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Bulle de mots le blog de bibun

Nos mots qui flottent au vent

28 Août 2017, 12:22pm

Publié par bibun

Si l'on riait encore un peu
De nos jours pas si glorieux
Ou de nos rides qui nous font vieux
Profiter de ces instants chaleureux
 
Soyons juste taquin
Sans être mesquin
Soyons riche de rien
Sans se lâcher la main
 
Si l'on jouait à la courte échelle
Pouvoir se hisser dans la nacelle
La toile se gonfle et déploie ses ailes
Et s'envoler jusqu'au balcon du ciel
 
Dans ce ballon pour nulle part
Laissons faire le hasard
Peut-être un autre aérogare ?
Mais encore voir et toujours croire
 
Si l'on se souriait encore au passage
De la bienveillance sur nos visages
Lorsque défile les paysages
Notre si insouciant voyage
 
Suivons seulement la route zodiacal
Que traversent les aurores boréales
Apercevoir la définition du subliminal
Et pour quoi pas décrocher une étoile
 
Si elle était là juste pour te rappeler
Quoi qu'il arrive de ne surtout jamais oublier
Que toute histoire vaut la peine d'exister
Seulement si elle peut être racontée
 
Allons parcourir un peu plus l'univers
D'autres légendes et d'autres chimères
D'un même pas fouler chacune de ces terres
Alors continuons juste à nous plaire
 
Si l'on oubliait tout simplement le mauvais
Récolter ce que l'on a jadis pu semer
Les souvenirs du meilleur qui fut partagé
Et voir l'aube de nos amours encore se lever
 
Dans notre ballon flottant au gré des vents
Ces mots qui nous entourent et restent en suspend
Peut-être pour pouvoir les entendre plus longtemps
Chacun de nos je t'aime murmurés par nos sentiments

 

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La baleine bleue

23 Août 2017, 15:16pm

Publié par bibun

M'imaginer ce mammifère
Paisible vie sous les mers
Cette lointaine fable d'hier
Devenue à présent si mortifère
 
La baleine bleue
Qu'un simple jeu
On rit juste un peu
Rien de soupçonneux
 
C'est seulement des défis
Avec des vidéos à l'appui
On me like donc je vis
Plus être l'inconnu que l'on fuit
 
Je suis aimée
Même acclamée
Des ailes m'ont poussées
Je peux encore me surpasser
 
C'est à peine cinquante défis
J'ai ce public qui me suit
L'adrénaline et la douce folie
Rêve accessible que d'avoir des amis
 
Au tout dernier, on me demande de me tuer
Presque impossible de pouvoir s'arrêter
La fête ne peut pas se terminer
On ne meurt pas vraiment pour de vrai
 
Maman... Papa... ?
C'est moi ou il fait si froid
Punissez moi encore une fois
Promis, je ne recommencerai pas
 
Pourquoi cette dernière vidéo ?
Tellement de cris et de bravos
J'étais seulement mal dans ma peau
Est-ce que je peux reprendre à zéro ?
 
Dans les profondeurs j'ai suivi la baleine bleue
Ni légende ni même d'épilogue heureux
Je n'entends plus la clameur de mes amis si précieux
Dans ce jeu qui ne me semblait pas si dangereux
 

 

 

Pour en apprendre plus sur ce stupide jeu qui sévit sur les réseaux sociaux ciblant les adolescents :

http://www.20minutes.fr/high-tech/2023643-20170302-blue-whale-jeu-morbide-reseaux-sociaux-pousse-ados-suicide

 

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L'extraordinaire légende oubliée de l'homme au parapluie

20 Août 2017, 13:57pm

Publié par bibun

Il existe une très ancienne légende que l'on retrouve dans beaucoup de cultures et de civilisations aujourd'hui disparues sous toutes formes de représentations, mais avec un point commun, toujours avec ce qui pourrait s'apparenter de nos jours à un personnage abrité sous un parapluie. On a pu suivre cette histoire devenue légende à travers les âges, par des peintures, des dessins, des gravures, des sculptures... retrouvés sur les plaines de Nazca, sur des papyrus, des totems amérindiens, aperçus également sur la vieille muraille de Chine, sur des colonnes d'anciens temples grecs... On connait ce récit sous différentes appellations selon où il peut être raconté, rain man, nuage dansant, monsieur parapluie, entre les gouttes... On ne le croise qu'un jour pluvieux, même s'il ne s'agit que d'une simple averse de quelques minutes. Toujours au détour d'un sentier, un chemin de traverse, longeant le littoral, en pleine forêt ou sur les hauts plateaux des grandes plaines. Jamais dans des artères bondées, sur les larges trottoirs où circulent les pressés ou encore là où abonde le monde, parce que la rencontre ne peut se faire que quand l'esprit veut se maintenir hors du temps. S'accorder un peu de répits loin de la civilisation en plongeant dans ses pensées au milieu de cette nature qui ne se pose aucune question. Elle vit tout simplement, rien ne la dérange, qu'elle soit tantôt calme ou furibonde, juste reine en son royaume. Avec pour seule bannière, tout prend naissance à un endroit et s'achève dans un autre espace et un autre temps.
Puis un jour l'envie est là, de connaître toute l'histoire, les différentes légendes de par le monde. Tomber sur un ouvrage, s'asseoir et seulement vouloir le parcourir. Pouvoir un jour, à son tour la raconter.
 
Je suis une femme, ni trop jeune ni trop vieille, parce que ce n'est pas important. Mon nom, je vous le confierai à la fin de mon histoire, parce qu'à ce moment il n'est pas important. L'endroit exact où je me trouve ? Je vous dirais juste que je suis assise sur un large rocher en bordure d'un sentier qui domine tout. Une végétation riche, libre et encore rebelle qui m'entoure, qui tapisse la pente qui se déroule sous mes yeux, jusqu'à se noyer dans cette étendue d'eau qui termine l'horizon. Mer ou océan, je ne vous le confierai pas. Ne cherchez pas l'endroit, cela ne servirait à rien, vous ne le trouveriez pas de toute manière. On ne croise pas l'homme au parapluie, c'est toujours lui qui vient à votre rencontre. J'aime à penser que l'homme au parapluie est un petit peu comme un boomerang. Dans sa course, il va certainement attirer l'attention de regards, certains vont vouloir observer jusqu'au bout, depuis quel endroit est-il parti. D'autres vont simplement regarder ce passage devant eux, apprécier ce bref moment et se plonger dans leurs pensées pour imaginer une suite. L'endroit n'est pas important, par contre si je vous disais que le temps lui a toute son importance. Ce jour là assise sur mon rocher bordant ce petit sentier, surplombant l'immensité de cet endroit au milieu de ce quelque part, le ciel était bas, gris sans être trop sombre ni trop menaçant. La température était quand même clémente, une fin d'été probablement. Probablement, parce que la période n'est pas importante non plus. Pour quelle raison le mot revient si souvent dans mon récit ? Ça aussi ce n'est pas encore le bon moment pour le découvrir. Moi aussi je suis quelqu'un qui se mêle au bruit, qui me confond dans une foule, qui aime la fête, la musique qui l'accompagne bien souvent, les lumières d'une terrasse aux bougies, ou aux néons qui baignent une grande tablée que l'on partage et où résonnent bien des rires. Tout ce brouhaha qui nous conduit parfois à apprécier le silence, à la réflexion, à certaines émotions que l'on a laissé de côté, peut-être un peu trop longtemps ou est-ce seulement le bon moment. Ce besoin de solitude pour penser à ce trop plein qui nous submerge qui réveillent des moments de notre existence, entre doutes, peines ou le manque de quelqu'un. Toute une constellation de souvenirs ou de sentiments.
 
Ce jour là, assise sur mon rocher, le regard plongé dans l'immensité qui se jouait devant moi sans trop fixer quelque chose de précis, certainement qu'à ce moment, la pensée m'entrainait également ailleurs, j'entendis des pas résonner au loin. Des crépitements de petites pierres, de branches ou de petites feuilles bousculées par des pas. J'essuyais seulement mes yeux embués sans qu'aucune larme n'ait coulée, parce que c'est quelque chose qui m'appartint et que je ne voulais pas montrer. Il y a cette colère naissante d'être dérangée dans son moment de solitude, mais après tout ce n'est qu'un bref passage. Ces pas continueront le long du chemin, puis le silence reviendra. J'aperçus tout d'abord la cime d'un très large parapluie grand ouvert, alors qu'il ne pleuvait pas. Puis dessous, un visage souriant avançant à cadence légère, comme si chacun de ses pas possédaient une valeur extraordinaire. Très surprenante vison au milieu de nulle part, puisque comme je vous l'ai expliqué ça n'a jamais été l'endroit le plus important. Je ne parviendrais même pas à vous décrire le personnage, ni ses vêtements ni même son physique. Juste un paisible sourire, son immense parapluie et autre chose que je vous révèlerais que plus tard, parce que ce n'est pas tout a fait le moment. Je pensais que nous allâmes seulement nous croiser, partager un regard de courtoisie et reprendre chacun le cours de nos vies sur des routes complètement différentes. Se croiser qu'une seule fois, comme cela arrive en permanence, car il n'y a pas toujours la raison qui fasse que nos destins écrivent une histoire commune. L'homme au parapluie continua sa marche sans en modifier son rythme, toujours en souriant, regardant toujours droit devant, sans même me regarder ni être gêné par ma présence. Peut-être sa façon à lui d'avoir son moment de solitude, mais la seule ombre au tableau, c'est ce sourire paisible de lui qui en émanait. Il continua d'avancer sereinement, plongé probablement dans son esprit, puisqu'il ne fit même pas attention à moi. Il est presque à ma hauteur, moi qui le voyait déjà poursuivre et quant à moi, retrouver mon instant de calme, mes souvenirs ainsi que mes pensées, m'accorder ce petit temps de peine trop longtemps mis de côté. Or, ces petites attentes, désirs ou souhaits qui vous projettent dans votre inconscient savent aussi vous faire perdre le fil du présent, et ce fut le cas ce jour là. Je ne fis pas de suite attention que l'homme au parapluie s'assit juste à côté de moi, sans mot dire, sans même un regard, le sien comme le mien en direction de l'horizon. Bizarrement, je ne fus même pas effrayée ni même ne me sentis menacée, par cet homme abrité d'un parapluie, alors qu'aucune goutte ne tombait. Je n'éprouvais même pas le besoin de m'éloigner avec cette peine qui fut mienne. Puis il y eut cette odeur dans l'air, cette essence parfumée portée par le vent de différents effluves humides. Ce fut à cet instant aussi qu'une première goutte de pluie s'entendit s'abîmer contre la toile de son parapluie. Contre toute attente, il le souleva, le ferma délicatement et vint le poser à côté de lui.
 
Juste derrière s'en suivit quelques autres avant qu'une pluie fine en continue vienne brouiller le décor et nous mouiller. De là, tes yeux ne peuvent s'empêcher de se poser sur le parapluie, qui est juste à portée de main, mais pas le sien, toujours à observer le lointain. Ses doigts virent seulement tapoter la toile et ce fut la première fois que j'entendis le son de sa voix. Souvenez vous de ce que je devais vous révéler plus tard ? Les trois seules choses dont je me souviens de lui, son sourire, son parapluie et la troisième, le son de sa voix, parce que c'est le bon moment. Je suis certaine que vous vous demanderez, ce qui est plus important maintenant, que tout à l'heure. En quoi mon récit va changer quelque chose à ce moment précis de l'histoire ? Je me suis posée les mêmes questions, dès lors qu'il prononça sa première phrase.
"Le parapluie n'est pas important à ce moment précis, tu le comprendras juste un petit peu plus tard, fais moi confiance" clarifia-t-il en refermant complètement sa main autour du parapluie.
 
Il y avait ce je ne sais quoi dans le timbre de sa voix, une plénitude égale à son sourire, ni trop forte ni trop basse, pas un sursaut ou grésillement. L'envie d'écouter, même sans le connaître. Pas encore totalement confiante, mais sans être méfiante. Un calme qu'on a le plaisir d'écouter, mais où toute phrase à ce sens qui parvient à nous parler, à nous questionner, peut-être pour nous pousser seulement à nous écouter.
Alors se raconta une histoire que je ne pus qu'écouter.
 
"Nous aussi nous appartenons au temps, tout comme ce qui nous entoure, tout comme la pierre sur laquelle nous sommes assis, qui partage pour l'heure notre temps, qui en a partagé d'autres et en partagera encore avec des nouvelles personnes. On suit la course du temps, tout le temps. On vit des choses douces, amères, joyeuses, tristes... On conjugue aussi parfois notre temps avec des êtres chers. On chérit ce temps de bonheur, on le pleure aussi quelquefois quand se perdent ceux qui ne sont plus là. On se retrouve devant des portes derrières lesquelles on ne sait pas ce qu'il peut y avoir de l'autre côté, une pièce à quatre murs, un autre chemin, des nouvelles personnes, des anciennes que l'on retrouve, des souvenirs d'autres qui ne sont plus, mais qui se ravivent... On peut ouvrir une porte des milliers de fois sans y voir quelque chose de spécial, puis un jour il y a cette fois de plus qui fait toute la différence, où se découvre un moment merveilleux qui ne se vivra qu'une fois. Mais son contraire pourra également se produire. Parfois, quand on a la main sur cette poignée, il y aura cette question qui viendra s'inviter, c'est quand le bon moment ? Tout se vit dans le temps, d'abord on tâtonne, on se trompe aussi, on perd, on gagne, on rit, on pleure, puis au fil du temps, on découvre et on comprend. Parce qu'un jour on se pose une question, et on n'a plus de théories, juste une réponse. Car une théorie n'est pas une réponse, se sont des possibilités. Une réponse simple et claire, c'est d'avoir su profiter du temps pour rayer toutes les théories qui ne nous correspondent pas ou plus. D'une personne à l'autre, bien évidemment qu'une réponse à une même question sera différente, sans pour autant que personne n'ait tort, parce que tout dépendra comment chacun vivra son temps et les expériences qui se seront vécues pour chacune d'entre elles. Nous sommes tous différents, chacun avec sa perception du temps, plus vite ou plus lentement, mais nos temps se croisent aussi, partager le même espace temps pour un temps avant que chacun retourne à son propre temps ou en partage un nouveau. Même si chacun vit les choses à sa façon, on partage tous les mêmes émotions qui apparaissent chacune en son temps. Tout le monde reste unique et pourtant nous partageons tous quelque chose en commun, le même récipient. Ce fameux vase que l'on ne voit pas, mais où l'on sait à quel moment cette fameuse goutte parvient à faire déborder le vase. Comment se vide t-il ? En laissant s'exprimer la tristesse ou bien la colère ? Se vide t-il complètement ou juste la partie en surface qu'on aura juste effleuré de la main ? Faut-il exprimer ce trop plein quand il est là ou attendre un peu pour le vider d'avantage ? Comment fait-on pour le vider entièrement, est-ce possible ? Comme on dit chaque en son temps, il faut seulement vivre son temps, où il n'y a pas de mauvaises expériences, parce que même dans celles là, il a toujours une aube claire, même si ce n'est que la finalité. J'avais mon visage à même la terre, je me suis relevé, j'ai pris le temps nécessaire pour soigner mes ecchymoses. J'ai appris à me surpasser et je me suis mis à courir de nouveau avec le temps."
 
Puis il se tût, sans jamais avoir dévié son regard de l'horizon. J'ai écouté son récit avec ce même timbre de voix calme et ce, peu importe l'émotion, sans non plus avoir perdu son sourire. Il resta là, à côté de moi, mouillés par la pluie, mais il n'y avait même plus de désagrément. Ça ne pouvait plus être pire que nos vêtements collants, nos cheveux complètement plaqués sur notre front ou dans la nuque. Le pire on y était déjà, parce qu'à ce moment là nous étions dans le même état, il ne pouvait pas y avoir ce regard avec le mauvais reflet de nous même. On aurait pu juste rire de nous même. J'attendis après le silence, quelques minutes, de longues minutes, un très long moment certainement, mais l'homme au parapluie resta imperturbable, sans reprendre la parole. Je ne sais pas ce qu'il attendait, peut-être que je prenne la parole. C'est ce que je fis, sans pudeur, sans faillir ni faiblesse. Pas d'un ton calme comme le sien, avec parfois une teinte de colère, des brefs sursauts par une gorge nouée. Je ne vous raconterai pas ce que je lui ai confié, parce que ce n'est vraiment pas important. C'est plutôt ce qui s'en suivit. A mesure que je parlais le temps s'écoulait, combien de temps ? Longtemps. La pluie cessa, les nuages se dissipèrent, le ciel bleu revint, nous sommes l'après midi, au milieu ou un peu plus tard. J'ai continué encore et encore, de temps en temps je l'observais, lui toujours a fixer l'horizon. M'écoute-t-il ? Est-il là ou dans ses pensées ? Il est toujours là et pas parti. Je lui confie mon ras le bol, mes contrariétés, mes peines, même celle que je ne pensais pas réussir à dire à quelqu'un. Puis l'émotion me submerge, je sens des larmes dans mes yeux et coulent le long de mes joues. Il s'est alors retourné vers moi. Il a posé ses mains, juste sous mes yeux et m'a juste murmuré
"Non, ce n'est pas encore le moment"
Je me suis reprise, je n'ai pas perdu le fil, jusqu'à ce que le silence s'impose une nouvelle fois. Je n'avais plus rien à dire. Juste à profiter ensemble du paysage, sans parler de quoi se soit.
Un instant plus tard, il se releva, près à reprendre sa route avec son parapluie. Alors je lui souris, lui tendis la main et lui confia :
"Merci pour ce moment, je m'appelle Talie et vous ?"
"Il n'y a vraiment pas de quoi. Mon nom n'est pas important, appelez moi seulement monsieur parapluie si le coeur vous en dit."
Je ne pus m'empêcher de rire.
"Au fait, il sert à quoi au juste votre parapluie, pas à protéger de la pluie en tout cas" ?
"En voilà une bonne question qui arrive juste au bon moment. Ça a toujours été lui le plus important, parce que c'est surtout de lui dont vous souviendrez. Il faut parfois de l'inconfort pour ressentir chaque chose, aurions nous discuté de la même façon sous le couvert de mon parapluie, la résonance n'aurait pas été la même, ne pensez vous pas ?
"Dois-je répondre à cette question"?
"Seulement si vous pensez avoir la réponse et pas exprimer une théorie. Est-ce que vous avez un parapluie ? Cela restera la meilleure manière de le découvrir. Au-revoir Talie, ne tardez pas non plus à reprendre la route, parce que les réponses ne sont plus ici. Vivez tout simplement, car dès ce moment beaucoup de choses seront différentes. Vivez, marchez, courez, riez... Et attendez juste le bon moment."
"C'est quoi et quand le bon moment ?"
"C'est le moment où vous renverserez complètement votre vase et le quand, c'est quand vous vous sentirez le mieux. Parce qu'à ce moment, pour vivre les choses intensément, vous aurez envie de renverser la table et le vase qu'il y a posé dessus. Vous vous sentirez merveilleusement bien et vous allez pleurer, des larmes que vous ne pourrez pas retenir. Ça ne sera pas juste dans les yeux, mais ça vous fera mal au ventre, vous aurez des spasmes. C'est tout votre corps qui va se libérer de beaucoup trop de choses. Vous rirez, vous pleurerez, tout va se mêler. Ça sera incontrôlable, intense, mais après... après tout ira pour le mieux. Vous saurez ce qui est important, ce qui l'est moins, ce qui doit attendre, juste pour arriver à ce bon moment.
 
Il sourit, ouvrit son parapluie et disparu dans l'horizon.
 
Pour conclure, est-ce une légende ou une histoire inventée de toute pièce, mais est-ce important? La seule question que j'ai envie de vous poser. Est-ce que vous verrez toujours les parapluies de la même façon ? Allez-vous vous retourner quand vous croiserez quelqu'un avec un parapluie ? Juste bavarder et pour quoi pas raconter cette histoire là. Ça peut être un très bon début de sujet de conversation :)
 

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Une fois encore...

14 Août 2017, 16:47pm

Publié par bibun

Être à nul autre endroit
Seulement ce présent là
Notre première fois
Qu'on oubliera pas

Juste se sourire
Qui parvient à tout dire
L'inexistence du pire
N'avoir qu'un même souvenir

Qu'on le veuille ou non
Ressentir ces vibrantes émotions
Le coeur avant la raison
Sans un semblant d'explication

Ces moments de choix
Pour les vivre avec toi
Du murmure dans nos voix
Éprouver l'abandon du soi

Pas l'un ou l'autre
Juste l'un et l'autre
Pas l'un sans l'autre
Être là l'un pour l'autre

Est-ce qu'on se lasse ?
De nos instants fugaces
Est-ce que l'amour s'efface ?
A chaque fois que l'on s'embrasse

Ou peut-être que seulement
Ce lendemain qui nous apprend
La valeur des sentiments
A mesure que s'égraine le temps

L'attraction de deux corps
Et se désirer encore plus fort
L'apaisement du réconfort
Au lendemain le choyer encore

De ces longues nuits de veillées
Fenêtre ouverte sur un ciel constellé
Océan d'écumes d'un drap trop froissé
Par la vague du désir qui nous a emportée

Un réveil sans toi à mes côtés
Une vie complètement dépareillée
Chercher une nouvelle façon d'exister
Sans toutefois parvenir à y arriver

Trouver des excuses aux retards
A l'absence dans le silence du soir
Des mots qui s'envolent et s'égarent
Impossible de renoncer à l'espoir

Se quitter sans jamais s'oublier
Ces petites choses qu'il peut manquer
Peut-être une histoire inachevée
Tant qu'il restera ce tout inavoué

A chaque fois que l'on s'endort
Songer à l'autre par métaphore
Se séduire une fois encore
Sans l'ombre d'un remord

Laissons le temps nous rappeler
A ce jour qui fut notre premier
Laissons le temps nous ramener
Où je t'aime ne soit plus muet

Si on se disait juste à demain ou plus lointain
Adoucir le regret par la chaleur de nos mains
Avec un irrésistible baiser en clap de fin
Avant de sommeiller si amoureusement bien

 

 

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