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Bulle de mots le blog de bibun

Cet endroit

31 Juillet 2015, 09:24am

Publié par bibun

Cet endroit

Le bain de foule et ses mauvaises impressions
Presque toujours les mêmes élocutions
Les apparences qui alimentent le qu'en dira-t-on
Trouver ces lieux qui restent hors saison
Ce petit souffle qui permet d'équilibrer sa respiration
Laisser l'inspiration soulever encore plus de questions

Où est cet endroit ?
Où est ce chez moi ?
Ces valises débarras
Toujours posées là
Qui ne se rangent pas
Peut-être la prochaine fois

Il n'y a rien qui dure indéfiniment
En prendre conscience est important
Peut-être est-on trop exigeant
Vouloir à tout prix un couronnement
On pourrait être riche en tout temps
On s'appauvrit par nos jugements

Si on apprenait à s'accepter avec nos différences
Il y a tellement mieux que les simples apparences
Sachons donner de l'intérêt à nos existences
Ces sentiments qui possèdent toute leur influence
La sincérité de nos histoires sait révéler la confiance
L'ignorance cultive malheureusement la méfiance

Aux jours tristes il y a toujours une raison
Comment comprendre les contradictions ?
Peut-être de vivre certaines privations
La liberté s'apprécie derrière nos prisons
Nos vécus n'ont pas forcément d'explications
Le temps impose aussi son érosion

Que faut-il faire à présent ?
Tout est complètement différent
Climat qui en devient même déprimant
Et on dit que les émotions nous rendent vivant
Or, les choses se voient autrement
On comprend mieux en grandissant

Plus la foule est dense, moins on se connait
On ne fait que se croiser sans rien échanger
Cette proximité qui nous a fait encore plus étranger
Nos smartphones ont fini par nous rendre muet
Des vies compartimentés en vulgaires fichiers
Mémoire que l'on a choisi de sacrifier

Ne jamais poser de sceller sur ses douleurs
A croire que le silence apportera une vie meilleure
Penser à tort que tout le mode se fout de nos malheurs
Il y a toujours autour de soi des personnes de cœur
Savoir lâcher prise et s'accorder quelques pleurs
Les retenir finit par éteindre cette petite lueur

Porter à bout de bras cette lanterne
Hisser l’étendard trop longtemps mis en berne
Une lumière qui transforme l'ombre terne
Cet instant quand le sombre s'alterne
Mettre en cendre les mélodieuses balivernes
Cette nouvelle came de ce monde moderne

Errer dans cette opaque obscurité
Terres où tant de choses se sont renoncées
S'abandonne les âmes aux esprits résignés
Que les blessures de la vie peuvent parfois infliger
Murmures de voix brisées qui me permettent d'avancer
J'ai juste envie de m'asseoir à tes côtés

Où est cet endroit ?
Où est ce chez moi ?
Ces valises débarras
Toujours posées là
Qui ne se rangent pas
Peut-être la prochaine fois

Viens si tu as envie de m'accompagner
Loin de ce quotidien tout connecté
Retrouver un peu de cette liberté
Que s'exprime de nouveau nos pensées
Te souviens-tu de ce qu'on faisait
Quand ensemble tout se partageait

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Me connais-tu vraiment

20 Juillet 2015, 09:21am

Publié par bibun

Me connais-tu vraiment

Est-ce que tu me connais vraiment
A ce que je pense en ce moment
Sais-tu ce que je fais réellement
De ces gestes qui se réalisent spontanément
Si ton esprit croit en quelque chose de médisant
Alors étrangers, nous le sommes sincèrement

Quelle est la plus grande valeur de notre existence
Certainement nos histoires qui ont toute leur importance
Qui va bien au-delà d'une simple connaissance
Des paroles échangées sans jugement de complaisance
Penses-tu que les anges soient tombés en décadence
Dans leur télé réalité et ses néfastes conséquences

Il y a cet immense vide que l'on peut ressentir
L'impression que rien ne parvient à le remplir
Un manque qui a bien du mal à vouloir s'évanouir
Mais de cette inexistence, comment s'en dévêtir
Ces nuits qui se pensent effaçant les sourires
Des rêves que l'on voit un peu plus s'assombrir

Je me demande si tu me connais vraiment
Cette simplicité que j'affectionne en tout temps
Sais-tu ces sentiments qui m'animent réellement
De ces paroles qui s'échangent spontanément
Si ton esprit doute de mes mots bienveillants
Alors étrangers, nous le sommes véritablement

Si je te disais que la plus belle couleur est le noir
Que l'on a choisi de détourner en deuil ou en désespoir
Or, elle révèle toutes ces autres auxquelles on a cessé de croire
Comme lune et étoiles qui resplendissent au seul ciel du soir
Si à ce sombre tu voulais bien lui accorder l'apparence d'un miroir
Vois alors le reflet de ces chaleureux souvenirs sommeillant dans ta mémoire

Je suis ce clandestin qui suis sa route sans se poser
Qui souris au hasard de chacun de ces chemins de croisés
De ces belles rencontres ou ces retrouvailles de nos passés
J'aime porter ces guenilles de fantôme de l'éternité
Vernir un à un tous mes souvenirs pour les immortaliser
Parler de toi en qui j'ai foi, autour de ces feux de veillée

Est-ce que tu me connais vraiment
A ce que je pense en ce moment
Sais-tu ce que je fais réellement
De ces gestes qui se réalisent spontanément
Si ton esprit croit en quelque chose de médisant
Alors étrangers, nous le sommes sincèrement

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Le plus important

20 Juillet 2015, 09:16am

Publié par bibun

Le plus important

Parfois je plonge mon regard dans le ciel étoilé, lorsque je sens la flamme vaciller avec le risque qu'un jour elle puisse être soufflée.
Alors je me laisse prendre à rêver, à déterrer tous ces rêves que j'ai pu y déposer et du bout des doigts, presque arriver à les toucher.
La douleur je ne veux pas te la montrer, juste continuer à sourire à la fatalité.
Il n'y aura peut-être pas ta main avant l'autre côté, mais ce n'est pas ce qui me rend le plus inquiet...
Ne plus être tourmenté quand les forces viendront à m'abandonner... par quelque chose qui puisse te manquer. La plus belle façon d'aimer c'est au-delà de soi, de moi... parce que le plus important c'est toi.

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La fête des lanternes

16 Juillet 2015, 08:49am

Publié par bibun

La fête des lanternes

Dans ce petit coin de provence, entre vignes et forêt, au sommet de cette minuscule vallée, se trouve mon refuge, mon havre de paix. Dans ce village un petit peu reculé, que chaque pierres façonnées sont parvenues à ériger, de ses murs d'enceintes ou de chacune de ses maisonnées. Des pierres ciselées en pavés déposées qui habillent chaque ruelles qui le traverse, qui se veulent éclairées ou ombragées.
On y vient pour trouver quelque chose de particulier, où les voix s'inclinent avec respect, simplement pour que les murmures puissent en être mieux écoutés. C'est une parenthèse sur le temps, sans prêter attention au levant ou au couchant, où on croise seulement des gens et se racontent des histoires à tous les temps, passé, futur ou bien présent.
Juste des anonymes qui un jour à cet endroit se sont croisés et que les récits ainsi que les échanges ont rendu familiers. D'une parole libérée comme par le passé, célébrer le hasard de s'être rencontrés, profiter de ces instants partagés et le plaisir à chaque fois de se retrouver, chacun avec nos côtés imparfaits, mais le plus important être tel que l'on est et s'apporter les rires qui savent nous réchauffer.
On ne prend pas rendez-vous, c'est juste, toi, moi, nous... Se souvenir seulement de ces jours où... de ces liens qui se nouent par les mains des tisseurs, des fils d'énergie qui se renouent, où les individualités redeviennent du nous. On ne prend pas rendez-vous, on laisse le hasard décider pour nous. On y vient pour se perdre dans le temps et ne jamais perdre son temps, où se privilégient les mots ainsi que les sentiments, dans une époque où la technologie les rend bien souvent inexistant, voire effrayant... Soyons simplement ensemble et partageons ces si agréables moments, cette vie riche émotionnellement.
Il y aura bientôt, cette nuit pas si ordinaire, cette soirée éphémère pour cette fête de la lumière. Elle en sera extraordinaire, puisqu'elle sera la première... Il ne tiendra qu'à nous qu'elle ne soit pas la dernière...
Cette nuit ne restera jamais vaine ou illusoire, elle sera l'éclat de nos rencontres, de chacune de nos histoires ainsi que de nos innombrables espoirs... Ce soir là, quand le soleil s'éclipsera à l'horizon, pour une unique raison, nous nous réunirons, dès le moment où s'éteindront les néons. Dans chaque ruelle, ces lignées exceptionnelles portant dans leurs mains l'étincelle, des photophores, des lampions, des bougies ou des chandelles, comme autant d'étoiles dans le ciel. Du bas de cette minuscule vallée, observer ce petit village perché, où se distingue cette vive luminosité qui dissout l'obscurité et apparaissent ces visages baignés par cette clarté.
Viendras-tu à cette fête des lanternes que le temps est parvenue à faire oublier... Partager ce si loin passé et une fois encore, s'en émerveiller.

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Je sais pourquoi je vis

4 Juillet 2015, 07:31am

Publié par bibun

Je sais pourquoi je vis

Je sais pourquoi je vis
Même si tout fut indécis
Une si silencieuse maladie
Un corps tellement affaibli

Une respiration qui fut artificielle
Nuits à la fenêtre observant le ciel
Cherchant un courant d'air providentiel
Tant de sommeils sacrificiels

Trop d'anesthésies générales
Une fatigue en épuisement total
Se battre contre le corps médical
Toutes ces pertes collatérales

Enfin des réponses inespérées
Que les années finirent par user
Une parenthèse qui allait se fermer
Soudain, il y eut cet orage d'été

La mousson de ta disparition
Endurer la perquisition
Les heures d'inquisition
Toutes mes erreurs d'inattention

L'abandon de ces familiers
Les uns les voir s'éloigner
Les autres devoir les enterrer
Foyer que les flammes ont léché

Cette nuit où j'ai embrassé la mort
Terrassement d'un si maigre corps
Pas une larme sur un triste sort
Capituler sans l'ombre d'un remord

Les yeux ne parvinrent plus à lutter
Lourdement s'allonger et s'enfoncer
Voir s'effacer cette lueur de chandelier
Comme une odeur de souvenirs brûlés

Sentir sur ma peau ce froid d'hiver
Tout doucement s'éteint la lumière
Battements timides cognant contre la verrière
Alors s'amplifie et s'impose le taire

Un réveil brutal en réanimation
Machine qui impulse ma respiration
La faucheuse abandonna sa vocation
Fantôme errant sans destination

Des regards de mépris
Le vide de ses amis
Coupable des non-dits
Complice et non trahi

Endurer le déshonneur
Cette invisible douleur
Des esprits moqueurs
Rester pour l'honneur

Toutes ces nuits ne plus vouloir dormir
De ces lendemains chaque fois pires
Perdre confiance et ne plus sortir
Toi mon ami, mon frère qui a su me faire mentir

Indéfectible dans les pires moments
Cette lettre sous ce petit banc
Attendre seulement le soleil couchant
M'y rendre pour n'y trouver que des mots absents

Il n'y eut qu'un seul écho existant
Bienvenue dans le monde des vivants
Prouve ce que tu vaux vraiment
Laisse parler les mauvaises gens

Toi qui ne t'est jamais vraiment éloigné
Toi qui n'est plus aujourd'hui à mes côtés
Toi que les ailes blanches ont su draper
Toi qui reste toujours dans mes pensées

Je sais pour quelle raison je vis
Je sais pourquoi encore je souris
Je sais quelle route je suis
Je sais la raison pour laquelle j'écris

Jamais je ne l'oublierai
Ceux qui m'ont accompagnés
Un jour, je l'honorerai
Alors une fois encore je reviendrais

Quoi qu'on en dise ou en pense
Je sais pourquoi j'avance
Chacun avec ses repentances
Je n'ai pas de soucis de conscience

Ne me pense pas fragile ou sensible
Les épreuves nous rendent insubmersibles
On peut être surpris par les invisibles
Ces liens qui deviennent indivisibles

Peu importe les peurs
Se relever de ses petits malheurs
Pas de rancœur, il y a pire ailleurs
Donne juste de toi le meilleur

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