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Bulle de mots le blog de bibun

Les mille pétales

30 Novembre 2014, 14:35pm

Publié par bibun

Sept qui ne doivent faire qu'un
C'est seulement sur le chemin
Il n'y a pas de trois fois rien
Des couleurs ainsi que des parfums
On s'égare dans des passés lointains
Où se cristallisent les chagrins

Un, deux, trois...
C'est en nous, en toi, en moi
Quatre, cinq, six...
Il te faut signer l'armistice
Ne te manque que le chiffre sept
Chevalier, c'est ta plus grande quête

Tes pas qui soulèvent la terre
Au fil de l'eau de la rivière
Brûle un feu de prière
Caresse les courants d'air
Resplendissent les mots d'éther
Esprit qui devient alors plus clair

Les yeux ne le voit pas
C'est en nous, en toi, en moi
Ça va bien au-delà
Bien plus fort que la foi
L'arc en ciel te montre la voie
Que s'illumine le septième chakra

Assis-toi face au vent
Écoute, perçois et ressens
Cette voix du fond des âges
A l'ombre des arbres, le vieil homme sage
Les sept chiffres qui tutoient l'éternité
L'infini se révèle avec le premier et le dernier

Alignement de la terre jusqu'aux constellations
Découvre les mille pétales de l'élévation
La pensée est seulement méditation
S'éveille alors toujours l'inspiration
De ces couleurs en éprouves-tu les vibrations ?
Entends-tu ce doux tintement de carillon ?

Sept qui ne doivent faire qu'un
C'est seulement sur le chemin
Il n'y a pas de trois fois rien
Des couleurs ainsi que des parfums
On s'égare dans des passés lointains
Prends ma main que je te ramène à ton destin

Les mille pétales

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L'heure du zapping

28 Novembre 2014, 09:51am

Publié par bibun

On aime trop quand ça fait le buzz
Ces postures ou apparences douteuses
Se réjouir des situations scabreuses
Que se balancent les piques vénéneuses

On like dès que ça clash
Puisse-t-il y avoir du trash
Pour quoi pas un petit slash
Alors crépitent les flashs

On attend vivement l'heure du zapping
Voir les boloss sélectionnés au casting
Une petite vidéo de happy slapping
C'est beaucoup mieux qu'un happy ending

Tant que ça passe à la télé
C'est forcément de la réalité
On s'y colle, plus besoin de penser
On s'empiffre du déjà mâché

La vie de s'apprend pas avec la TNT
Il n'y aura jamais d'interactivité
Le monde se découvre hors du tout connecté
Il faut le vivre soi-même pour le savourer

L'heure du zapping

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Perceptible dans le vent

26 Novembre 2014, 10:20am

Publié par bibun

Courir dans les plaines d'éternité
Plénitude de paysages de toute beauté
Reste toujours un peu de sable sous les pieds
Que d'histoires que l'âge permet de raconter

Juste la crinière au vent
Sentir les embruns d'océan
Une autre terre, un autre temps
Le rugissement peut être puissant

Comme des fantômes à ses côtés
Comme des visages délaissés
Comme il est bon de se les rappeler
Comme il est difficile d'oublier

C'est perceptible dans le vent
Toute une pléiade de sentiments
Toi aussi, est-ce que tu les entends ?
Alors c'est que tout est encore vivant

Être tellement épuisé de marcher
Ne plus sentir le sable sous les pieds
Étoiles ne cessant jamais de nous accompagner
Là bas au loin, ce royaume nullement oublié

Comme des fantômes à ses côtés
Comme des visages délaissés
Comme il est bon de se les rappeler
Comme il est difficile d'oublier

Virevoltent encore les échos dans cet immense palais
Ouvert aux quatre vent comme pour mieux respirer
Chaque point cardinal offre les terres d'éternité
Sol sacré où s'éparpille une bulle de verre brisée

Grimper au sommet de la montagne des légendes d'antan
Là où s'écoute toujours les voix des absents
Regarder assis vers le couchant crinière au vent
Puis se pousse simplement ce magistral rugissement

Comme des fantômes à ses côtés
Comme des visages délaissés
Comme il est bon de se les rappeler
Comme il est difficile d'oublier

Perceptible dans le vent

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L'entends-tu ?

21 Novembre 2014, 21:46pm

Publié par bibun

Je suis seul sous ce vaste ciel étoilé
Je lève le nez afin de les contempler
Les vois-tu aussi de ton pays d'éternité ?
Des pensées que j'aimerai encore te révéler

Pégase à qui je songe parfois
Voeu que je formule tout bas
Parvenir à chevaucher vers toi
Profiter de nous une dernière fois

Galoper sans véritable destination
Juste parcourir les constellations
Ombre et lumière en parfaite communion
Écuyers stellaire d'une ultime union

Ce fut cette si douce nuit
Une mort et une vie
S'improvise les homélies
Le silence dans chaque insomnie

Je ne prononce plus ton nom
Ça ne soulève aucune question
Je m'arrange avec ma raison
Vagabonde alors l'inspiration

Il m'arrive quelquefois de te parler
Une pensée que le souffle laisse échapper
L'entends-tu dans tes terres d'éternité ?
Ombre et lumière chacun de leur côté

Je suis seul sous ce ciel étincelant
Je te cherche toujours dans le firmament
Sache que... tu me manques cruellement
Sache que... tu me manques infiniment

Tellement paisible peut être la nuit
A la voie lactée sans cesse je souris
Toi ma lumière qui brille à l'infini
Veilles-tu encore sur l'ombre que je suis ?

Dans le sombre je cherche ta clarté
Soir après soir je continue de veiller
Quand la fatigue m'aura totalement épuisé
Alors je sais que je rêverai d'éternité

L'entends-tu ?

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De nos regards d'enfant

11 Novembre 2014, 08:18am

Publié par bibun

Il manquait parfois cet élan
Prendre le recul suffisant
Courir seulement en y pensant
Que s'envole mon cerf-volant

Je regardais vers le ciel
Rien ne semblait artificiel
Vaste monde qui émerveille
Croire en un destin providentiel

C'est dans tous les yeux d'enfant
Que se distingue les rêves dormants
On s'imagine prince charmant
Ou être ce héros bienveillant

A la lune vouloir lui confier
Mes plus petits et grands secrets
Une échelle pour pouvoir m'y hisser
Et sur son croissant m'y allonger

Je navigue dans mon ballon imaginaire flottant
Debout dans la nacelle voguant au gré du vent
Observer le minuscule les yeux brillants
Bulle de mots qui s'illumine au soleil couchant

Petit on croit aux dragons, aux fées ou aux chimères
On partage tout ce que l'on possède, même l'éphémère
Gestes simples qui nous paraissent tellement ordinaires
Où la différence de l'autre reste infiniment secondaire

Nos rêves peu à peu se brisent en grandissant
On s'y éloigne bien souvent même inconsciemment
Quand gronde l'orage et s'abat le mauvais temps
Mais subsiste toujours en nous un regard d'enfant

Partir et sentir ses pas si légers
Peut-être par les ailes déployées
Je m'en retourne à ce croissant délaissé
Yeux qui se ferment, je m'endors épuisé

De nos regards d'enfant

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