possédé seulement qu'un temps...

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Frères d'éternité

18 Avril 2015, 21:12pm

Publié par bibun

Frères d'éternité

J'avais besoin de cette pensée, t'écrire tout ce que je n'aurais plus l'opportunité de te dire, même si j'ai compris beaucoup de choses. J'ai énormément changé lors de cette dernière année, j'ai avancé tout en restant proche, parce que je suis comme ça, je ne n'oublie rien ni personne, d'où je viens et qui je suis vraiment, celui que je veux être, à contre courant des autres et continuer à marcher dans tes pas. Tu n'es pas seul mon vieux frère, ni maintenant, ni jamais, car mes histoires sont riches de chacun, tout comme les tiennes, toi mon ami indéfectible.

Il me manquait cette pièce de puzzle pour pouvoir comprendre, aujourd'hui, j'ai tout compris, tes absences, tes silences, tes choix... Je pense que dans les mêmes circonstances, j'aurais pris la même route que toi. Seulement, je suis encore là, j'ai toujours ce feu en moi, peu importe que nos chemins n'ont pas raisonné d'un même pas, parce que je l'ai compris, mais même éloigné, je reste à tes côtés, par mes pensées, toi que je ne cesserai jamais d'accompagner.

J'ai souvenir de nos dernières retrouvailles, où je me suis rendu compte que quelque chose était différent, l'attitude et les mots qui n'étaient pas à leur même place que d'habitude. A ce moment, je n'avais soulevé aucune question, parce qu'il y a ces réponses que l'on redoute de découvrir. Je m'en excuse mon vieux frère, ça sera ma repentance, mais aujourd'hui, il n'y a plus de secrets entre nous, je suis là, comme toujours et bien au-delà. Tu n'es pas seul mon vieux frère, je sais déjà tout que cela t'a déjà coûté, je l'ai compris, sache le.

Tu ne vas pas me manquer vieux frère, ta présence indéniablement, mais ta lumière ne cessera jamais de briller dans mes mots, la façon que j'aurais de te raconter, parce que jamais je ne t'oublierai. Ton phénix continuera à irradier et prendra cette valeur infinie d'avoir été transmis par un personnage extraordinaire, généreux et lumineux. Il y a des souffrances qu'il n'est plus utile de s'infliger, lâche prise mon vieux frère, je suis là comme je l'ai toujours été. Laisse moi te raconter l'histoire des plaines d'herbes bleues, qui vont se dessiner sous tes pieds, là où tu vas courir, là où il n'y aura plus doute ni souffrance. Là où beaucoup t'attendront, là où on se retrouvera un jour prochain, parce que nous nous retrouverons forcément, il ne pourra en être autrement.

Je m'en retournerai à ce petit banc d'autrefois, pour toi, parce que l'infini commence toujours là où tout a débuté. J'aurais cette neuvaine à bouddha avec moi, que je brûlerai pour toi, toi que j'aime comme un frère, parce que nous avons partagé bien plus que nos univers. Ferme les yeux mon vieux frère, laisse-toi glisser comme ce lourd sommeil auquel on ne résiste pas et remémore-toi chacun de mes mots. Tu sauras alors que je suis là, comme avant, rappelle-t-en. Alors tu sais que je suis encore là maintenant et au-delà. Il n'y aura jamais ce vide en moi, car il y aura toujours ce toi qui m'accompagnera. Encore et toujours. Encore et toujours. Encore et toujours... Car je suis ce conteur d'histoires.

Un seul être vous manque et tout semble dépeuplé, triste réalité. Il y a des dictons que seul l'âge peut nous faire comprendre, pour cela, il suffit d'avoir entassé suffisamment de souvenirs. Pourtant le temps ne s'arrête pas pour autant, les aiguilles continuent inlassablement de tourner et les grains du sablier n'ont pas cessé ni ne cesseront de tomber.

Parfois on peut ressentir tellement de mélancolie, que l'on peut préférer rester en retrait, se dire que ça ira mieux quand ce que l'on peut chèrement souhaiter finira par se réaliser. Or, la vie ne se pliera jamais à nos quatre volontés, apprendre à nous satisfaire du bon, mais également du mauvais. Nous faire prendre conscience de la légitimité des mots, comme apprécier ou posséder. L'argent ou la course à la popularité peut donner cette impression de tout maîtriser, le sentiment d'arrogance ou de supériorité. Il est sûrement bon de toujours se demander que sans tous ces artifices, y aurait-il toujours cette même clameur de la part de ces "gens".

Il est possible de se noyer dans ses propres larmes, un courant trop fort qui chaque jour peut nous pousser un peu plus à s'éloigner, jusqu'à devenir imperméable à toutes les attentions qui peuvent nous êtres témoignées, juste parce qu'il nous manque celles que l'on aurait tant désirées.

Un jour quelqu'un m'a dit que l'herbe pouvait être bleue et cela m'a fait sourire. Pour quelle raison ne le serait-elle pas, posséder ce petit brin d'imaginaire. Alors il se peut qu'à un moment donné de sa vie, on comprenne et l'on puisse voir à son tour à quoi ressemble cette herbe bleue. Il est possible de croire que l'herbe bleue est plus chatoyante ailleurs, alors il suffit peut-être de s'éloigner, traverser son propre désert pour se rendre compte de ce qu'il peut manquer. Le chagrin a cette facilité de parvenir à peindre de sombre toute chose sur lesquelles les yeux peuvent se poser et les enlaidir. Pourtant rien a changé, on ne sait seulement plus voir, peut-être d'avoir cru à tort que tout ce qui vit peut se posséder.

On peut avoir le sentiment de marcher le long de décors complètement dévastés, car le sombre a su nous étourdir, mettant l'accent sur ce qu'il peut nous manquer et occulter tout le reste. Pourtant rien n'a vraiment changé, un monde dévasté peut cacher une terre encore fertile. Peut-être que d'attendre de voir apparaître les premières pousses de cette herbe bleue, attisera une fois encore l'imaginaire pour donner l'envie de tout rebâtir. Chacun à un moment donné doit traverser son propre désert, se rendre compte que derrière ce qu'il peut cruellement nous manquer, prendre suffisamment de hauteur pour apercevoir celles et ceux qui sont restés, parce que nos pas dans ce désert nous a beaucoup trop éloignés.

Il y a peut-être une raison derrière les mots noircis ou de garder une part d'ombre, peut-être être ce bonhomme sombre visible à l'horizon, le point cardinal pour guider le chemin du retour.

Il est possible de se faire pardonner ses silences, quand il y a cette volonté de les expliquer et de chercher à s'en amender.

Même si parfois on peut avoir le sentiment de s'être trop longtemps éloigné, que l'on ne sait pas toujours comment revenir ou se manifester. Les choses auront forcément changé, mais qui n'essaie pas ne le saura jamais. Et même si le peu il doit rester, il n'y aura personne à blâmer. Il faudra composer avec les regrets, mais la vie est aussi ainsi faite. Ce n'est pas la quantité qui fait la richesse, c'est la qualité qu'il nous sera donné de pouvoir réaliser. Et s'il était l'heure de rentrer ?

Peu importe la couleur que tu souhaites donner à l'herbe, elle peut s'illuminer de mille et une manières. As-tu envie de voir aussi ces plaines d'herbes bleues ou d'une autre couleur, agitées par le vent, dessinant par métaphores nos anciens sentiments.

Tu disais toujours qu'il y avait quelque chose dans mon regard à chaque fois que je racontais l'une de mes histoires. Que vivants pouvaient être mes mots, l'impression de les vivre à nouveau. Alors rappelle-toi ma voix, ferme les yeux et n'aies aucune crainte. Ecoute le vent, ce chant lointain d'océan, comme avant. Ferme les yeux mon vieux frère, lâche prise et laisse-toi attirer par ce paisible sommeil, tu l'as amplement mérité. Il va me falloir un peu de silence, pour le réaliser, pour aussi me rappeler, mais nous ne nous sommes jamais vraiment quittés. Rendez-vous est pris, nous nous retrouverons dans une prochaine vie, qu'il en soit ainsi. Je m'en retournerai bientôt, là où tout a commencé, sur nos terres d'éternité. Ecoute ma voix, je suis et serai toujours là...

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Tel que l'on est

18 Avril 2015, 09:30am

Publié par bibun

Tel que l'on est

Je suis de ceux qui reconnaissent à mesure leurs erreurs
Je suis de ceux qui ne se s'évertuent pas à devenir leader
Je suis de ceux qui cherchent juste à devenir meilleur
Je suis de ceux qui sont partagés entre ici et ailleurs

Je suis de ceux qui portent sans cesse des bretelles
Je suis de ceux qui cousent leur vie de bouts de ficelles
Je suis de ceux qui se nourrissent de questions existentielles
Je suis de ceux qui marchent en rêvassant le nez au ciel

Je suis de ceux qui parviennent à croire en l'improbable
Je suis de ceux que les tempêtes ont rendu inébranlable
Je suis de ceux qui connaissent la valeur de l'inestimable
Je suis de ceux qui refusent d'un devenir tout monnayable

Je suis de ceux qui fuient les clichés et les stéréotypes
Je suis de ceux qui se réparent après avoir cassé leur pipe
Je suis de ceux qui se distinguent des modèles uniques
Je suis de ceux qui préfèrent posséder un regard empathique

Je suis de ceux qui ne s'endettent pas juste pour paraître
Je suis de ceux que le matérialisme ne parvient pas à compromettre
Je suis de ceux qui un beau jour peuvent disparaître
Je suis de ceux qui toujours savent également réapparaître

Je suis de ceux qui lèvent étendard et portent emblèmes
Je suis de ceux qui se démunissent par anathème
Je suis de ceux qui composent et récitent des poèmes
Je suis de ceux qui sourient à la vie de bohème

Je suis de ceux qui possèdent des convictions et croyances
Je suis de ceux qui parviennent à écouter les silences
Je suis de ceux qui assument les brouillons et les défaillances
Je suis de ceux qui apprennent des autres par leur luminance

Je suis de ceux qui vivent dans une drôle d'époque
Je suis de ceux qui admirent ces objets désuets et viocs
Je suis de ceux qui sont irradiés de tics et de tocs
Je suis de ceux que l'on raille ou que l'on joke

Je suis de ceux qui ne veulent jamais fermer leur braguette
Je suis de ceux qui ne font pas de plans, mais regardent les comètes
Je suis de ceux qui ne sont pas hostiles ni cherchent conquêtes
Je suis de ceux qui prêtent vertus aux reliques et aux amulettes

Je suis de ceux que le plus que parfait a rendu imparfait
Je suis de ceux qui cherchent sans relâche les feux de veillée
Je suis de ceux que les sens contraires parviennent à toucher
Je suis de ceux qui pensent que le sombre rend hommage à la luminosité

Je suis de ceux qui contemplent chaque ciel étoilé
Tu es de ceux à qui la lune a su se confier
Nous sommes de ceux qui prononçons les mots avec sacralité
De ceux façonnés de sombre pour attiser la clarté

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