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Bulle de mots le blog de bibun

Articles avec #pensees

Les petits riens dérisoires

19 Septembre 2017, 14:52pm

Publié par bibun

Les sentiments ne sont jamais facile à confier, à se donner ou même à trouver, mais il ne faut pas cesser de les chercher, tout finit par arriver... Les plus belles histoires ont pris leur naissance dans le hasard, avec des petits riens et parfois même, seulement du dérisoire.

 

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J'accepte l'échec

3 Août 2016, 21:16pm

Publié par bibun

J'accepte l'échec

Il faut apprendre à accepter l'échec auquel on peut être confronté. Se résoudre à ce qu'une personne ne puisse pas être sauvée, ce malgré tout l'amour que l'on peut ressentir et la meilleure énergie mise pour y contribuer.

L'échec est bien là, quand la parole de la raison est écrasée par les fausses promesses des illuminés, des gourous qui font miroiter des univers extraordinaires, alors qu'eux même sont en plein désordre. Ces charlatans prédicateurs qui se pensent missionnaires du bien de l'humanité, mais de simples destructeurs de vies, où l'effet papillon calcine leurs ailes, qu'il devient impossible de les observer à nouveau voler.

Il y a cette douleur de n'avoir pas fait suffisamment pour l'empêcher. Le seul souvenir de nos anciens pas avant les mauvaises rencontres. Te voir t'éloigner sur ce chemin ténébreux qui conduit à cet embarcadère, où t'attends cette petite barque fragile qui va filer dans les eaux sombres, où le retour ne sera probablement plus possible.

Il y aura cette tempête de la perdition avec ces vagues sauvages venant s'écraser contre les parois et tôt ou tard viendront retourner cette si frêle embarcation.

J'accepte l'échec. Ça restera ma peine, mon silence. N'oublie jamais que je t'aime et que j'aimerai toujours. Tu t'es perdu... Je t'ai perdu...Je ne peux plus rien malheureusement. Pourtant je ne m'avoue pas vaincu ni ne me résignerai.

Je grimperai au plus haut de cette falaise qui t'a vu t'éloigner, te prendre par le brouillard. Je conserverai inlassablement ma lanterne à la main, afin qu'il y ait toujours cette lumière dans l'obscurité. Parce que lorsque le jour de la tempête viendra et que la petite barque chavirera...

Au moment où tu auras l'impression d'être isolé, car ça sera le cas. Puise au fond de toi et si tu parviens à récolter la force de nager à contre courant. Cherche alors la lumière et tu me trouveras. C'est la dernière chose que je puisse encore faire, parce que je me résigne pas. J'ai cru, je crois toujours et j'ai encore envie de croire en toi, mais je ne peux pas aller au-delà... Ça ne tient plus qu'à toi.

Dans le silence de toutes ces nuits obscures, je tiendrai fermement cette lanterne avec cette flamme, le dernier vestige de cette lumière que tu as sacrifié.

J'accepte l'échec, mais ne me résigne pas.

J'accepte l'échec, l'amour que j'ai pour toi ne s'éteint pas, n'oublie jamais cela.

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Ce jour où

23 Février 2016, 22:26pm

Publié par bibun

Ce jour où

Bien des averses ont dû tomber, où il n'y eut plus cette volonté de se protéger et les rêves s'en sont trouvés abîmés.

Même derrière les costumes que l'on peut porter, je sais percevoir les fêlures que l'on souhaite cacher.

Les yeux ne peuvent pas tricher, même si les silences se sont imposés, mais dans lesquels on peut y voir que l'étincelle s'est effacée.

Très certainement par des océans de pleurs qui un jour a su tout emporter, qui a fini par te voir résigner, puis complètement renoncer.

Même en peignant les palissades pour imiter la luminosité, j'aime voir au-delà de ce que l'on souhaite afficher, et y découvrir la misère que l'on a voulu dissimuler.

Tout ce qui peut me toucher, où je ne peux pas faire que passer, comme si de rien était et m'en détourner.

J'aurais envie de m'asseoir à tes côtés, où il n'y aura pas forcément de mots prononcés, mais je pourrais seulement t'écouter.

Il y a tant d'utopies, de rêves et tant d'histoires que je voudrais te raconter, pour peut-être revoir dans tes yeux cette étincelle qui jadis brillait.

La nuit finira par se dissiper, mais avant que le jour vienne à se lever, il y aura mes mains pour t'entourer et t'aider à te relever.

Quelques pas pour t'accompagner, parce qu'il y a une chose importante que je souhaiterai te montrer dès les premiers rayons de luminosité.

Toutes ces couleurs que le sombre a pris la peine d'effacer, tous ces parfums qui s'étaient quelque peu dissipés, tous ces sentiments que la nuit retenait prisonnier.

Il y a surtout cet amour que l'on peut toucher comme ces perles de rosée, quelque chose d'éphémère, mais si tu me l'accordais à chaque lendemain te le renouveler.

Un jour viendra où tu voudras continuer, tout recommencer et finir par m'oublier parce que je suis de ceux qui ne sont pas tout a fait matérialisé.

Entre deux mondes tel un corsaire fantôme, je ne fais que naviguer dans l'éternité avec pour seul pavillon, celui des rêves égarés.

A chaque nuit tombée, je perdrais mon regard vers l'étoile de toi que j'aurais façonné, perdue dans la voie lactée, mais que je pourrais à chaque fois retrouver.

Alors je pourrais sans cesse me rappeler, tout ce que tu es, tout ce qui fut échangé et me laisser charmer par le dernier sourire que tu auras su me donner.

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Le plus important

20 Juillet 2015, 09:16am

Publié par bibun

Le plus important

Parfois je plonge mon regard dans le ciel étoilé, lorsque je sens la flamme vaciller avec le risque qu'un jour elle puisse être soufflée.
Alors je me laisse prendre à rêver, à déterrer tous ces rêves que j'ai pu y déposer et du bout des doigts, presque arriver à les toucher.
La douleur je ne veux pas te la montrer, juste continuer à sourire à la fatalité.
Il n'y aura peut-être pas ta main avant l'autre côté, mais ce n'est pas ce qui me rend le plus inquiet...
Ne plus être tourmenté quand les forces viendront à m'abandonner... par quelque chose qui puisse te manquer. La plus belle façon d'aimer c'est au-delà de soi, de moi... parce que le plus important c'est toi.

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Frères d'éternité

18 Avril 2015, 21:12pm

Publié par bibun

Frères d'éternité

J'avais besoin de cette pensée, t'écrire tout ce que je n'aurais plus l'opportunité de te dire, même si j'ai compris beaucoup de choses. J'ai énormément changé lors de cette dernière année, j'ai avancé tout en restant proche, parce que je suis comme ça, je ne n'oublie rien ni personne, d'où je viens et qui je suis vraiment, celui que je veux être, à contre courant des autres et continuer à marcher dans tes pas. Tu n'es pas seul mon vieux frère, ni maintenant, ni jamais, car mes histoires sont riches de chacun, tout comme les tiennes, toi mon ami indéfectible.

Il me manquait cette pièce de puzzle pour pouvoir comprendre, aujourd'hui, j'ai tout compris, tes absences, tes silences, tes choix... Je pense que dans les mêmes circonstances, j'aurais pris la même route que toi. Seulement, je suis encore là, j'ai toujours ce feu en moi, peu importe que nos chemins n'ont pas raisonné d'un même pas, parce que je l'ai compris, mais même éloigné, je reste à tes côtés, par mes pensées, toi que je ne cesserai jamais d'accompagner.

J'ai souvenir de nos dernières retrouvailles, où je me suis rendu compte que quelque chose était différent, l'attitude et les mots qui n'étaient pas à leur même place que d'habitude. A ce moment, je n'avais soulevé aucune question, parce qu'il y a ces réponses que l'on redoute de découvrir. Je m'en excuse mon vieux frère, ça sera ma repentance, mais aujourd'hui, il n'y a plus de secrets entre nous, je suis là, comme toujours et bien au-delà. Tu n'es pas seul mon vieux frère, je sais déjà tout que cela t'a déjà coûté, je l'ai compris, sache le.

Tu ne vas pas me manquer vieux frère, ta présence indéniablement, mais ta lumière ne cessera jamais de briller dans mes mots, la façon que j'aurais de te raconter, parce que jamais je ne t'oublierai. Ton phénix continuera à irradier et prendra cette valeur infinie d'avoir été transmis par un personnage extraordinaire, généreux et lumineux. Il y a des souffrances qu'il n'est plus utile de s'infliger, lâche prise mon vieux frère, je suis là comme je l'ai toujours été. Laisse moi te raconter l'histoire des plaines d'herbes bleues, qui vont se dessiner sous tes pieds, là où tu vas courir, là où il n'y aura plus doute ni souffrance. Là où beaucoup t'attendront, là où on se retrouvera un jour prochain, parce que nous nous retrouverons forcément, il ne pourra en être autrement.

Je m'en retournerai à ce petit banc d'autrefois, pour toi, parce que l'infini commence toujours là où tout a débuté. J'aurais cette neuvaine à bouddha avec moi, que je brûlerai pour toi, toi que j'aime comme un frère, parce que nous avons partagé bien plus que nos univers. Ferme les yeux mon vieux frère, laisse-toi glisser comme ce lourd sommeil auquel on ne résiste pas et remémore-toi chacun de mes mots. Tu sauras alors que je suis là, comme avant, rappelle-t-en. Alors tu sais que je suis encore là maintenant et au-delà. Il n'y aura jamais ce vide en moi, car il y aura toujours ce toi qui m'accompagnera. Encore et toujours. Encore et toujours. Encore et toujours... Car je suis ce conteur d'histoires.

Un seul être vous manque et tout semble dépeuplé, triste réalité. Il y a des dictons que seul l'âge peut nous faire comprendre, pour cela, il suffit d'avoir entassé suffisamment de souvenirs. Pourtant le temps ne s'arrête pas pour autant, les aiguilles continuent inlassablement de tourner et les grains du sablier n'ont pas cessé ni ne cesseront de tomber.

Parfois on peut ressentir tellement de mélancolie, que l'on peut préférer rester en retrait, se dire que ça ira mieux quand ce que l'on peut chèrement souhaiter finira par se réaliser. Or, la vie ne se pliera jamais à nos quatre volontés, apprendre à nous satisfaire du bon, mais également du mauvais. Nous faire prendre conscience de la légitimité des mots, comme apprécier ou posséder. L'argent ou la course à la popularité peut donner cette impression de tout maîtriser, le sentiment d'arrogance ou de supériorité. Il est sûrement bon de toujours se demander que sans tous ces artifices, y aurait-il toujours cette même clameur de la part de ces "gens".

Il est possible de se noyer dans ses propres larmes, un courant trop fort qui chaque jour peut nous pousser un peu plus à s'éloigner, jusqu'à devenir imperméable à toutes les attentions qui peuvent nous êtres témoignées, juste parce qu'il nous manque celles que l'on aurait tant désirées.

Un jour quelqu'un m'a dit que l'herbe pouvait être bleue et cela m'a fait sourire. Pour quelle raison ne le serait-elle pas, posséder ce petit brin d'imaginaire. Alors il se peut qu'à un moment donné de sa vie, on comprenne et l'on puisse voir à son tour à quoi ressemble cette herbe bleue. Il est possible de croire que l'herbe bleue est plus chatoyante ailleurs, alors il suffit peut-être de s'éloigner, traverser son propre désert pour se rendre compte de ce qu'il peut manquer. Le chagrin a cette facilité de parvenir à peindre de sombre toute chose sur lesquelles les yeux peuvent se poser et les enlaidir. Pourtant rien a changé, on ne sait seulement plus voir, peut-être d'avoir cru à tort que tout ce qui vit peut se posséder.

On peut avoir le sentiment de marcher le long de décors complètement dévastés, car le sombre a su nous étourdir, mettant l'accent sur ce qu'il peut nous manquer et occulter tout le reste. Pourtant rien n'a vraiment changé, un monde dévasté peut cacher une terre encore fertile. Peut-être que d'attendre de voir apparaître les premières pousses de cette herbe bleue, attisera une fois encore l'imaginaire pour donner l'envie de tout rebâtir. Chacun à un moment donné doit traverser son propre désert, se rendre compte que derrière ce qu'il peut cruellement nous manquer, prendre suffisamment de hauteur pour apercevoir celles et ceux qui sont restés, parce que nos pas dans ce désert nous a beaucoup trop éloignés.

Il y a peut-être une raison derrière les mots noircis ou de garder une part d'ombre, peut-être être ce bonhomme sombre visible à l'horizon, le point cardinal pour guider le chemin du retour.

Il est possible de se faire pardonner ses silences, quand il y a cette volonté de les expliquer et de chercher à s'en amender.

Même si parfois on peut avoir le sentiment de s'être trop longtemps éloigné, que l'on ne sait pas toujours comment revenir ou se manifester. Les choses auront forcément changé, mais qui n'essaie pas ne le saura jamais. Et même si le peu il doit rester, il n'y aura personne à blâmer. Il faudra composer avec les regrets, mais la vie est aussi ainsi faite. Ce n'est pas la quantité qui fait la richesse, c'est la qualité qu'il nous sera donné de pouvoir réaliser. Et s'il était l'heure de rentrer ?

Peu importe la couleur que tu souhaites donner à l'herbe, elle peut s'illuminer de mille et une manières. As-tu envie de voir aussi ces plaines d'herbes bleues ou d'une autre couleur, agitées par le vent, dessinant par métaphores nos anciens sentiments.

Tu disais toujours qu'il y avait quelque chose dans mon regard à chaque fois que je racontais l'une de mes histoires. Que vivants pouvaient être mes mots, l'impression de les vivre à nouveau. Alors rappelle-toi ma voix, ferme les yeux et n'aies aucune crainte. Ecoute le vent, ce chant lointain d'océan, comme avant. Ferme les yeux mon vieux frère, lâche prise et laisse-toi attirer par ce paisible sommeil, tu l'as amplement mérité. Il va me falloir un peu de silence, pour le réaliser, pour aussi me rappeler, mais nous ne nous sommes jamais vraiment quittés. Rendez-vous est pris, nous nous retrouverons dans une prochaine vie, qu'il en soit ainsi. Je m'en retournerai bientôt, là où tout a commencé, sur nos terres d'éternité. Ecoute ma voix, je suis et serai toujours là...

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