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Bulle de mots le blog de bibun

L'amour entre les lignes, la peine entre les mots...

10 Juin 2012, 09:26am

Publié par bibun

Ne pas avoir choisi de l'être, ne pas avoir non plus choisi de naître, où les traîtres font de toi un spectre. Bâtir les murs de sa prison de pleurs et de sang, le prix des tourments, la tortures des mécréants et des funestes chants. Penser mériter le sort qui a été désigné, tout le mal que l'on puisse s'imaginer, se l'infliger pour avoir simplement l'impression, une timide illusion de se sentir soulager, apaiser. Lorsqu'il y a trop de violence, quand la peur se vit à outrance, vouloir seulement une dernière danse, quelques pas pour prendre de la distance et tirer sa révérence. Une lourde sentence pour que cesse la souffrance, parce que la pénitence n'a jamais eu d'existence. Il n'est resté que pour seule délivrance de fuir la démence et s'imprégner du goût du silence. Il y a des permissions qui ne peuvent être accordée, lorsque l'heure ne devait pas sonner, la désertion ne peut-être envisagée, accepter seulement cette fatalité. Se retrouver condamner par la faucheuse pour avoir voulu rompre le fil des tisseuses. Quel pourrait être le supplice infligé sur une mort programmée, être damné par l'immortalité. Quoi qu'il puisse arriver, quoi qu'il puisse se passer, en connaître l'infinie douleur, le poids du malheur, mais l'impossibilité d'en échapper et du temps en être devenu le prisonnier. Profiter de cette éternité, faire transpirer le meilleur que l'on puisse posséder, abriter, renfermer... Montrer que tout n'est pas dissolu, ce que l'on ne remarque plus, tout ce que la mémoire a pu effacer, tout ce que la vie a pu broyer, égratigner, enterrer... Il est possible de te montrer chaque nuit ce ciel étoilé, les légendes qui y sont nées, te faire entendre le rugissement du lion, celui qui redonnera à ton coeur la passion. Être touché par la confusion des sentiments, que le temps a rendu fuyant. Lorsque les sourires sur ton visages se dessineront à nouveau, que l'inamoramento qui te faisait défaut puisse s'exprimer par mes mots, nos routes finiront alors un jour par se séparer, mais surtout n'oublie pas tout ce que j'aurais pu te raconter, ce que l'on aura pu se donner, partager, échanger... Puis avant de partir, que ma silhouette dans le lointain puisse s'évanouir, je voudrais te confier avec solennité, celui que je suis ne le devient jamais... ce fantôme de l'éternité.

 

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