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Bulle de mots le blog de bibun

Articles avec #poesie

Rattrapons le retard

22 Juin 2016, 09:26am

Publié par bibun

Rattrapons le retard

Petit bout de femme
Une si belle âme
La chaleur d'une flamme
Ces rires que nous échangeâmes

De fil en aiguille
Un toit de brindilles
Cette simplicité qui brille
Éclats dans les pupilles

Si loin déjà
La dernière fois
Je n'oublie pas
Ces pensées de toi

Remonter un instant l'horloge
Revoir mes pas qui pataugent
Toujours tes éloges
L'ombrage qui se déloge

Tu appartiens aussi à mon passé
Seulement voir l'enfant que j'étais
Un bonhomme troublé et décomposé
Une vision illimité de mes possibilités

Des gestes graciés
Une autre façon de donner
L'avoir simplement deviné
Nul besoin de prononcer

Tant et tant d'épisodes inoubliables
Malgré des démonstrations insoutenables
J'en étais encore bien incapable
Mais aux émotions si semblables

Un bougeoir
Lueur du soir
Moment du revoir
Après beaucoup de retard

Tel que je suis
Encore aujourd'hui
Ailleurs ou ici
Même dans mes écrits

Ma bulle de verre
Paradis dans l'enfer
Tes mains contre la verrière
Des frimousses familières

Il et elle d'un si longtemps
Souvenirs si bienveillants
Ce tout petit vent suffisant
Pour soulever mes ailes d'enfant

Tellement d'années qui ont pu choir
Nos passés, des milliers d'histoires
Toujours des mots emplis d'espoirs
Rattrapons seulement le retard

Mon petit bout de femme
Une si lumineuse âme
La chaleur d'une flamme
Ces rires que nous échangeâmes

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Ces notes au piano

18 Juin 2016, 09:16am

Publié par bibun

Ces notes au piano

Des notes au piano
Se griffonne des mots
Coule sur le carreau
Un rideau d'eau

Ce monde anxiogène
Un peu plus de gangrène
Temps qui s'égraine
Gazer de fumigène

Et cet argent
Qui change les gens
Les principes s'oubliant
Ça devient effrayant

La mauvaise conscience ?
Même pas on y pense
Se remplir la panse
Frénésie de la dépense

Entasser des objets
Pour se réaliser
Certain que l'on va donner
Avoir le sentiment d'exister

Ce fric qui brûle les mains
Tandis que d'autres n'ont rien
Se savoure vraiment les festins
Avec ce partage qui est plus sain

Des raisons de s'indigner
S'abreuver d'actualités
De demi vérités
Trop vite alimentées

On se fout si ça fait tâche
Peu importe si ça entache
Les émotions s'achètent en cash
Où est la soupe dans laquelle on crache ?

Publier des panneaux
Exposés dans les réseaux
Montrer sa cape de super-héros
En acquiesçant les propos des fachos

Du plus que parfait
Toujours bien sapé
Faudrait pas être mal jugé
Du blé pour les pauvres couturiers

Il faut toujours plus de pognon
S'endetter jusqu'au trognon
Pollueur et donneur de leçon
On aime bien les aberrations

Les bonnes nouvelles sociétales
Ne font jamais la une du journal
Ça ne va vraiment pas si mal
Une préférence pour les gros scandales

On veut faire du bien
Se désintoxiquer du malsain
Qu'est-ce qu'on s'emmerde sans potins
Heureusement qu'il y a beaucoup de voisins

On dépense déjà le fric de l'année d'après
Et ces saisons qui ne cessent de changer
Un jour les pauvres viendront juste regarder
Ces gens faussement aisés devenir eux-mêmes couturiers

On change lorsqu'on est dos au mur
Quand se vit les moments les plus durs
La différence entre bobos et blessures
Toutes ces conséquences qui alors se mesurent

On parle des langues étrangères
Des chemins de vie qui diffèrent
Des histoires au goût si amer
De livres s'empilant sur des étagères

On en discutera
On se comprendra
Un regard suffira
Bien loin d'autrefois

On se pardonne
Ce qui chiffonne
Pensées qui rayonnent
Valeur de ce qui se donne

Encore des notes au piano
Se griffonne d'autres mots
Coule sur le carreau
Ce même rideau d'eau

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La part de mystère

2 Juin 2016, 09:11am

Publié par bibun

La part de mystère

Berceuse mélancolique
La plainte tragique
Si frêle musique
Douleur allégorique

Esprit qui vagabonde
Les dernières secondes
Le tonnerre gronde
La porte entre les mondes

Le feu de la colère
Qui brûle les viscères
Qui coule dans les artères
La retenir prisonnière

Chercher le sacré
Dans les gestes donnés
Et voir de l'émotivité
Celle qui s'est dépossédée

Suspendre le temps
Préférer l'éloignement
La rage s'enracinant
Revenu différemment

Attirance solaire
Ma part de mystère
Cette route solitaire
Ma part d'enfer

Des profondeurs
Le moissonneur
Qui détruit le meilleur
S'en aller loin, ailleurs

Porter le mâlâ
La bête enfermée là
Sagesse de Bouddha
Céder n'est pas un choix

Un compte à rebours
Un aller sans retour
Pas d'issues de secours
Aucune marque d'amour


Tout laisser
Se détacher
Le détesté
Ma culpabilité

Encore ce même constat
Un énième combat
Où l'on brûle sa croix
Sous le regard des rois

Grimper au sommet perdu
Longue marche aux pieds nus
Que se taise l'effervescence du chahut
Que la bête n'en soit jamais repus

A cet endroit si isolé
Y sentir cette ancienne liberté
Parvenir à maîtriser l'entité
Dans le cercle du chapelet

Berceuse mélancolique
La plainte tragique
Si frêle musique
Douleur allégorique

Esprit qui vabagonde
Les dernières secondes
Le tonnerre gronde
La porte entre deux mondes

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Tourne le carrousel

12 Mai 2016, 10:01am

Publié par bibun

Tourne le carrousel

La ronde du carrousel
Chevaux de bois éternels
A son aise sur sa selle
Sans fin la manivelle

Tourner sur soi-même
L'indécision des dilemmes
S'accumule les problèmes
A force on se dés-aime

Sous la lumière de la dame pâle
A vouloir s'étendre sur son croissant bancal
Brume silencieuse si monacale
Autour de ce manège à la belle étoile

Carrousel qui tourne en continu
Avec ces chevaux demeurant suspendus
Le temps s'est définitivement perdu
Seulement des pensées ininterrompues

Au dehors cette frénésie
Avec ce jour qui ébloui
Quand la peur devient paralysie
Préférer le calme de la nuit

A l'intérieur on se sent à l'abri
Même si l'on est son propre ennemi
Seulement se protéger de la vie
Tandis que la brume s’épaissit

Parler pour ne rien dire
Ces mensonges pour fuir
Se taire pour s'abstenir
Des vérités à bannir

Pas à la bonne place
Brutalement on s'efface
Invisible face à face
Un intérêt si fadasse

Des ombres sur leur selle
Tant d'ils et tant d'elles
Tourne encore la manivelle
Pour la ronde du carrousel

De simples petits regards
Dans ces yeux de brouillards
Où on y lit des histoires
Nul besoin d'être bavard

Parenthèse du présent
Ni levant ni couchant
Le nocturne seulement
Des murmures dans le vent

Tourner en rond
La même direction
Confortable vision
Pas d'improvisation

A mesure on apprend
A vivre autrement
Hors du temps
Et pourtant...

Se confronter à la mort
Si on s'en sort
Âme qui survit au brise corps
Y sceller un accord

Ralenti le carrousel
Ne tourne plus la manivelle
Voir au loin les îles et les ailes
L'heure de se remettre en selle

Plus de chevaux de bois
Le moment des choix
L'improbable auquel on croit
Où l'impossible se façonnera

Du pire pour le meilleur
S'enflamme la peur
Cendres en apesanteur
Des nouveaux battements de coeur

Marcher sur les ruines d'hier
Mettre un genou à terre
Apaiser le sang et la colère
On a changé vieux frère

Etre plus dur maintenant
Encore plus exigeant
De marbre et compatissant
Le vécu est si important

On se remet en route vieux frère
Ensemble contre les hivers
Que flotte dans les airs
Ces sombres et lumineuses bannières

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Je t'aime muet

20 Avril 2016, 09:40am

Publié par bibun

Je t'aime muet

Je t'ai aimé ce jour
Je t'aime toujours
Mon plus bel amour
L'impossible retour

Je souhaiterai encore te dire
Qui ne peut plus s'écrire
Des pensées qui ne réussiront à s'offrir
Paroles qui se sont laissées mourir

Je pourrai tout abandonner
Pour que le temps puisse se remonter
Avant l'étreinte de l'obscurité
Seul, avec ce ciel constellé

Ce je t'aime, muet
Qu'on n'avoue jamais assez
Quand il ne peut plus se prononcer
Est survenu déjà le passé composé

Remettre les pendules à l'heure
Ne plus ressentir cette perpétuelle douleur
Après que les chrysanthèmes aient perdu leur odeur
Ne résonne plus que les battements d'un seul coeur

Une mise en bière
Le silence des prières
Recouvrir de terre
Pour les primevères

Dans chacune de ces étroites allées
Seulement les pas parviennent à s'ébruiter
Des bouquets déposés sur les stèles alignées
Où flotte ce lourd parfum chagriné

Il y eut ces quatre mains
Plus que deux après la fin
La vie poursuit son dessein
Ce je t'aime qui ne rime plus avec rien

Je t'ai aimé
Hier... à jamais
Mon je t'aime muet
Dans une bulle d'éternité

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