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Bulle de mots le blog de bibun

Des mensonges pour se déguiser

19 Juillet 2012, 05:31am

Publié par bibun

Si dès les premières paroles échangées des petits mensonges devaient s'y diluer, même les plus infimes que l'on trouve sans intérêt... Est-ce que derrière ces ombrages dont la voix sait parfois lisser, des mensonges plus gros ne peuvent-ils pas s'y dissimuler. Le silence doit s'imposer... avoir le mérite de l'honnêteté et délaisser des déguisements déjà biens élimés... car personne n'est parfait et ne le sera jamais.

 

mensonge-menteur-trahison-confiance.jpg

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Le pacte des silencieux

8 Juillet 2012, 18:18pm

Publié par bibun

Vouloir se trouver quelques fois a bien d'autres endroits
A cent mille lieues des empreintes qu'ont pu imposer nos pas
Se laisser soulever par l'apesanteur et s'élever face aux camouflets
S'isoler pour ne pas montrer ce que peut infliger les quolibets
Chevaucher le vent en se laissant porter par le courant ascendant
Une fuite en avant jusqu'à ce que le temps essouffle ce côté exaltant
Finir par choir violemment au milieu de lieux exigus, sombres et miteux
Là où les ombres et le sombre ont signé le pacte des silencieux
Ces mots dits devenus maudits qui ont cessé à présent d'être prononcés
Paroles aujourd'hui étranglées que jadis n'aurait pu laisser présager
Quand il n'y a plus que le bruit du tic tac pour rythmer l'existence
Le temps qui passe n'est plus qu'un miroir reflétant la réminiscence
Conter ces histoires sans auditoire débutant par un clic pour armer le chien
Un simple bang en épilogue, où s'écrit il était une fin sans penser à demain

 

the-end1.jpg

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La porte qui donne sur l'autre côté

10 Juin 2012, 09:46am

Publié par bibun

Lorsque le ciel peu à peu s'obscurcit
Fantomatique lune qui apparaît et pâlie
Miroir qui effacerait chacun de nos songes
Laissant l'unique reflet de nos mensonges
Course folle que la nuit fait enfin dérailler
Toutes ces pièces que la volonté a su éparpiller
Sol jonché de souvenirs scintillants aux bords tranchant
Brouillard sombre qui tombe réclamant sa créance de sang

Plus d'équivoque, plus de compromis ou de désertion
La nuit impose son souffle avec sa timide respiration

L'heure de devoir faire face à toutes ses contradictions
Mettre à plat ses erreurs, ses sempiternelles convictions
Parenthèse silencieuse des ombres sur des vies endormies
Mélodie nocturne qui nous berce de ses couplets interdits
Lune qui sait crayonner la noirceur des reliefs de cette vallée
Miroiter l'éclat des ténèbres sur cette imposante porte à son sommet
De l'autre côté des palabres viennent à ricocher contre les parois
Déchaînements de murmures à peine perceptibles des démons d'autrefois

Plus d'équivoque, plus de compromis ou de désertion
La nuit impose son souffle avec sa timide respiration

Gravir cette inclinaison comme hypnotisé par cette étrangeté
Pouvoir admirer de plus près les gravures ciselées dans l'acier
Caresser les reliefs de cette entité lugubre à la couleur de cendre
La dernière chose insensée pour laquelle on ait envie de s'éprendre
Écouter sans mot dire le sifflement des chuchotements des déments
Comme autant de piques aiguisées pour un épilogue des plus sanglant
Des esprits belliqueux déchus d'humanité par leur soif sanguinaire
Avec pour seul instinct primaire se sustenter de lambeaux de chair

Plus d'équivoque, plus de compromis ou de désertion
La nuit impose son souffle avec sa timide respiration

Furieuse envie de découvrir les horreurs qu'elle peut bien dissimuler
Le contraire, impensable vérité, nul ne pourrait même l'imaginer
Car ce qui fut un jour sanctifié, deviendra tôt ou tard diabolisé
Tant qu'il y a de quoi pactiser, même les anges peuvent collaborer
Laisser le silence accompagner ses pas jusqu'au seuil de l'entrée
Mais la raison a parfois ses raisons pour que celle-ci en soit ignorée
Le néant possède une allure qu'elle peut librement faire s'inviter
Peut-être par contrariété, pour accabler ou simplement tourmenter

Plus d'équivoque, plus de compromis ou de désertion
La nuit impose son souffle avec sa timide respiration

Pas de seuil ni même de devanture à cette porte qui n'a nul raison d'exister
Imposante, majestueuse... tant de qualitatifs et pourtant difficile à nommer
Observer de plus près ces anges et démons délicatement ciselés dans l'acier
Pas de heurts, de combats ni même d'animosité ne paraissent les posséder
Aucune agressivité ne semble y transpirer, un pacte signé à devoir honorer
Juste une poignée ronde argentée à tourner, un élan à donner, puis, l'après...
A cet instant l'heure des troublantes vérités, des myriades de questions à s'imposer
Se convaincre d'abdiquer et autant de persévérer, mais comprendre qui le pourrait

Plus d'équivoque, plus de compromis ou de désertion
La nuit impose son souffle avec sa timide respiration

Tous ces maux étranglés, comme autant de pitance donnés à la géhenne pour subsister
Tant de raisons valables de l'invoquer, tout autant inavouables de ne pas s'impliquer
Il y a bien longtemps qu'on a su trouver aux mots le pouvoir de les exorciser
Les préteurs sur gage ont su apporter les arguments pour parvenir à les estimer
Savoir y mettre le prix, tout peut se monétiser et même la morale ne peut y échapper
Les croyances ne sont pas prêtes à devenir des vestiges du passé, des préceptes oubliés
Il y aura toujours ces vallées avec une porte à leur sommet où nos pas sauront nous y mener
Main posée sur la poignée, la faire tourner puis pousser... Découvrir si la vérité peut brûler

Plus d'équivoque, plus de compromis ou de désertion
La nuit impose son souffle avec sa timide respiration

Pas de paysages calcinés, pas de brume enfumée, pas de visages écorchés ni même de damnés
Aucun de ces clichés auxquels il serait possible de penser ou même de pouvoir s'imaginer
Ni d'arbres brûlés aux feuillages incandescents ni même de buisson ou de champs ardents
Juste une vision panoramique imprenable et tout aussi nocturne surplombant l'autre versant
Au sol, une simple inscription à lire, ni le paradis ni l'enfer, leur tyrannie s'applique ici
Parce que chacune de nos émotions ressenties, éden ou avanie orientent déjà le sens de nos vies
Quoi que l'on en dise, quoi que l'on en pense, s'y épancher n'y changera rien finalement
Vivre tout simplement, quel que soit son ressentiment, il n'y aura pas d'autre en remplacement

Parce qu'il y aura toujours un autre jour pour remplacer le précédent
Avec une seule et même règle pour les vivants comme pour les absents
Enfer et paradis, des mots donnés pour exprimer une pléiade de sentiments
Vivre chaque chose en son temps, parce qu'après la vie... seulement du vent.

 

Les défis d'Evy, que vous inspire cette image

 

 

La porte qui donne sur l'autre côté

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Pour se comprendre

10 Juin 2012, 09:38am

Publié par bibun

Pour se comprendre, il faudrait se laisser à chacun le temps d'apprendre, ce que l'on recèle, ce qui dans nos coeur ruisselle, chacun de nos sentiments, les passionnant, les exaltant...

Pourtant dans la réalité, vouloir sans cesse se parer pour modifier ce que l'on est, s'entourer de superficialité afin de se sentir apprécier, parce qu'il est toujours plus facile de vouloir changer plutôt que de s'accepter tel que l'on est.

Il est peut-être temps de faire la paix, d'envisager simplement la vie avec ses défauts, ses qualités et que notre naturalité soit appréciée, mais avant tout rester tel que l'on est...

A n'en pas douter, le meilleur que l'on puisse présenter en toute intimité.

Savoir attirer les personnes avec la même sensibilité, la même façon de se passionner, pouvoir discuter, parler jusqu'à s'en trouver déshydraté ou parce que la fatigue deviendrait trop lourde à porter.

Alors pour se comprendre, prendre un temps d'arrêt, le temps de partager, d'échanger, respecter qui l'on est, pour seulement s'apprécier en toute simplicité, en toute amitié, en toute sincérité...

 

amour-perdu.jpg

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L'amour entre les lignes, la peine entre les mots...

10 Juin 2012, 09:26am

Publié par bibun

Ne pas avoir choisi de l'être, ne pas avoir non plus choisi de naître, où les traîtres font de toi un spectre. Bâtir les murs de sa prison de pleurs et de sang, le prix des tourments, la tortures des mécréants et des funestes chants. Penser mériter le sort qui a été désigné, tout le mal que l'on puisse s'imaginer, se l'infliger pour avoir simplement l'impression, une timide illusion de se sentir soulager, apaiser. Lorsqu'il y a trop de violence, quand la peur se vit à outrance, vouloir seulement une dernière danse, quelques pas pour prendre de la distance et tirer sa révérence. Une lourde sentence pour que cesse la souffrance, parce que la pénitence n'a jamais eu d'existence. Il n'est resté que pour seule délivrance de fuir la démence et s'imprégner du goût du silence. Il y a des permissions qui ne peuvent être accordée, lorsque l'heure ne devait pas sonner, la désertion ne peut-être envisagée, accepter seulement cette fatalité. Se retrouver condamner par la faucheuse pour avoir voulu rompre le fil des tisseuses. Quel pourrait être le supplice infligé sur une mort programmée, être damné par l'immortalité. Quoi qu'il puisse arriver, quoi qu'il puisse se passer, en connaître l'infinie douleur, le poids du malheur, mais l'impossibilité d'en échapper et du temps en être devenu le prisonnier. Profiter de cette éternité, faire transpirer le meilleur que l'on puisse posséder, abriter, renfermer... Montrer que tout n'est pas dissolu, ce que l'on ne remarque plus, tout ce que la mémoire a pu effacer, tout ce que la vie a pu broyer, égratigner, enterrer... Il est possible de te montrer chaque nuit ce ciel étoilé, les légendes qui y sont nées, te faire entendre le rugissement du lion, celui qui redonnera à ton coeur la passion. Être touché par la confusion des sentiments, que le temps a rendu fuyant. Lorsque les sourires sur ton visages se dessineront à nouveau, que l'inamoramento qui te faisait défaut puisse s'exprimer par mes mots, nos routes finiront alors un jour par se séparer, mais surtout n'oublie pas tout ce que j'aurais pu te raconter, ce que l'on aura pu se donner, partager, échanger... Puis avant de partir, que ma silhouette dans le lointain puisse s'évanouir, je voudrais te confier avec solennité, celui que je suis ne le devient jamais... ce fantôme de l'éternité.

 

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