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Bulle de mots le blog de bibun

Après moi

29 Janvier 2016, 10:10am

Publié par bibun

Après moi

Te souviens-tu ?
Le pas encore vécu
Victorieux et vaincu
Mais du déjà vu

Une ligne temporelle
Pensées qui s'entremêlent
Cette vision éternelle
Entre terre et ciel

Souvent j'y pense
A nos existences
Une grande souffrance
C'est ma pénitence

Ça semble interminable
Réponses inavouables
Ces idolâtries de fables
Le savoir rend coupable

Je me souviens
Présent et si lointain
L'abandon des siens
Où il ne reste plus rien

Souviens-toi
J'étais peut-être là
Seulement au bon endroit
Après moi, il y aura...

Marcher dans le désert
Vaste étendue de poussière
Comme au temps des primaires
Ça semble encore hier

Je ne fais que passer
Sur ma route d'éternité
Protéger tes secrets
Ces jours pour m'oublier

Je voudrais pouvoir dormir
Rêver de ces si vieux souvenirs
Il est l'heure de repartir
Il reste encore des choses à finir

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Ame de voyageur

23 Janvier 2016, 10:19am

Publié par bibun

Ame de voyageur

C'est presque l'heure
Les dernières lueurs
Âme de voyageur
Avec pourtant cette peur

Qu'allons-nous nous dire
Au moment du partir
Peut-être juste sourire
Que le vent emporte la ire

Était-ce une belle amitié ?
Ou une grande complicité
Découvrir qui l'on eut été
Derrière des morceaux brisés

Comment se vit ce moment ?
Quand s'échoue la fin du temps
C'est un rideau sur le présent
Et ce silence si méprisant

Viendra ce lendemain
Un nouveau matin
Un autre chemin
Mais un vide certain

Il y aura des regrets
A n'en pas douter
Ce qui me permet d'avancer
Voix qui cesseront de s'exprimer

Observer la voie lactée
Une kyrielle de pensées
Chercher l'étoile exilée
Dans laquelle on se reconnait

Sans savoir ce qu'il y aura
Ou même ce qu'il restera
Ce que je sais d'ores et déjà
Je continuerai à croire en toi

Cette fois c'est l'heure
Habitude qui se meurt
Âme de voyageur
Ça fait toujours peur

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Un peu plus loin

18 Janvier 2016, 10:49am

Publié par bibun

Un peu plus loin

Ces chemins qui se séparent
Ça a toujours été mon histoire
Seul, face au coucher du soir
Il ne me reste plus que la mémoire

C'est à chaque fois difficile
Quand s'éloignent les ailes et les îles
Se partagea l'essentiel et non le futile
Toutes ces émotions qui s'éparpillent

Il y a continuellement ces pensées
Lorsque survient l'instant d'après
Un soupir et seulement l'accepter
Des histoires à conter pour ne pas oublier

Nous ne marcherons plus d'un même pas
Ce fut juste un bref moment, un endroit
Il y aura ce perpétuel manque de toi
C'est ma route ainsi que mes choix

Suivre la course du sable dans le désert
Quand vient le temps de se soustraire
Ces éternelles marches solitaires
En haut d'une dune s'asseoir et se taire

Mon visage à la lune à la si étincelante clarté
Pour ce soir, l'envie peut-être de m'accompagner
Partager la solitude d'un astre inhabité
Jusqu'à ce que le jour vienne l'effrayer

Si ce vaste univers pouvait m'être raconté
Des réponses aux questions qui n'en n'ont jamais
Cette sensation de n'avoir pas vraiment existé
Partout à la fois et en même temps si éloigné

Un dernier regard en arrière
Sache que je continuerai à m'en faire
M'envoler vers d'autres terres
Des peintures suspendues dans ma sphère

Nous ne nous retrouverons plus là-bas
Il y aura toujours une pensée pour toi
Peut-être un jour ? Encore une fois ?
Toutefois, seul le vent en décidera

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Je ne te dirais pas

17 Janvier 2016, 09:15am

Publié par bibun

Je ne te dirais pas

Je peux comprendre l'euphorie. Je peux comprendre la parole jusqu'à perdre souffle. Je peux comprendre la colère sourde ainsi que le silence. Je peux comprendre de perdre pied, de trébucher, la peur ou encore le mal être qu'on ne partage pas, afin de préserver les autres jusqu'à s'éloigner d'eux. Je peux comprendre les longues marches solitaires sans savoir où l'on va, loin de toute agitation, le seul endroit où la pensée parvient à s'exprimer. D'abord frémissante avant qu'une ébullition d'idées apparaisse et parte dans tous les sens. Je peux comprendre la fuite, courir jusqu'à épuisement, finir ventre à terre avec le visage respirant la poussière. Puis finalement s'apercevoir que cette fuite que l'on pensait si lointaine n'a toujours été que du sur place.

Je peux comprendre l'envie d'avancer seul par la perte de confiance aux autres, par l'absence de quelqu'un qui ne reviendra jamais, où la seule pensée consume de l'intérieur. A cause des personnes qui te jugent sans te connaître, parce que c'est plus facile d'avoir un bouc émissaire pour ne pas se regarder en face. S'éloigner de toutes les langues de pute qui ne parlent que des absents, des soirées inondées par la foule où l'on ne sent pas à sa place, où chacun se retrouve seul sans parler à quiconque, si ce n'est s'évader avec son smart... Avancer seul pour mieux se retrouver en fuyant l'hypocrisie à laquelle on ne souhaite plus accorder de valeur.

Par contre, jamais je ne comprendrais ce que tu ressens au fond de toi. Je n'ai pas envie de te dire que je comprends tes douleurs, parce qu'elles sont propre à chacun. Peu importe les similitudes au fond, c'est pas ce qu'on souhaite entendre, même en me glissant dans tes chaussures, tes souvenirs ne seront jamais les miens, tes émotions jamais les miennes...

Je pourrais seulement imaginer par mes expériences, différentes des tiennes. On a tous notre ombre qui nous suit, plus sombre pour certains que pour d'autres, parce que nous sommes confrontés par toutes sortes d'événements tout au long de notre parcours, des pertes sévères, des maladies qui nous dévorent, des échecs cruels, des fosses dans lesquelles il peut nous arriver de tomber, tellement profondes qu'une part de soi peut être amenée à mourir avant de parvenir à en sortir.

Je pourrais te raconter des histoires bien pires de personnes qu'il m'aura été donné de croiser, mais tu n'auras pas envie de les entendre, parce que ça n'enlèvera pas pour autant la douleur qui est là. Il te faudra seulement marcher. Marcher encore. Marcher plus loin et bien au-delà.

Plus d'une fois on te promettra que laisser le temps faire, ça aura la possibilité de tout guérir... Le temps ne guérit absolument rien... Il te permet seulement d'accepter ta douleur et de continuer avec, car elle est dans l'ombre qui accompagne chacun de tes pas.

Je ne désire pas te raconter de conneries, te dire que tout finira par s'arranger, mais que l'espoir néanmoins te donnera le courage de déplacer les montagnes. Qu'il pourra faire renaître les sourires pour masquer tes larmes ainsi que des rires pour couvrir tes maux.

La vie continuera, différemment, un autre regard sur tout ce que l'on pensait savoir voir. Une vie beaucoup plus sélective pour n'en conserver que les belles rencontres, des échanges ainsi que du partage de véritables valeurs et plus superficielles. Ces rencontres riches, de croiser des personnes qui ne te diront jamais je te comprends, mais qui s'imagineront simplement, laissant à chacun de raconter sa propre histoire, avec ses ressentis ainsi que ses émotions... Alors se comprendra seulement le même langage.

Parlons de demain, même s'il n'existe pas, sans juger qui que soit... partageons encore ces moments là et foutons nous de ce que l'on en pensera.

Vivons d'espoir même si tout est peint en noir, parce que ça fera toujours chier les charognards.

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Le mur des murmures

13 Janvier 2016, 09:13am

Publié par bibun

Le mur des murmures

Puis un jour ce mur c'est érigé
Etait-ce un hiver ou bien un été ?
Si épais et impossible à escalader
Imposante porte pour nous séparer
Sans poignée, juste une serrure sans clef
Chacun adossé, chacun de son côté

Au regard de l'autre seulement invisibles
Des mots devenus absolument inaudibles
Odieux murmures tristement nuisibles
Le temps impose des réponses prévisibles
Un silence qui parvient à être paisible
Se souvenir alors des choses irrésistibles

Une vision détournée
Chacun le regard de son côté
Des multitudes de pensées
Impossibles à prononcer
Toujours pas l'envie de renoncer
L'espoir avec s'accrocher

Des saisons qui se meurent
Biens des hivers, biens des fleurs
Etre ici et pas ailleurs
Ne rester qu'un simple conteur
Avec des mots résurrecteurs
Un ultime battement de coeur

Un tout autre horizon
Pas la même direction
Des paroles en perdition
Une porte d'insonorisation
Devant nous, une destination
De nos chemins d'expiation

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