Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Bulle de mots le blog de bibun

Ame de voyageur

23 Janvier 2016, 10:19am

Publié par bibun

Ame de voyageur

C'est presque l'heure
Les dernières lueurs
Âme de voyageur
Avec pourtant cette peur

Qu'allons-nous nous dire
Au moment du partir
Peut-être juste sourire
Que le vent emporte la ire

Était-ce une belle amitié ?
Ou une grande complicité
Découvrir qui l'on eut été
Derrière des morceaux brisés

Comment se vit ce moment ?
Quand s'échoue la fin du temps
C'est un rideau sur le présent
Et ce silence si méprisant

Viendra ce lendemain
Un nouveau matin
Un autre chemin
Mais un vide certain

Il y aura des regrets
A n'en pas douter
Ce qui me permet d'avancer
Voix qui cesseront de s'exprimer

Observer la voie lactée
Une kyrielle de pensées
Chercher l'étoile exilée
Dans laquelle on se reconnait

Sans savoir ce qu'il y aura
Ou même ce qu'il restera
Ce que je sais d'ores et déjà
Je continuerai à croire en toi

Cette fois c'est l'heure
Habitude qui se meurt
Âme de voyageur
Ça fait toujours peur

Voir les commentaires

Un peu plus loin

18 Janvier 2016, 10:49am

Publié par bibun

Un peu plus loin

Ces chemins qui se séparent
Ça a toujours été mon histoire
Seul, face au coucher du soir
Il ne me reste plus que la mémoire

C'est à chaque fois difficile
Quand s'éloignent les ailes et les îles
Se partagea l'essentiel et non le futile
Toutes ces émotions qui s'éparpillent

Il y a continuellement ces pensées
Lorsque survient l'instant d'après
Un soupir et seulement l'accepter
Des histoires à conter pour ne pas oublier

Nous ne marcherons plus d'un même pas
Ce fut juste un bref moment, un endroit
Il y aura ce perpétuel manque de toi
C'est ma route ainsi que mes choix

Suivre la course du sable dans le désert
Quand vient le temps de se soustraire
Ces éternelles marches solitaires
En haut d'une dune s'asseoir et se taire

Mon visage à la lune à la si étincelante clarté
Pour ce soir, l'envie peut-être de m'accompagner
Partager la solitude d'un astre inhabité
Jusqu'à ce que le jour vienne l'effrayer

Si ce vaste univers pouvait m'être raconté
Des réponses aux questions qui n'en n'ont jamais
Cette sensation de n'avoir pas vraiment existé
Partout à la fois et en même temps si éloigné

Un dernier regard en arrière
Sache que je continuerai à m'en faire
M'envoler vers d'autres terres
Des peintures suspendues dans ma sphère

Nous ne nous retrouverons plus là-bas
Il y aura toujours une pensée pour toi
Peut-être un jour ? Encore une fois ?
Toutefois, seul le vent en décidera

Voir les commentaires

Je ne te dirais pas

17 Janvier 2016, 09:15am

Publié par bibun

Je ne te dirais pas

Je peux comprendre l'euphorie. Je peux comprendre la parole jusqu'à perdre souffle. Je peux comprendre la colère sourde ainsi que le silence. Je peux comprendre de perdre pied, de trébucher, la peur ou encore le mal être qu'on ne partage pas, afin de préserver les autres jusqu'à s'éloigner d'eux. Je peux comprendre les longues marches solitaires sans savoir où l'on va, loin de toute agitation, le seul endroit où la pensée parvient à s'exprimer. D'abord frémissante avant qu'une ébullition d'idées apparaisse et parte dans tous les sens. Je peux comprendre la fuite, courir jusqu'à épuisement, finir ventre à terre avec le visage respirant la poussière. Puis finalement s'apercevoir que cette fuite que l'on pensait si lointaine n'a toujours été que du sur place.

Je peux comprendre l'envie d'avancer seul par la perte de confiance aux autres, par l'absence de quelqu'un qui ne reviendra jamais, où la seule pensée consume de l'intérieur. A cause des personnes qui te jugent sans te connaître, parce que c'est plus facile d'avoir un bouc émissaire pour ne pas se regarder en face. S'éloigner de toutes les langues de pute qui ne parlent que des absents, des soirées inondées par la foule où l'on ne sent pas à sa place, où chacun se retrouve seul sans parler à quiconque, si ce n'est s'évader avec son smart... Avancer seul pour mieux se retrouver en fuyant l'hypocrisie à laquelle on ne souhaite plus accorder de valeur.

Par contre, jamais je ne comprendrais ce que tu ressens au fond de toi. Je n'ai pas envie de te dire que je comprends tes douleurs, parce qu'elles sont propre à chacun. Peu importe les similitudes au fond, c'est pas ce qu'on souhaite entendre, même en me glissant dans tes chaussures, tes souvenirs ne seront jamais les miens, tes émotions jamais les miennes...

Je pourrais seulement imaginer par mes expériences, différentes des tiennes. On a tous notre ombre qui nous suit, plus sombre pour certains que pour d'autres, parce que nous sommes confrontés par toutes sortes d'événements tout au long de notre parcours, des pertes sévères, des maladies qui nous dévorent, des échecs cruels, des fosses dans lesquelles il peut nous arriver de tomber, tellement profondes qu'une part de soi peut être amenée à mourir avant de parvenir à en sortir.

Je pourrais te raconter des histoires bien pires de personnes qu'il m'aura été donné de croiser, mais tu n'auras pas envie de les entendre, parce que ça n'enlèvera pas pour autant la douleur qui est là. Il te faudra seulement marcher. Marcher encore. Marcher plus loin et bien au-delà.

Plus d'une fois on te promettra que laisser le temps faire, ça aura la possibilité de tout guérir... Le temps ne guérit absolument rien... Il te permet seulement d'accepter ta douleur et de continuer avec, car elle est dans l'ombre qui accompagne chacun de tes pas.

Je ne désire pas te raconter de conneries, te dire que tout finira par s'arranger, mais que l'espoir néanmoins te donnera le courage de déplacer les montagnes. Qu'il pourra faire renaître les sourires pour masquer tes larmes ainsi que des rires pour couvrir tes maux.

La vie continuera, différemment, un autre regard sur tout ce que l'on pensait savoir voir. Une vie beaucoup plus sélective pour n'en conserver que les belles rencontres, des échanges ainsi que du partage de véritables valeurs et plus superficielles. Ces rencontres riches, de croiser des personnes qui ne te diront jamais je te comprends, mais qui s'imagineront simplement, laissant à chacun de raconter sa propre histoire, avec ses ressentis ainsi que ses émotions... Alors se comprendra seulement le même langage.

Parlons de demain, même s'il n'existe pas, sans juger qui que soit... partageons encore ces moments là et foutons nous de ce que l'on en pensera.

Vivons d'espoir même si tout est peint en noir, parce que ça fera toujours chier les charognards.

Voir les commentaires

Le mur des murmures

13 Janvier 2016, 09:13am

Publié par bibun

Le mur des murmures

Puis un jour ce mur c'est érigé
Etait-ce un hiver ou bien un été ?
Si épais et impossible à escalader
Imposante porte pour nous séparer
Sans poignée, juste une serrure sans clef
Chacun adossé, chacun de son côté

Au regard de l'autre seulement invisibles
Des mots devenus absolument inaudibles
Odieux murmures tristement nuisibles
Le temps impose des réponses prévisibles
Un silence qui parvient à être paisible
Se souvenir alors des choses irrésistibles

Une vision détournée
Chacun le regard de son côté
Des multitudes de pensées
Impossibles à prononcer
Toujours pas l'envie de renoncer
L'espoir avec s'accrocher

Des saisons qui se meurent
Biens des hivers, biens des fleurs
Etre ici et pas ailleurs
Ne rester qu'un simple conteur
Avec des mots résurrecteurs
Un ultime battement de coeur

Un tout autre horizon
Pas la même direction
Des paroles en perdition
Une porte d'insonorisation
Devant nous, une destination
De nos chemins d'expiation

Voir les commentaires

Deviens feuille sur mon arbre

8 Janvier 2016, 10:28am

Publié par bibun

Deviens feuille sur mon arbre

Lorsque moururent les feux de veillées, épuisés parce qu'ils cessèrent d'être ravivés, les histoires peu à peu, perdirent également de leur luminosité et le silence apporta l'obscurité. Les contes et légendes au fil du temps finirent par s'oublier, trop peu nombreux à les conter et plus personne autour de ces feux asphyxiés pour les écouter...

Au commencement de la terre, il y a de cela plus de quatre milliards et demi d'années n'existait qu'un seul continent entouré d'un unique océan. Au centre de cette vaste contrée accueillante mais stérile de toute existence, s'imposait un gigantesque arbre dont les cimes de ses branches tutoyaient presque le ciel prénommée Era, Déesse et avant tout protectrice de toute vie qu'elle décida d'offrir aux êtres qui peuplèrent son monde, qu'ils puissent être animal, végétal ou humain, avec pour ces derniers une intelligence supérieure, afin qu'ils puissent mieux comprendre le sens de toute chose.

Alors à chaque âme, Era accorda trois existences totalement différentes. A chacune d'entre elle, au cœur de tronc, elle leur proposa d'être tour à tour sur ces terres d'être une source de vie.
"Tu vivras sous une forme végétale, animale ou humaine et tu mourras à chacune d'entre elle. A chaque fin d'existence, tu reviendras près de moi, tu t'allongeras à même la terre, tu redeviendras poussière et un nouveau cycle commencera. Mes racines t'offriront chaleur et réconfort, tu seras la sève qui coulera en moi. Puis un jour, tu seras à nouveau fruit sur mon arbre et lorsque celui-ci tombera, une nouvelle vie commencera pour toi."
"Après ce cycle de tes 3 existences, je te poserai deux questions, dont la première sera décisive, puisque elle te permettra de devenir feuille sur mon arbre. Quand l'automne viendra, agitant mes branches parvenant à faire tomber chacune d'entre elles et que le courant les portera jusqu'au ciel, alors à ce moment, l'éternité des cieux te sera accordé."

"Si tu ne parviens pas à me donner la bonne réponse, alors à ce moment, ta mémoire te sera effacée et tu recommenceras un nouveau cycle de trois nouvelles existences, jusqu'à que la sagesse puisse t'apporter la bonne réponse.

A chaque fois qu'un cycle prit fin, Era posa toujours cette éternelle question...

"Quelle existence eut été la plus importante ?"

La seule réponse qui put avoir grâce à sa réponse, "deviens feuille sur mon arbre"... fut les trois.

Il résidait toujours une question que seules les âmes devenues feuilles purent entendre...

"Quelle est l'existence qui pourrait ne pas exister sans nuire aux deux autres ?"

A cette interrogation, tout le monde répondit aucune, mais la seule réponse correcte fut la race humaine.

Seulement deux phrases venaient à conclure cet ultime cycle... "Redeviens fruit sur mon arbre et recommence chacune de tes vies jusqu'à pouvoir devenir feuille sur mon arbre et trouver le chemin de l'éternité." Ou alors... "Deviens feuille sur mon arbre et laisse l'automne te porter jusqu'aux portes de l'éternité".

Un jour, une âme lui demanda de lui expliquer quelle pouvait être la raison la race humaine n'était pas nécessairement indispensable aux deux autres. Era prit alors le temps de répondre à sa requête qui jusqu'à lors ne souleva aucune palabre.

J'ai accordé à la race humaine une intelligence bien supérieure à toutes les autres, presque infinie. Elle aurait été capable d'accomplir de grandes choses pour le bien de toutes les autres. Or, cela a juste contribué à ce qu'elle se pense dominante, alors que tous les prodiges viennent de la nature, leur capacité leur a seulement permis de les interpréter. La race humaine cherche avant tout à conquérir, à guerroyer, à détruire tout ce qui leur ait offert, uniquement pour son confort. Un jour, il n'y aura plus de feuilles sur mon arbre, parce qu'il n'y aura plus la bonne réponse. Alors, je viendrais à mourir et l'homme en sera responsable... Le moment viendra où alors, il devra payer les conséquences de ses actes, parce que cette terre qui fut mienne voudra rétablir l'équilibre des choses.

A présent, deviens feuille sur mon arbre et laisse l'automne te porter jusqu'aux portes de l'éternité.

Les récits ont toujours accompagné l'histoire, par des peintures sur des roches, par des histoires racontées autour de feux de veillées. Des histoires, des mythologies devenues légendes, bien au-delà de civilisations disparues... Derrière toute légende, il y a toujours une part de vérité aussi infime soit elle... On ne demande pas forcément d'y croire, juste d'en comprendre le sens...

Ce qui ne se raconte plus finit toujours pas être oublié...

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 > >>