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Bulle de mots le blog de bibun

Articles avec #textes

Juste dire

19 Septembre 2017, 14:47pm

Publié par bibun

Juste vouloir dire...
 
Des sentiments que l'on souhaiterait tant offrir, mais les mots ne veulent pas sortir sans pouvoir exprimer ce que l'on peut ressentir, comme si certaines choses ne pouvaient se traduire.
 
Ce n'est même pas mentir, ni même se l'interdire, juste l'impression que les sons restent prisonniers, tout ce que l'on voudrait confier, conter, murmurer... s'en trouvaient enchainés.
 
Ces moments sont une réalité, difficile pourtant de devoir y être confronté, où ces mots se sont absentés nous rendant muet, pétrifié, terrifié... pour tout ce que l'on aurait pu apporter, témoigner ou encore soulager...
 
Des désirs inavoués, une présence qui vient à manquer devenant impossible à combler, des déclarations qui ne veulent pas s'envoler, des je t'aime au creux que l'oreille que la peur rend difficile à prononcer, des regrets que l'on souhaiterait tant s'amender et prendre conscience de ce qui peut nous échapper...
 
Il existe un mot pour toute chose avec lesquelles écrire les plus belles proses, pourtant il existe toujours ce que l'on ne peut exprimer, cette association qui semble à chaque fois échouer avec trop de mots en ordre dispersés, éparpillés, que rien n'arrive à lier et finissent par se diluer, puis s'oublier.
 
Alors tout ce que je ressens, mes mots ne peuvent te le dire, laisse mes gestes te les décrire, mes mains te les écrire et mon regard te les traduire, afin que les plus tendres émotions puissent t'envahir, te faire frémir... pour que chacun des mots que je voulais te dire ne puissent jamais être amenés à mourir.

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Sous ce ciel étoilé

17 Septembre 2017, 16:31pm

Publié par bibun

Là où je voudrais t'emmener, des endroits encore ensommeillés que tes yeux n'ont pu te montrer, parce qu'il n'y avait pas les mots pour les réveiller, les animer, les exprimer...
 
C'est un peu comme l'amour que l'on peut ressentir, ce que l'on a pu acquérir, ce que l'on a pu se dire, qui donne à notre coeur cet élan, ce qui fait de nous des courtisans, des amants qui ont fait naître ce désir ardant, brûlant, frissonnant...
 
Alors si ces endroits tu souhaites les partager, les histoires et les légendes je te conterais, que tes yeux puissent s'émerveiller de ces lieux où que ton regard pourra se poser.
 
A la nuit tombée, il y aura ce ciel étoilé qui viendra nous border lorsque le sommeil viendra à nous gagner, quand les nos paupières amoureusement viendront à tomber, lorsque les mots deviendront trop lourds à prononcer...
 
Il sera alors temps de nous rapprocher, sentir la chaleur de nos corps nous réchauffer pour que puisse se confondre nos songes dans nos bras enlacés.
 
Si ces endroits tu veuilles les contempler, si mes mots tu veuilles les écouter, si ces gestes tu veuilles les effleurer, si...
 
Alors il serait peut-être temps d'y aller, je laisse ma main à ta portée pour que ce temps puisse être profitable, admirable, interminable...
 
N'ayons pas d'hésitation, de questions, allons au gré de l'inspiration par notre seule imagination, vers les plus belles destinations...
 
Viens, je t'attends, il est l'heure à présent, alors guette moi à l'horizon avant que le temps ait épuisé toutes les saisons.

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Pourtant, je suis confiant

6 Juin 2016, 19:56pm

Publié par bibun

Pourtant, je suis confiant

Je t'accompagne sur ce chemin sombre, transpirant la tristesse et le désespoir.

Pourtant je suis confiant.

Je suis auprès de toi, d'un même pas sur cette route où la terre finira par se dérober.

Pourtant, je suis confiant.

Je suis à tes côtés sur le seuil de cet immense vide. Devant cet horizon renfermant cet apaisant silence.

Pourtant, je suis confiant.

Je regarde avec toi, cette plénitude. Ce repos auquel on songe parfois sans pouvoir le dire.

Pourtant, je suis confiant.

Je sais qu'il y a ce fusible que l'on peut faire sauter et ce petit pas qu'on parviendrait aisément à franchir.

Pourtant, je suis confiant.

J'observe ton regard qui convoite ce lointain et ces paupières qui rêvent seulement au sommeil.

Pourtant, je suis confiant.

J'écoute le sillon de tes larmes qui ne réussissent pas à s'empêcher de rouler sur tes joues. J'écoute cette douleur qui ne cesse de te consumer de l'intérieur suppliant de l'abréger.

Pourtant, je suis confiant.

Je reste là, sans bouger. Cet ultime face à face où le regard suffit à lui-même. Sans jugement, avant que nos routes se séparent, parce que ce n'est pas mon heure.

Pourtant, je suis confiant.

Je soutiens ton regard épuisé et je te souris. Où je peux observer ce même sourire qui se partage en retour.

Pourtant, je suis confiant.

Je romps le silence et m'incline pour ces choix qui imposeront le respect. En ce jour qui n'existe plus vraiment. En cet instant j'ai juste envie de te confier : Ce sourire qui a pris naissance dans le néant, au travers d'une émotion qui te semblait tellement résignée. N'y en a-t-il pas d'autres à vivre ? N'existe-t-il vraiment plus rien à vivre ?

Pourtant, je suis confiant.

Je ne te dirais jamais que tout ira pour le mieux. Que tout s'arrangera. Que tu ne seras pas jugé sur tes pensées ou tes choix. Que cela ne reviendra pas. Mais n'y a-t-il vraiment plus rien à vivre ? Pas même encore un sourire ?

Pourtant, je suis confiant.

C'est le moment de m'en aller. Cette fois si tu le souhaites, à ton tour tu peux m'accompagner. Une longue route pour parler. Te dévêtir de ce qui est resté trop longtemps prisonnier. Cet hôte funeste qu'il faut laisser s'évader.

Parce que je suis confiant.

Je ne te dirais jamais qu'il ne reviendra pas. Dans un autre temps, un autre endroit. Pour l'heure souris-moi. Encore une fois. Encore plein de fois. C'est pas mon heure. Ce n'est pas non plus ton heure. Notre temps viendra. Peut-être demain. Peut-être un petit peu plus loin. Dans un lointain peut-être, ça c'est certain. Après tout on s'en fout.

Parce que je suis confiant.

Le plus important, ce n'est pas l'heure. Ce n'est pas la peur. On s'en fout d'ailleurs. C'est juste savourer chaque instant du meilleur.

Parce que je suis juste confiant.

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Dites à ma rose...

28 Mars 2016, 19:10pm

Publié par bibun

A la nuit tombée, j'aime regarder la planète perdue dans la voie lactée à laquelle j'appartenais et me suis trop éloigné.

Parfois le manque vient à me posséder, mais ne pas savoir comment rentrer, juste espérer que mes terres je pourrai encore les fouler.

Quand le monde commence à sommeiller, que tout bruit vient à se disperser, il m'arrive d'entendre ma rose chanter et m'appeler.

Une complainte qui se fait écho uniquement dans l'obscurité, tristesse d'avoir été abandonnée, à qui je ne cesse de penser.


Il y a ces cris qui n'ont pas suffisamment de portée, où il ne reste que les souhaits à formuler, qu'elle sache que je ne l'ai pas oubliée.

Impensable réalité, aux étoiles continuer à murmurer pour qu'elles m'offrent à nouveau ces ailes pour pouvoir voler, revenir sur mes pas qui se sont égarés.

Dites à ma rose de ne pas s'inquiéter, que chaque soir je continue à lui parler, même si je sais que mes paroles ne lui parviendront peut-être jamais.


Dites à ma rose de ne pas s'inquiéter, qu'elle puisse conserver sa luminosité, comme un phare dans l'obscurité qui saura me guider.

Dites à ma rose que l'on finira par se retrouver, afin qu'elle ne perde jamais cet éclat si particulier qui lui donne toute sa beauté.

Dites à ma rose qu'il ne se passe pas un seul instant qui puisse s'écouler sans que sa présence et son parfum viennent à me manquer.

Dites à ma rose qu'on aura encore du temps à partager, à chaque matin observer le soleil se lever et à chaque soir, nos plus belles histoires pouvoir se les conter.

Dites le à ma rose s'il vous plait, pour que chacune de nos voix associées s'élèvent jusque dans le ciel étoilé, pour que mon message finisse par lui raisonner et puisse l'écouter.

Ma planète j'aimerai un jour pouvoir te la montrer, j'aimerai... Là où les silences peuvent être choyés, là où les mots ont quelque chose de sacré et qu'ils peuvent même se toucher.

Ma planète j'aimerai un jour pouvoir te la montrer, j'aimerai... Là où ma rose y est enracinée, gardienne des souvenirs que l'on peut lui confier, ma rose que je voudrais te présenter.

Ma planète j'aimerai un jour pouvoir te la montrer, j'aimerai... De mon retour ma rose doit commencer à s'impatienter en laissant son regard s'égarer dans la voie lactée.

Ma planète j'aimerai un jour pouvoir te la montrer, j'aimerai... A attendre que mes ailes veuillent bien pousser et se déployer pour que je puisse enfin m'envoler, vers celle que j'ai trop longtemps quitté.

Il est des liens que mêmes les années ne parviendraient pas à élimer, quand il existe encore un lendemain même lointain à espérer.

Il est peut-être seulement... Il est peut-être simplement enfin l'heure de rentrer. Ressusciter ce jour où nous nous sommes quittés.

Chacun de nous aurons probablement bien changés par le poids de ces si nombreux calendriers qui se seront effeuillés.

Il y aura cette terre que je vais retrouver au prix d'une autre qui devra être abandonnée, tant d'histoires à te raconter.

Il existera toujours une part d'ombre dans tout ce que l'on fait, des conséquences dans la formulation de chacun de nos souhaits.

Parce que derrière les plus louables attentes, il y aura toujours des regrets, mais le plus important c'est de jamais rien oublier.

 

Dites à ma rose...

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Je ne te dirais pas

17 Janvier 2016, 09:15am

Publié par bibun

Je ne te dirais pas

Je peux comprendre l'euphorie. Je peux comprendre la parole jusqu'à perdre souffle. Je peux comprendre la colère sourde ainsi que le silence. Je peux comprendre de perdre pied, de trébucher, la peur ou encore le mal être qu'on ne partage pas, afin de préserver les autres jusqu'à s'éloigner d'eux. Je peux comprendre les longues marches solitaires sans savoir où l'on va, loin de toute agitation, le seul endroit où la pensée parvient à s'exprimer. D'abord frémissante avant qu'une ébullition d'idées apparaisse et parte dans tous les sens. Je peux comprendre la fuite, courir jusqu'à épuisement, finir ventre à terre avec le visage respirant la poussière. Puis finalement s'apercevoir que cette fuite que l'on pensait si lointaine n'a toujours été que du sur place.

Je peux comprendre l'envie d'avancer seul par la perte de confiance aux autres, par l'absence de quelqu'un qui ne reviendra jamais, où la seule pensée consume de l'intérieur. A cause des personnes qui te jugent sans te connaître, parce que c'est plus facile d'avoir un bouc émissaire pour ne pas se regarder en face. S'éloigner de toutes les langues de pute qui ne parlent que des absents, des soirées inondées par la foule où l'on ne sent pas à sa place, où chacun se retrouve seul sans parler à quiconque, si ce n'est s'évader avec son smart... Avancer seul pour mieux se retrouver en fuyant l'hypocrisie à laquelle on ne souhaite plus accorder de valeur.

Par contre, jamais je ne comprendrais ce que tu ressens au fond de toi. Je n'ai pas envie de te dire que je comprends tes douleurs, parce qu'elles sont propre à chacun. Peu importe les similitudes au fond, c'est pas ce qu'on souhaite entendre, même en me glissant dans tes chaussures, tes souvenirs ne seront jamais les miens, tes émotions jamais les miennes...

Je pourrais seulement imaginer par mes expériences, différentes des tiennes. On a tous notre ombre qui nous suit, plus sombre pour certains que pour d'autres, parce que nous sommes confrontés par toutes sortes d'événements tout au long de notre parcours, des pertes sévères, des maladies qui nous dévorent, des échecs cruels, des fosses dans lesquelles il peut nous arriver de tomber, tellement profondes qu'une part de soi peut être amenée à mourir avant de parvenir à en sortir.

Je pourrais te raconter des histoires bien pires de personnes qu'il m'aura été donné de croiser, mais tu n'auras pas envie de les entendre, parce que ça n'enlèvera pas pour autant la douleur qui est là. Il te faudra seulement marcher. Marcher encore. Marcher plus loin et bien au-delà.

Plus d'une fois on te promettra que laisser le temps faire, ça aura la possibilité de tout guérir... Le temps ne guérit absolument rien... Il te permet seulement d'accepter ta douleur et de continuer avec, car elle est dans l'ombre qui accompagne chacun de tes pas.

Je ne désire pas te raconter de conneries, te dire que tout finira par s'arranger, mais que l'espoir néanmoins te donnera le courage de déplacer les montagnes. Qu'il pourra faire renaître les sourires pour masquer tes larmes ainsi que des rires pour couvrir tes maux.

La vie continuera, différemment, un autre regard sur tout ce que l'on pensait savoir voir. Une vie beaucoup plus sélective pour n'en conserver que les belles rencontres, des échanges ainsi que du partage de véritables valeurs et plus superficielles. Ces rencontres riches, de croiser des personnes qui ne te diront jamais je te comprends, mais qui s'imagineront simplement, laissant à chacun de raconter sa propre histoire, avec ses ressentis ainsi que ses émotions... Alors se comprendra seulement le même langage.

Parlons de demain, même s'il n'existe pas, sans juger qui que soit... partageons encore ces moments là et foutons nous de ce que l'on en pensera.

Vivons d'espoir même si tout est peint en noir, parce que ça fera toujours chier les charognards.

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