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Bulle de mots le blog de bibun

Ces petits vieux

8 Mars 2016, 10:21am

Publié par bibun

Ces petits vieux

Plus proches des cieux
Que du premier cri curieux
C'est dans leurs yeux
A ces petits vieux

Au jour le jour
Un petit tour
Juste les alentours
Si loin les compte-tours

Les choses se font doucement
A l'âge du ralentissement
Allure de tâtonnement
Loin de la jeunesse d'antan

Bien souvent isolés
Un unique calendrier
Plus rien à y noter
La télé pour exister

Ces vieux que l'on klaxon
Ces vieux que l'on bougonne
Ces vieux que l'on couillonne
Ces vieux que l'on rançonne

Où sont passés ces bancs
Les petits vieux s'y réunissant
Avec des souvenirs exaltant
Des rires s'y mêlant

Un bonjour, un bonsoir
Allez fiston, viens t'asseoir
Écoute mes vieilles histoires
Avant que s'efface ma mémoire

Bientôt vieux
Les jours heureux ?
Un almanach cafardeux
De tableaux silencieux

Un éloge à la vie
Aux petits vieux affaiblis
Des yeux plein de nostalgie
Quand se raconte les récits

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L'arbre qui cache la forêt

4 Mars 2016, 09:21am

Publié par bibun

L'arbre qui cache la forêt

Il n'y a plus d'arbre qui cache la forêt
Le béton l'a tout doucement décimée
Un espace de plus en plus étriqué
Peut-être au-delà des terres éloignées

Que sont devenus les automnes enchanteurs
A ces feuilles festoyant de mille couleurs
Juste le bitume avec toutes ses horreurs
Où se respire de la colère et de la rancœur

Beaucoup trop de murs comme isoloir
La verdure se tapisse le long des couloirs
Pour donner un bref sentiment illusoire
Avec une lumière de néon comme semblant d'espoir

Tant de choses parviennent à nous effrayer
Même les gestes de bontés ne sont plus épargnés
Où se dissimule derrière une idée inavouée
Une créance qui un jour devra être honorée

La présomption d’innocence est le jugé coupable
Même lorsque les attitudes sont les plus louables
Peu importe après tout ceux que l'on accable
Le détestable est nettement préférable

C'est bien souvent le négatif qui se pense
D'avoir trop vu de fois s'immoler la confiance
Que sont devenus nos songes et croyances
On ne peut s'oxygéner avec la désespérance

Dans ce monde avec son incroyable civilisation
Qui a connu d'innombrables révolutions
A se battre sans cesse contre les inégalisations
Depuis c'est vrai que tout se vit dans l'harmonisation

Rêver à cet arbre qui cache la forêt
Aux paysages verdoyants encore préservés
Avant que les bulldozers viennent l'enterrer
Peut-être bientôt les vestiges d'un passé ?

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La ballerine

28 Février 2016, 19:18pm

Publié par bibun

La ballerine

Si fragile figurine
Dans sa petite machine
Juste une orpheline
La gracieuse ballerine

Enfermée dans sa boîte à musique
Sous un large couvercle basilique
Et ce perpétuel bruit mécanique
Il n'y a rien de plus mélancolique

Toujours sur le même son
A tourner seulement en rond
Peu importe les saisons
Une belle cage comme prison

Une seule et unique mélodie
Carillonnant en cafouillis
Que le temps a juste vieilli
Sur laquelle elle danse à l'infini

Posée sur une étagère
Où se dépose la poussière
Reste plus que l'imaginaire
Elle rêve à d'autres terres

Prendre vie
Que la nuit
Léger sursis
Mais loin d'ici

Elle valse seule au ciel noir
Au clair de lune son visage blafard
La ballerine pense déjà au prochain soir
Aux étoiles qui détiennent tous ses espoirs

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Ce jour où

23 Février 2016, 22:26pm

Publié par bibun

Ce jour où

Bien des averses ont dû tomber, où il n'y eut plus cette volonté de se protéger et les rêves s'en sont trouvés abîmés.

Même derrière les costumes que l'on peut porter, je sais percevoir les fêlures que l'on souhaite cacher.

Les yeux ne peuvent pas tricher, même si les silences se sont imposés, mais dans lesquels on peut y voir que l'étincelle s'est effacée.

Très certainement par des océans de pleurs qui un jour a su tout emporter, qui a fini par te voir résigner, puis complètement renoncer.

Même en peignant les palissades pour imiter la luminosité, j'aime voir au-delà de ce que l'on souhaite afficher, et y découvrir la misère que l'on a voulu dissimuler.

Tout ce qui peut me toucher, où je ne peux pas faire que passer, comme si de rien était et m'en détourner.

J'aurais envie de m'asseoir à tes côtés, où il n'y aura pas forcément de mots prononcés, mais je pourrais seulement t'écouter.

Il y a tant d'utopies, de rêves et tant d'histoires que je voudrais te raconter, pour peut-être revoir dans tes yeux cette étincelle qui jadis brillait.

La nuit finira par se dissiper, mais avant que le jour vienne à se lever, il y aura mes mains pour t'entourer et t'aider à te relever.

Quelques pas pour t'accompagner, parce qu'il y a une chose importante que je souhaiterai te montrer dès les premiers rayons de luminosité.

Toutes ces couleurs que le sombre a pris la peine d'effacer, tous ces parfums qui s'étaient quelque peu dissipés, tous ces sentiments que la nuit retenait prisonnier.

Il y a surtout cet amour que l'on peut toucher comme ces perles de rosée, quelque chose d'éphémère, mais si tu me l'accordais à chaque lendemain te le renouveler.

Un jour viendra où tu voudras continuer, tout recommencer et finir par m'oublier parce que je suis de ceux qui ne sont pas tout a fait matérialisé.

Entre deux mondes tel un corsaire fantôme, je ne fais que naviguer dans l'éternité avec pour seul pavillon, celui des rêves égarés.

A chaque nuit tombée, je perdrais mon regard vers l'étoile de toi que j'aurais façonné, perdue dans la voie lactée, mais que je pourrais à chaque fois retrouver.

Alors je pourrais sans cesse me rappeler, tout ce que tu es, tout ce qui fut échangé et me laisser charmer par le dernier sourire que tu auras su me donner.

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Ma langue au chat

19 Février 2016, 10:52am

Publié par bibun

Ma langue au chat

Mots dans la tempête
Souffle de poète
Paroles muettes
Nullement désuètes

Allongé sur le sable
Ces chants incroyables
Océan infatigable
Embruns si agréables

Tombe le soir
Un flot miroir
Aux étoiles d'espoirs
Encensant ma mémoire

Tout près de moi
Des empreintes de pas
Ma langue au chat
Était-ce toi ?

Providentielles explosions
Des bouquets d'illumination
Voûte céleste d'inspiration
Lorsque nous étions

Ma plume au vent
Mon regard s'égarant
Perdu dans le firmament
Ciel si réconfortant

Tout près de moi
Des empreintes de pas
Ma langue au chat
Je ne te vois pas

Je rêve éveillé
Aux lettres envolées
A la brise chuchoter
Mes pensées déposées

N'oublie jamais que je
Derrière le silencieux
Ce côté affectueux
Lis seulement dans mes yeux

Une nuit si paisible
Le temps parait extensible
Jusqu'au matin nuisible
Le jour le rend invisible

Tout près de moi
Des empreintes de pas
Ma langue au chat
A notre prochaine fois

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