Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Bulle de mots le blog de bibun

Articles avec #nouvelles

Sombre éveillé

7 Septembre 2015, 09:06am

Publié par bibun

Chapitre 5 de Gemeaux, signe obscur.
Chapitre 5 de Gemeaux, signe obscur.

La confiance est toute relative, même certainement une chimère. Quelque chose qu'on idéalise, un souhait idyllique, dans un monde surexcité et complexe.
La confiance n'est qu'un leurre, une poudre aux yeux pour éviter de voir ce que l'on a pas envie de regarder.
L'amour est-il aveugle ou préférons-nous seulement conserver les yeux clos. On accorde parfois sa confiance à tort pour certains, à raison pour d'autres, mais n'est-ce tout simplement pas un mot que l'on aurait galvaudé ? Qui peut prétendre connaître parfaitement quelqu'un, avec la certitude de se connaître soi-même ?
A ces questions, y a t-il vraiment des réponses sur lesquelles on veuille s’épancher ? Sommes nous certain de nos pensées, de ce que l'on souhaiterait, de qui on voudrait être aux yeux des autres. Qui pourrait affirmer sur ce qu'il y a de plus sacré n'avoir jamais nuis d'une quelconque manière à autrui, par colère, par jalousie, erreur, vengeance... de vouloir punir à hauteur de ce qui a pu être enduré. Cet hôte funeste qui murmure parfois à nos oreilles, qui exacerbe nos émotions, nous poussant à l'attaque, à la défense ou à la riposte. Poussez quelqu'un dans ses retranchements ou mettez le dos au mur en lui enlevant et anéantissant tous ses espoirs, alors la confiance se lézarde, puis vole en éclat.
Quand le néant s'installe, étouffant toute lumière, asphyxiant les rêves et que le chaos détruise l'essence même de la vie qu'on a pu mettre tant de cœur à bâtir.
Lorsqu'il n'y a plus d'échappatoire, on s'abandonne alors à son hôte funeste, par des actes auxquels on n'aurait jamais pu songer, voire même imaginer auparavant. On prend alors des routes non plus par choix, mais par nécessité.
Une fois le néant évaporé, que la foudre se soit épuisée, ne reste plus qu'à balayer du regard un paysage dévasté, où la confiance c'est vue calcinée, jonchant sur le sol d'un champs de ruine. On ne mesure pas toujours les conséquences de la chute des dominos Parfois on peut être simplement dans son sillage, un dommage collatéral, une pièce écroulée parmi d'autres. C'est toujours dans les heures les plus sombres que se révèle le plus la confiance, de prendre conscience de la vérité que l'on a jamais voulu voir, l'absence des personnes en qui on pouvait avoir le plus confiance.
La vie n'a jamais été une question de confiance, car elle ne peut rivaliser face à la subsistance.
Or, ce sont dans ces situations, lorsque l'on marche dans les décombres, qu'il n'y a plus de confiance, que l'on distingue nettement l'essentiel. Ce n'est ni l'espoir, ni le déni, ni la colère, ni la solitude... seulement l'horizon où verdoie les terres d'éternité... visibles que par la seule conviction.

Pour comprendre un début, il faut parfois commencer par la fin et la fin trouve également ses réponses dans le commencement. Alors le début de chaque histoire peut trouver naissance par une finalité, afin d'en écrire une nouvelle. L'infini est irrémédiablement la clef de ce que nous connaissons ainsi que de ce que nous ignorons encore. Mais le néant fait tellement peur, que personne ne veut regarder à l'intérieur, car l'ignorance n'ébranle pas la confiance. Et qui souhaiterait mettre à mal les certitudes de nos existences ? Porter le fardeau des vérités.

Un petit avant goût du cinquième chapitre de Gemeaux, signe obscur

Voir les commentaires

Le porteur du phénix de jade

25 Avril 2015, 09:28am

Publié par bibun

Le porteur du phénix de jade

Il y a de cela fort longtemps dans le japon médiéval vivait un tout jeune artisan sculpteur, extrêmement talentueux de ses mains, qui parvenait à reproduire à la perfection ce qu'il pouvait observer, donnant l'impression à ses sculptures de posséder une âme propre. Il parvint à se faire un nom aux quatre coins du globe, où les plus grands de ce monde voulurent s'allouer ses services pour la construction de leur palais ou pour ériger leur statue. Il apprécia que son talent soit reconnu par le plus grand nombre, ce qui mit ce modeste sculpteur ainsi que les siens à l'abri du besoin. Pourtant toute cette notoriété ne contribua pas à son bonheur, bien au contraire, il perdit peu à peu toute cette étincelle de passion qui parvenait à s'exprimer au travers de ses mains. Petit à petit il perdit goût dans son art, avec le sentiment d'avoir perdu tout ce en quoi il croyait, le partage. Parce que ses sculptures ne devaient appartenir à personne, qu'elles puissent seulement être admirées par tous et que chacun puisse s'imaginer sa propre histoire. Au fil du temps, plus rien ne réussissait à se façonner de ses mains, toute inspiration sembla s'être évanouie et chaque soir, dans le silence de la nuit, il déversait toutes les larmes de sa peine incommensurable de s'être égaré sur le chemin de la notoriété, en perdant au fur et à mesure toute son inspiration ainsi que son imagination.
Un matin, il prit la décision brutale de quitter ses parents et sa famille pour retrouver l'essence de ce qui avait pu se perdre, mais surtout se retrouver lui-même. Une première question lui fut posée, que vas-tu faire ? A cela, il répondit : "Je vais chercher l'incroyable, le phénix, l'oiseau de feu légendaire pour lui façonner sa plus belle image".
Unanimement il se rétorqua : "Tu cours après une chimère. Comme tu le dis si bien, le phénix n'est qu'une légende".
Il ne put exister qu'une seule réponse : "Derrière toute légende, il y a une part de vérité. Chercher le phénix, c'est l'espoir. Le jour où je m'en reviendrais avec son image ciselée sur la plus belle des jades, ça apportera aussi de l'espoir et protègera la lumière de son porteur."
Alors il ne put se prononcer que des encouragements, même si pour la plupart, cela sonnait comme un adieu. Mais il faut parfois se perdre dans le désert pour trouver les réponses à ses propres quêtes.

Le jeune sculpteur partit alors sur les traces du phénix, il parcourut bien des mers, des océans, des terres, des villages isolés, des peuples éloignés avec à chaque fois à l'esprit cette légende qui lui fut maintes fois comptée quand il était encore un tout jeune enfant. Il n'y eut pas un endroit sur terre où il n'eut pas un écho de cette légende, des descendants d'un aïeul qui l'eut aperçu tout en haut de la cime d'une montagne, embrasant le ciel. Cet oiseau de feu solitaire, noble, sacré et éternel pour tous, se cachant au regard de tous, certainement qu'il sait parfaitement lire dans le coeur des hommes, qu'il préféra s'en éloigner, car si longue est l'histoire des nombreuses guerres menées par la colère de l'humanité. A force d'échange, de partage et de persévérances, chacun des récits lui apprirent à connaître un peu plus sa légende, que tous les cinq cents ans, il pouvait renaître de ses propres cendres et ainsi vivre éternellement. Personne n'était capable d'en expliquer la raison, pour quelle raison s'évertuer à brûler pour les nuits des temps... peut-être attendre à son tour l'incroyable. A chaque fois, il s'isola sur l'une des plus hautes montagnes du monde pour se fabriquer un nid. Il se place au centre, ses plumes prennent feu qui finissent par embraser entièrement son nid. Durant trois jours et trois nuits, sa combustion totale ne laisse place qu'à un amas de cendres incandescentes. Au milieu de cette pluie de cendrailles quand le vent balaye les cimes, un nouveau phénix alors en jaillit.

Il entendit cette même histoire au pied des plus grandes montagnes, l'Aconcagua, le Mont McKinley, le Kilimandjaro, l'Elbrouz, le Massif Vinson, le Puncak Jaya ainsi que le Mont Kosciuszko. Puis il se dirigea jusqu'à l'Everest, où il n'eut vent d'aucun récit sur ce légendaire oiseau de feu. Alors ce sculpteur que les saisons vieillirent décida d'y grimper, car peut-être verrait-il de son vivant, celui qui était devenu sa raison d'être, retrouver tout ce qu'il avait pu délaisser, l'incroyable. Il grimpa, sans se poser plus de question, car il savait que d'escalader cette haute montagne serait probablement son dernier grand voyage. Il se laissa pousser par l'espoir, ce en quoi il croyait et même s'il ne le pouvait l'apercevoir avant que son heure ne soit venue, il aurait au moins eu le mérite de tout son restant de vie d'avoir ranimé et entretenue cette très vieille légende de l'oiseau de feu millénaire, afin qu'elle ne meurt pas à son tour. Bien des lunes plus tard, il parvint à se hisser jusqu'à son sommet, épuisé, affamé, frigorifié, mais le soulagement, d'apercevoir au loin, sur la cime, cet immense nid, certes vide, néanmoins, la satisfaction d'avoir accompli la plus grande quête de son existence. Le sculpteur s'assit et s'immobilisa en tailleur à bonne distance et patienta. Il attendit, patiemment, presque indéfiniment, oubliant le nombre de saisons qui s'écoulèrent. Il resta figé si longtemps sans même boire ni manger, donnant l'impression de fusionner avec le décor, appartenant dorénavant à ce lieu. Il ne s'étonna même plus d'être encore vivant, de ne s'être plus sustenté. Puis une nuit parmi tant d'autres, une illumination déchira le ciel et le phénix lui apparut. Il se déposa les ailes déployées au centre de son nid. Ils firent face à face, un modeste sculpteur et cet oiseau de feu majestueux. Leur regard se croisa, il y eut un puissant cri, puis le nid s'embrasa, comme une puissante lumière de phare, où les flammes montaient si haut qu'elles donnaient l'impression de caresser le ciel.

Durant trois jours et trois nuit, ce feu ne semblait pas vouloir s'épuiser. Au bout de la dernière nuit, il ne resta qu'un amas de cendres rougeoyantes et c'est alors que cette fumée, naquit un nouveau phénix, plus luminescent qu'auparavant. Il déploya une nouvelle fois ces ailes, battit l'air, se souleva et disparut au-delà du ciel, qui s'embrasa avant de redevenir sombre, laissant apparaître toutes les constellations célestes. A ce moment là, le sculpteur devina qu'il ne reverrait plus son oiseau légendaire, il sortit de son petit sac, sa pierre de jade ainsi que son petit marteau, puis il sculpta, comme il pouvait le faire jadis, où ses mains ne perdirent rien de leur dextérité, bien au contraire. Plusieurs jours plus tard, un splendide phénix fut gravée dans sa pierre dans laquelle il mit toute sa passion ainsi que ses émotions. Il l'entoura d'une cordelette pour le porter autour de son cou, où il ressentit une énergie incroyable se propager dans tout son corps. A l'endroit où il aurait dû mourir, affamé et fatigué, le phénix lui accorda la renaissance de repartir dans le monde afin de perpétuer sa légende.

Parce que le phénix est solitaire et indomptable, son pouvoir ne peut être offert qu'une seule fois à son porteur. A son tour, il devra le transmettre à quelqu'un d'autre, afin que se perpétue sa légende au-delà du temps. Personne ne sut ce qu'il advint de ce modeste sculpteur, mais tout ce qu'on retiendra de l'histoire, c'est que le pendentif du phénix a su traverser les époques et qu'il a été porté par de nombreux porteurs, qui ont contribué à respecter sa légende, transmis de main en main et continuera encore je l'espère à ce que dans le futur, le phénix puisse éternellement exister, car il ne peut qu'accompagner et être possédé seulement qu'un temps...

Voir les commentaires

L'enfant lumière

20 Juin 2014, 07:17am

Publié par bibun

Il y a de ça fort longtemps, dans une contrée dont le nom s'oublia dans le temps, vivait une âme égarée dans la plus haute tour jamais érigée, où sa cime tutoyait les cieux. A flanc de vallée, elle surplombait un royaume dévoué à leur sombre suzeraine. Elle imposa son règne sur la jalousie et la convoitise en possédant chaque biens précieux de ses sujets, le moindre présent, sourire, les émotions de tout ce qui put se partager. Vouloir posséder tout ce qui peut rendre la vie des autres vivante, palpitante ou exaltante, occultant ses pensées méprisantes et se convaincre qu'elles en soient méritantes. Pas une journée ne s'évanouissait sans que cette âme envieuse vint s'asseoir à la plus haute terrasse de sa tour glorieuse, admirer en contrebas sa cour, afin de vampiriser tout l'amour exposé au grand jour. A chaque jour un froid pénétrant prenait possession du royaume, tapissant de glace chaque ruelle, chaque chaumière et leur enlevant au fil du temps, toute joie de vivre. Pourtant ce qui aurait dû se pérenniser, ces têtes qui devinrent rester couronner, les aléas peuvent parfois nous faire abdiquer, devant ce que que nous aurions jamais pu imaginer.

Au coeur de ce royaume en pleine léthargie, où les vies étaient perpétuellement dépossédées de ce qu'elles pouvaient s'offrir de meilleur, naquit l'enfant lumière. Arborant sans cesse des sourires tellement chaleureux, entouré d'une aura si intense qu'elle parvenait à faire fondre les glaces les plus épaisses et raviver toutes les couleurs d'antan. La suzeraine voulut à tout prix posséder cette lumière qui dansait chaque jour sous les fenêtres de sa tour, mais c'était quelque chose d'immatériel qu'elle ne pouvait ni saisir ni toucher. Chaque lendemain était vécu comme un affront, cette lumière qui devenait de plus en plus brillante, plus lumineuse que sa propre forteresse qui parvenait presque à toucher les cieux, rien de plus comparable à ses yeux, ce qui lui donnait une rage telle, que son seul objectif fut que cette lumière devienne sienne.

Elle se souvint d'une vieille légende lue dans un grimoire, qu'il existait une incantation qui pouvait réaliser les voeux, même les plus désireux ou les plus envieux. Les uns après les autres, elle parcourut chacun de ses vieux livres, jusqu'à parvenir à retrouver le sortilège de tous les désirs, où la formule consistait à prononcer par trois fois devant un miroir le nom du façonneur de miracles Papalegbho.
A trois reprises résonnèrent les syllabes de celui qu'il ne fallait pas nommer, et devant son miroir, son reflet vint s'effacer pour laisser place au visage de l'entité aux promesses insensées. D'une voix lointaine et lugubre, il prononça : "Formule ton souhait pour qu'il te soit exaucé, mais en échange un sacrifice te sera exigé..."
Sans même se soucier de ce qui pourrait lui être demandé, car l'infini richesse qu'elle pensait posséder lui permettrait de pouvoir tout honorer, elle exprima le voeux d'être entourée par ce même éclat que l'enfant lumière parvenait à transpirer sans que quiconque ne puisse un jour l'égaler.
Pour seule réponse elle ne put qu'entendre : "Papalegbho a entendu ta requête, mais qu'es-tu prête à sacrifier en échange ?"
La suzeraine ne se fit pas attendre pour apporter son dû : "Je peux t'offrir toutes les richesses que tu désires tant mon royaume est grand."
La réplique n'eut pas besoin de s'éterniser : "Je n'ai nul besoin de richesse ! Quelle part de toi es-tu prête à sacrifier, quelque chose de suffisant qui puisse équilibrer la balance des priants du néant ?"
Du même aplomb elle s'empressa de lui proposer jusqu'à son âme pour qu'elle en soit exaucée.
C'est alors qu'un rire strident se fit entendre en ricochant sur chaque mur de sa tour afin de rendre son écho tout aussi sinistre que son ricanement primaire.

La frustration pouvait se lire sur son visage livide qui laissa très vite place à une colère suintante avant de tempêter : "Explique-moi ce rire avant que j'en vienne à briser ce miroir qui te plongera à nouveau dans le noir."
"Penses-tu un seul instant que tu puisses le faire, mais je vais tout de même t'expliquer mon si délicieux fou-rire, sans même que tu n'aies besoin de me témoigner la moindre réponse. Ton âme est déjà mienne depuis tellement longtemps. Tu as tellement envié et jalousé chacun de tes sujets. Tu as toujours voulu posséder l'improbable et l'inestimable sans jamais partager quoi que se soit en échange, tout ce qui s'entretient ou se nourrit au fil du temps. Ton âme appartient déjà à mon monde, celui tapissé d'obscurité, sans qu'aucune lumière ne puisse plus jamais lui témoigner de bonté. Tu ne possèdes plus rien qui puisse exaucer ce dernier souhait, car tu as passé toute ta pathétique vie à désirer, sans voir que la luminosité n'appartiendra nullement aux âmes damnées, parce qu'elle ne peut s'illuminer que par l'altruisme et la bonté. Apprendre à donner sans une contrepartie espérer, comme la vie sait te l'accorder à chaque journée, néanmoins pour cela il ne faut pas envier, simplement regarder, prendre plaisir à contempler et seulement vouloir rendre les émotions qui ont pu nous toucher. Comme tu n'as plus rien à m'offrir, il est donc l'heure pour moi de partir, mais avant cela, te garantir que ton âme appartient à mon avenir et qu'il me faudra bientôt revenir pour la quérir. La vérité vient de causer ton malheur, alors que ta noirceur a toujours fait mon bonheur... Tu n'auras pas assez du restant de ta vie pour réparer tes erreurs, ne te perd même pas dans les pleurs car bientôt sera venue ton heure..."

La suzeraine se retrouva seule devant son seul reflet, et put voir pour la première fois le visage de la vanité. Jamais plus personne du royaume ne l'aperçut en haut de sa tour qui toujours fit sa fierté. Au fil des saisons, puis des années, les murs commencèrent à se lézarder et la végétation à chaque jour continuait à la dévorer, jusqu'à la faire vaciller et enfin s'écrouler. Le royaume finit petit à petit à s'exiler, certainement d'avoir recouvrer ce qui trop longtemps s'était égaré, le goût de la liberté. Au loin dans la vallée, on pouvait voir toutes ces âmes s'éloigner vers des terres pleines de promesses pour tout recommencer. Ce fut une nuit où l'obscurité ne parvint pas à s'imposer tant chacune d'entre elles se retrouvaient baignées d'une si belle clarté, effaçant à jamais le nom de cette contrée abandonnée au passé.

Il suffit d'un seul grain d'espoir pour faire choir les esprits les plus noirs. Chacun doit suivre son propre chemin, des choix qui viennent graver notre destin, la liberté de faire le mal ou le bien, mais quand viendra la fin... vaut-il mieux partir l'esprit torturé ou bien serein ? Nos histoires nous survivent bien après que les chrysanthèmes aient pu faner, mais se sont surtout nos actes passés qui feront qu'elles puissent longtemps encore se raconter ou bien que l'on préfère à jamais les oublier.

L'enfant lumière

Voir les commentaires

L'homme en capuche noire

28 Octobre 2010, 05:48am

Publié par bibun

A l'aube de l'enfance, partir sur les routes tenter sa chance, échanger l'errance contre l'espérance et pouvoir combler tout ce que la vie a pu subtiliser. Une seule destination, une seule obsession faire que le bonheur ne soit pas qu'une illusion, mais que cela soit une véritable révolution d'émotion qui puisse couper la respiration. Se retrouver aux pieds d'une colline à devoir escalader, espérer que tous ses rêves puissent être exaucés de l'autre côté, alors sans tarder commencer à grimper le coeur léger. 

Connaître l'âge de raison une fois avoir gravit le sommet, prendre juste un peu de temps pour se reposer et regarder avec intensité toute l'espérance qu'il y aura peut-être en contre bas, qu'on ne distingue pas, mais dans laquelle on a foi. Une pensée qui fait tout oublier, cette fatigue venue tenter d'étrangler la volonté sans pouvoir y parvenir, parce que rien ne pourra l'anéantir, pour cela il suffit de se rappeler ses douloureux souvenirs. Accélérer ses pas afin de laisser ses années de galère, fuir ces guerres d'hier qui ont laissé bien des blessures dans sa chair. 

Au soleil couchant, la vieillesse accompagnant les derniers pas de l'autre versant et s'apercevoir que le bonheur finalement est absent. Derrière cette colline où il y avait tant d'espoir se trouvait juste un homme en capuche noire, s'avançant tranquillement comme poussé par le vent. Trop fatigué pour l'esquiver ou même déserter, finir seulement par comprendre que le bonheur à présent n'était malheureusement plus à portée, qu'il venait de se dissiper. Arrivé à ma hauteur, impossible de voir le visage de mon fossoyeur, juste distinguer ses mots où raisonnait l'écho du chaos. 

"Le bonheur que tu souhaitais t'a tellement aveuglé que le temps a fini par le consumer. Le bonheur se trouvait dans chacune des journées que tu as traversé, mais tu t'en es détourné. Le bonheur ne se trouve pas, parce qu'il est déjà là tout autour de toi, il suffit pour cela de bien regarder sur toutes les choses sur lesquelles tes yeux peuvent se poser. L'obsession et l'obstination t'amènent irrémédiablement vers une route sans destination, juste un semblant d'illusion en étant trop aveuglé pour ne pas voir tout le bonheur, qui devant tes yeux pouvait se dessiner. Que reste-t-il aujourd'hui de cette quête insensée, si ce n'est des regrets d'être passé à côté de tout ce qui aurait pu t'effleurer, te faire frissonner, te faire rire à gorge déployée... A quoi bon maintenant, puisqu'il est temps à présent de s'avancer vers le firmament..."


Compagnon d'un seul soir, celui à qui on ne pouvait voir le regard, une main qui se tend, un geste prudent, j'entends déjà les hurlements. Se retourner encore une fois, une dernière fois... une vision sur un monde perdu, des rêves dissolus et un espoir déçu. Si le temps était possible à remonter... mais voilà l'impossible réalité. Alors si j'avais un conseil à formuler, le bonheur n'est pas à chercher, c'est lui qui viendra à toi se présenter, si tu veux bien l'accepter. Alors profitons de ces quelques minutes à égrainer et laisse toi charmer par ce ciel étoilé...

faucheuse.jpg


Voir les commentaires

juste ici bas

29 Mars 2010, 17:06pm

Publié par bibun

Sur une planète que l'on en voit pas, le petit prince nous observe ici bas, attiré par la curiosité d'une vie bien animée. De nos terres il pourrait voir bien des guerres, bien des misères, des vies à ciel découvert, des cris trop couverts...
Quand les yeux deviennent hagards, que le visage devient blafard par une réalité parfois trop noire, alors il lui reste à en détourner le regard à la recherche de l'espoir, peut-être devenu illusoire.
Des pleurs qui s'imposent sur beaucoup trop de choses, ces larmes qui donnent la vie à sa rose, mais également l'encre de ses proses.
Avant que la trop grande fatigue ne vienne l'emporter, il ne lui reste plus qu'à regarder de l'autre côté à la nuit tombée, vers son ciel étoilé, là où les rêves peuvent s'illuminer et simplement souhaiter, que lorsque le jour viendra à nouveau à se lever, qu'un mouton puisse encore lui être dessiné...


Le-petit-prince-de-St.-Ex.jpg 

Voir les commentaires