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Bulle de mots le blog de bibun

Articles avec #poesie

Vendredi 13 novembre 2015

25 Novembre 2015, 11:19am

Publié par bibun

Vendredi 13 novembre 2015

Nuit sans grondement d'orage
Opaque et sans visage
Une pluie nécrophage
Foudroyants ravages

Des éclairs irraisonnés
Des frappes aveuglées
Tant d'innocents sont tombés
Une vision ensanglantée

Il n'y eut aucune pitié
Face au regard des désarmés
Les colombes également criblées
La hache du passé est déterrée

Treize novembre qui marquera l'histoire
Lorsque défileront les corbillards
S'inclineront les têtes pour la mémoire
Avec du tricolore sur nos brassards

Ce fut un insouciant soir à Paris
Des explosions ailleurs et ici
La fête ne retentit pas du même bruit
Personne n'imagina en perdre la vie

Est-ce un point de non retour ?
Quand le pardon n'aura plus court
De nos aimés à leurs verbes sourds
La haine peut s'éveiller par amour

Un minuscule grain dans l'univers
Entre étoiles et autres sphères
Qui sommes-nous sur cette terre ?
Voués simplement à la guerre ?

Qu'en sera-t-il après ?
De nos regards émerveillés ?
Par une si triste réalité
Toutes ces places vides laissées

Chacun émotionnellement touché à sa manière
Dans ses tripes et d'autres dans leur chair
A présent, ce souffle révolutionnaire
Contre des croyances aberrantes et délétères

Tandis que toute une patrie se larmoie
Des mécréants en rient et festoient
Quelle diablerie peut être cette foi ?
La liberté est avant tout un choix

Bien sûr qu'il pourra y avoir la peur
Ça ne peut que retourner le coeur
De tous ces fous voulant la terreur
Ne pas faire d'eux des vainqueurs

Une pensée pour ces victimes aux yeux clos
Un hymne qui se chantera bien plus fort, bien plus haut
Quelques jours seulement, en berne seront nos drapeaux
Mais flotteront toujours pour préserver nos idéaux

Comme autant de fleurs déposées
Comme autant de mots laissés
Comme autant de dessins esquissés
Comme autant de bougies allumées

Paris, quand le temps viendra
Paris, tu te relèveras
Paris, de nouveau tu t'illumineras
Paris, avec tant d'émotions dans la voix

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Juste profiter du temps

26 Octobre 2015, 10:17am

Publié par bibun

Juste profiter du temps

Un même univers
Presque complémentaire
Juste profiter du temps

De nos rires
Sans te sourire
Juste profiter du temps

Aimer ta présence
Le manque de ton absence
Juste profiter du temps

Le plaisir d'échanger
Sans rien t'avouer
Juste profiter du temps

A quelques pas
Sans être avec toi
Juste profiter du temps

Te comprendre
Ne rien attendre
Juste profiter du temps

Un petit texto
Retenir mes mots
Juste profiter du temps

L'envie de t'entendre
Ne rien en attendre
Juste profiter du temps

Viendra le temps
Ce pire moment
Notre éloignement

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Ce vide

19 Octobre 2015, 09:48am

Publié par bibun

Ce vide

Ce vide dans le corps
Vivant et mort
Nul oxymore
Plus de folklore

Petite musique
Si mélancolique
Devenue cyclique
Ma dose d'arsenic

Glisser doucement
Tout est différent
Même le temps
Beaucoup trop bruyant

Ni tristesse
Ni allégresse
Aucune faiblesse
Plus que l'ivresse

L'agonie de l'envie
Putain d'insomnies
Se sentir en sursis
Quand est-ce que ça fini ?

Encore une journée
Un lever, un coucher
Sourires automatisés
Tout va passer ?

Chercher quoi faire
Ne pas se complaire
Ni se satisfaire
Quelle issue salutaire ?

Comment est-ce que je vais ?
C'est tellement désuet
Plus personne ne se connait
On ne veut pas de la vérité

Continuer à marcher
Sans cesse errer
Pas d'endroit où se poser
Nulle raison de rester

C'est bientôt l'heure
Le tic tac du coeur
Sans aucune peur
Ma pelle de fossoyeur

Tellement rieuse
Voire orgueilleuse
Faux de faucheuse
Fièrement racoleuse

Ce vide dans le corps
Vivant et mort
Nul oxymore
Plus de folklore

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Lettre d'automne

22 Septembre 2015, 19:12pm

Publié par bibun

Je t'écris cette lettre d'automne
Qui se soulève et tourbillonne
Peu à peu le temps la chiffonne
Se meurt la pensée de cette personne

Lettre à une adresse inconnue
T'est t-elle juste parvenue ?
Des mots qui resteront méconnus
Si seulement, pourrais-tu...

Une lettre égarée dans le temps
Espérer, mais jusqu'à quand ?
Le vide est tellement blessant
Et le silence si assourdissant

Des bagages bientôt prêts
Quelques affaires à ranger
Une dernière lettre attristée
Ne plus avoir de raisons de rester

Rendre à la vie son hasard
Arriverons-nous à nous revoir
Raccommoder une vieille histoire
Peut-être un jour, peut-être un soir

Je t'écris ma dernière lettre d'automne
Qui doucement se soulève et tourbillonne
Brouillonne, peu à peu le temps la chiffonne
Les pensées se meurent quand il n'y a plus cette personne

Lettre d'automne

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Ces tranches de vie

22 Septembre 2015, 09:11am

Publié par bibun

Ces tranches de vie

Se rappeler certaines tranches de vie
Ce manège dans la mémoire qui donne le tournis
Le pire ombrage bien souvent les instants bénis
Ces brûlures au fer rouge qui nous ont meurtri

Papillon de nuit attiré par la lumière
Virevoltant autour de ce réverbère
A la fois fascinante et si éphémère
Mourant aux premières lueurs de l'astre solaire

On peut mordre la poussière
La face couchée par terre
N'avoir rien pu y faire
Tombe vide dans le cimetière

Quelle est cette musique au fond du couloir ?
Le klaxon tonitruant d'un corbillard
Des yeux clos sur un visage blafard
S'écoute les condoléances des salopards

Violence subliminale
Puis, le choc frontal
Mots au pouvoir létal
Issue parfois fatale

Regarder s'effondrer les dominos
inimaginables dommages collatéraux
La tempête révèle le portrait des loyaux
De ceux qui te maintiennent la tête sous l'eau

Peu importe que l'on ne soit responsable de rien
Il faut quand même alimenter les potins
C'est mieux quand il y a du sang sur les mains
Ça choque moins de haïr que d'aimer son prochain

En soi, il y a ce code génétique primal
Exprimer soudainement son côté bestial
Frénésie par la fièvre de la rage animale
Devenir proie sous le joug de la cabale

Certaines tranches de vie
Des événements sans merci
Ces récoltes que l'on subit
Ce terrible prix d'avoir été trahi

On peut rester impuissant devant l'adversité
Tapis de cendre d'une vie entièrement brûlée
C'est dans le néant que l'espoir peut ressusciter
Car plus rien n'aura la possibilité d'être enlevé

On apprend continuellement de ses déboires
Comprendre la définition des sens contradictoires
Pourront se conter alors d’innombrables histoires
D'un papillon de nuit survivant au-delà du soir

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